Israël : leçons incorrectes
(Source: Figaro)
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07 Juillet 2006 à 16:08 dans
- Général
(Source: Figaro)
La politique étrangère de la Suisse, commence à devenir pour le moins embarrassante. A la limite, si nos autorités étaient, par exemple, franchement hostiles à Israël, les choses seraient au moins claires, mais ce n’est pas du tout le cas. Cette hostilité, en effet, tout en étant bien présente, se drape du voile de l’innocence, de la vertu et de déclarations aussi grandioses que creuses. Aujourd’hui, dans le contexte de la situation internationale (Iran-Corée du Nord) ces déclarations sont grotesques.
Pourquoi souligner ce contraste entre la réalité géopolitique du monde d’aujourd’hui et la bulle d’irréalisme dans laquelle se déploie notre politique étrangère? Parce que la Corée du Nord tirait 7 missiles hier, peu après que la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats eut exprimé son indignation «devant la situation catastrophique en Palestine». Comment ne pas se demander si les politiciens suisses vivent encore sur terre? Non pas que la situation dramatique des Palestiniens doive être ignorée. Mais elle doit au moins être mise en perspective. La politique consiste à prendre une vue générale de la situation du monde. Or, derrière les 7 missiles coréens, il y a un gouvernement qui affame sa population depuis des dizaines d’années et qui pousse les Nord-Coréens à essayer de passer en Chine pour tenter de trouver quelque chose à manger. Quelle a été la réaction de la Suisse à cette tragédie qui dépasse de loin tout ce que les Palestiniens ont connu? Eh bien, d’organiser une visite à Pyongyang pour que Micheline Calmy-Rey puisse lancer ce qui lui tient tant à cœur: un dialogue, un échange, quelque pont verbal entre un régime, quel qu’il soit, et Berne. Et puis la DDC, comme au Vietnam, a mis au point un programme d’aide humanitaire afin «d’atténuer les conséquences de la sécheresse, des inondations et des problèmes structurels», en fournissant à PyongYang, des… lapins . Qui a osé, à la DDC, décrire les horreurs perpétrées par ce régime stalinien, comme des problèmes structurels? Dans quel abîme d’illettrisme politique faut-il être tombé pour décrire ainsi ces horreurs? En tout cas, si trois millions de morts par famine (selon un rapport des Nations Unies) sont un problème structurel n’ayant rien à voir avec les droits de l’homme (aucune mention n’en est faite par le DFAE), alors la crise palestinienne est une bagatelle. Il faudrait que le DFAE reçoive quelques cours en histoire et en politique, mais donnés par qui?
On voit déjà venir le jour où, après le tir réussi d’un missile nucléaire par PyongYang faisant des centaines de milliers de morts, le DFAE, scandalisé, dénoncera une grave violation des droits de l’homme... à moins que, craignant pour les petits lapins offerts à Kim Jong-il, il n’ose le faire. Cela ne nous surprendrait pas outre mesure. A tout cela est venu s’ajouter, hier, cette terrible nouvelle. En cinq ans, la CIA aurait fait atterrir 58 de ses avions en Europe. Quelle horreur! Dès lors, le Parlement européen veut prolonger l’enquête menée par Dick Marty, car «une certaine dynamique de la vérité a été générée». Une «dynamique de la vérité». Quelle perle! Quel succès dans la diffusion de la langue de bois! Même les Européens, dont on dit qu’ils sont si cultivés, s’y mettent eux aussi.
Ces lignes sont écrites dans un journal économique et quelques remarques à ce sujet sont de mise. Pour l’instant, il ne semble pas que notre politique étrangère ait eu une incidence négative sur nos relations commerciales, même si l’on peut soupçonner que l’initiative prise par la Suisse pour libéraliser nos échanges avec les Etats-Unis n’a peut-être pas seulement buté seulement sur la question des produits agricoles. Quoi qu’il soit, à invoquer sans cesse les droits de l’homme à propos du conflit israélo-palestinien sans jamais mettre ce conflit en perspective, à pointer en direction de Guantanamo comme s’il s’agissait d’un Goulag, alors que nous n’avons jamais rien entendu sur les Goulags soviétique hier et chinois aujourd’hui, à nous draper dans notre propre vertu pour condamner la moindre faute commise par les Américains dans un monde qui, avec les tirs de missiles nord-coréens et le programme nucléaire iranien, est en train de devenir de plus en plus dangereux, nous allons donner l’image d’un pays qui vit sur Mars. Une telle réputation ne va peut-être pas vraiment nous nuire, mais une chose est sûre: elle ne va pas non plus aider à développer nos échanges commerciaux (vitaux pour notre économie) sauf, éventuellement, avec la Corée du Nord, si elle se met à produire des petits lapins en chocolat
(Source: Jan Marejko, Agefi)
Assez répandu en Italie, en France et en Belgique, le car-jacking est un phénomène pour l’instant occasionnel en terre helvétique. Dans le canton de Vaud, un premier cas s’est produit en 2002 du côté de Founex, suivi en 2004 de cinq cas – dont deux tentatives avortées – puis de deux tentatives en 2005. Et rien à signaler pour le début de l’année 2006. A Genève, on compte 5 à 8 cas par année, avec un pic de 10 en 2003. Les agressions, rares au centre ville, ont plutôt lieu dans des endroits isolés, lorsque le conducteur rentre chez lui. Vaud et Genève sont les cantons les plus concernés, mais de nombreux Suisses sont touchés dans la région de Lyon où des cellules policières spécialisées s’activent (Suite...)
(Source: TCS)
Amir Moradi et Olivier Pifferini, politologues, soulignent que la prostitution a fortement augmenté à Genève avec l'Accord de libre circulation, et estiment qu'une loi devrait y répondre. Depuis le début des années 1990, le marché genevois de la prostitution n'a cessé de croître, et ce de façon exponentielle. Durant les années 1990 à 2000, le nombre de prostituées en activité a environ doublé, de 277 prostituées à 516. Entre 2000 et 2005, ce nombre a de nouveau doublé pour atteindre un chiffre d'environ 1177 prostituées, et cela en cinq ans seulement. De plus, depuis le début de l'année 2006, on comptabilise déjà 166 nouvelles prostituées. (Lire la suite)
(Source: Le Temps, «Prostitution & bilatérales: le marché du sexe à Genève face à la libre circulation des personnes en Europe», Amir Moradi et Olivier Pifferini, Université de Genève, 2006)
Malgré des mesures de contrôle sanitaire des salon de massage dans certains cantons, force est de constater une certaine hyprocrisie dans ce débat. Quelles seraient les chances d'une initiative visant à l'interdiction totale de cette profession? La défense des femmes et des conditions inhumaines de travail ne devrait être le monopole de la Gauche.
La stratégie actuelle d’assainissement des finances fédérales ne suffira pas à terme. Forte de cet avis, la majorité bourgeoise du Conseil national a adopté, par 89 voix contre 77, une motion invitant le gouvernement à engager rapidement des réformes structurelles.
Selon l’auteur du texte, le conseiller aux Etats Hans Lauri (UDC/BE), ces réformes devront porter principalement sur les domaines des transports, du social, de la formation et de l’agriculture. Elles devront tendre à limiter, «dans la mesure du possible», l’augmentation des dépenses budgétées au renchérissement escompté. Cette motion, soutenue par le Conseil fédéral, a donné lieu mercredi pour la énième fois à un duel entre la gauche et la droite sur la politique la plus appropriée pour consolider les finances de la Confédération. A quelques exceptions près, le camp bourgeois a ainsi applaudi des deux mains, jugeant qu’il faut poursuivre l’effort. (ATS)
Grace à l'UDC, on passe enfin aux actes, et non aux reformettes cosmétiques.
Les partisans d’un droit d’asile illimité déclenchent une campagne médiatique ample et bien orchestrée en vue de la votation de cet automne sur la révision de la loi sur l’asile. Il ne se passe guère de jour sans qu’une nouvelle opposition ne se manifeste pour brandir le spectre de traitements dégradants, de renvois inhumains et de procédures impitoyables. Ces sombres prophéties émanent des milieux de gauche, mais des personnalités et des partis de droite y joignent aussi occasionnellement leur voix, dénonçant une loi qu’ils estiment indigne de notre tradition humanitaire.
Il n’est pas sûr que ces arguments convainquent facilement les citoyens qui voient chaque jour comment des filières d’immigration et de trafics divers exploitent les failles de notre droit d’asile. Il y a quatre ans, une initiative de l’UDC n’a été rejetée que d’extrême justesse. La révision sur laquelle nous voterons le 24 septembre a été conçue par les parlementaires comme un contre-projet modéré. Mais l’objectif reste le même: accélérer et améliorer les procédures afin d’éviter les abus qui décrédibilisent aujourd’hui notre droit d’asile et qui nuisent, en fin de compte, aux personnes qui ont des raisons valables de se réfugier chez nous.
Parmi les aspects contestés par les opposants figurent, notamment, la non-entrée en matière pour les requérants qui ne présentent aucun papier d’identité, la brièveté des délais de recours en cas de décision négative, la suppression de l’aide sociale dès le moment où le renvoi est exécutoire, ou encore certaines possibilités de détention.
La Confédération veut se réserver le droit de ne pas entrer en matière sur les demandes de requérants qui se présentent sans papier d’identité, sachant qu’il s’agit souvent d’un stratagème pour éviter un renvoi. Mais des exceptions sont expressément prévues lorsque des motifs vraisemblables peuvent expliquer l’absence de papiers, et les personnes réellement persécutées ne seront donc pas exclues de la procédure d’asile, comme on l’entend dire. La fixation de délais de recours brefs – mais pas impossibles à tenir – participe d’une stratégie générale visant à accélérer les procédures. La stratégie de certains requérants et de ceux qui les conseillent consiste à faire traîner les dossiers jusqu’au moment où ils pourront dénoncer l’inhumanité d’un renvoi. Mais les demandeurs d’asile sincères n’auront aucun mal à se plier à ces exigences et ne se plaindront pas d’être rapidement fixés sur leur sort. Quant à ceux qui ont été déboutés et qui ont épuisé leurs possibilités de recours, il paraît normal de leur faire quitter la Suisse si l’on veut que l’Etat de droit mérite encore son nom. Il serait choquant d’accorder à ces personnes une aide sociale qui leur permettrait de continuer à vivre durablement chez nous. En revanche, l’aide d’urgence, soit 21 francs par jour, est toujours accordée. Elle est financée par la Confédération sous la forme de montants forfaitaires accordés aux cantons, charge à ces derniers de procéder aux renvois dans des délais raisonnables.
Les modifications législatives dont il est question ici ne modifient pas les conditions de fond permettant l’octroi de l’asile mais concernent uniquement les procédures. Ces modifications sont nécessaires car un droit dur mais juste vaut mieux qu’un laisser-aller général qui suscite souvent un durcissement encore plus sévère.
(Source: Agefi)
Hier, Credit Suisse était accusé par deux ONG, «Greenpeace» et la «Déclaration de Berne», de «complicité» de violation des droits de l’homme et de pollution de l’environnement dans le secteur des matières premières. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail de ces accusations. Relevons seulement qu’elles ont été rejetées par Credit Suisse qui a, en outre, estimé que ce rapport était une tentative des ONG d’élargir la sphère de responsabilité des banques. Pauvres banquiers, est-on tenté de dire, déjà qu’ils frôlent la schizophrénie puisqu’ils doivent à la fois obtenir la confiance de leurs clients tout en étant prêts à les dénoncer pour blanchiment d’argent! Et maintenant, ils doivent en outre s’assurer que les crédits qu’ils mettent à disposition de certaines industries (Total en Birmanie - Glencore en Colombie, dans le cas présent) ne soutiennent pas des activités contraires aux droits de l’homme ou au respect de l’environnement. Comment obtenir une telle assurance sans encourir des dépenses encore plus élevées que celles liées au blanchiment?
On dira que les banques ont tout avantage à pratiquer ce respect. Certes, mais une telle pratique est beaucoup plus difficile au niveau des flux financiers que dans d’autres secteurs d’activité. Par exemple, Lafarge s’enorgueillit d’avoir répondu aux exigences du WWF en réduisant considérablement les énormes émissions de CO2 découlant de la fabrication du ciment, au point que cette compagnie peut se réclamer du logo du WWF. Mais une chose est de réduire de telles émissions, autre chose est de s’assurer que les flux financiers qu’une banque alimente ne servent pas des buts contraires aux droits de l’homme et de l’environnement. Après tout, ne faudrait-il pas s’attaquer directement aux industries coupables de ne pas respecter ces droits, plutôt qu’aux constructions financières sur lesquelles elles s’appuient?
Enfin, dernière critique. Quelle est la légitimité des ONG? Elles n’ont pas été élues démocratiquement. Elles sont loin d’être soumises à des exigences comparables à celles des banques (même si elles jouissent d’une accréditation auprès de l’ONU). Bref, elles sont éminemment critiquables. Faut-il pour autant les critiquer? Et peut-on, sur la base de cette critique, rejeter leurs accusations? Est-ce parce qu’elles prétendent être au service de la société civile, du bien commun, voire de la survie de la planète, qu’il faut les placer au-dessus de tout soupçon? La réponse à cette dernière question est évidemment négative. Les ONG sont des organisations créées et gérées par des êtres humains, non des anges. Elles peuvent se tromper, voire exercer des influences négatives. Sont-elles le symptôme d’un déficit démocratique? Peut-être... Reste que les ONG sont devenues, sur la scène nationale ou internationale, des acteurs pour l’instant incontournables.
(Source: Agefi)
Les membres de la famille fournissent entre 70 et 80% des soins donnés aux aînés. Et cette solidarité doit être mieux reconnue. C'est ce que demande la Commission fédérale de coordination pour les questions familiales (COFF), sur la base d'une étude présentée mercredi. La discussion se concentre principalement sur les «jeunes familles», souligne la COFF dans l'étude en question, intitulée «Soigner, garder et payer». Mais on oublie souvent que les familles plus âgées fournissent également des prestations importantes pour la société: soins apportés aux proches, garde des petits-enfants mais aussi donations et héritages .
Les milieux politiques devraient donc soutenir plus systématiquement les familles, recommande la COFF. Il s'agit en particulier d'examiner la possibilité de les indemniser par des allocations familiales ou des avantages fiscaux, comme le fait déjà le canton de Fribourg.
D'un côté, les soins apportés aux personnes âgées coûtent toujours plus cher, et de l'autre, des sommes importantes sont léguées à une poignée d'héritiers seulement. Pour cette raison, la COFF souhaite une discussion au niveau national autour de l'impôt sur la succession.
Les jeunes rentiers quant à eux devraient être davantage incités à s'engager dans le bénévolat. Et pour éviter l'isolement des personnes âgées, il faudrait promouvoir des modèles d'habitat favorisant le brassage des différents groupes d'âge. (lire la suite)
(Source: Swissinfo)
Le revenu librement disponible est le principal critère financier entrant dans le choix d'un lieu de résidence. Les économistes du Credit Suisse l'ont calculé pour de très nombreux types de ménages hypothétiques dans les quelque 2 900 communes que compte la Suisse en considérant non seulement la charge fiscale, mais aussi une multitude de facteurs de revenu et de dépenses liés au lieu de résidence. En raison d'un fédéralisme financier marqué et de structures de marché différentes, les revenus de transfert, les prélèvements obligatoires, les frais de logement et les frais accessoires des ménages varient selon la commune de domicile. Se traduisant par des différences considérables en termes de revenu disponible, cette situation a donné naissance à une vive concurrence entre collectivités territoriales.
Dans ce classement (disponible ici), seuls deux cantons romands, le Jura et le Valais, figurent au-dessus de la moyenne nationale. Quant au canton de Vaud, il ne devance que Genève, Bâle-Ville et Bâle Campagne.
(Source: Credit Suisse)
Les coûts de l'assurance maladie de base ont dépassé pour la première fois la barre des 20 milliards de francs en 2005.
En un an, la facture a augmenté d'un milliard supplémentaire, soit la hausse la plus forte depuis dix ans.
Jamais la progression en chiffres absolus n'avait été aussi forte que l'année dernière, a indiqué mardi l'association faîtière des assureurs maladie, santésuisse.
La croissance des coûts par assuré de 5,6% enregistrée en 2005 a dépassé la hausse moyenne de 5,4% qui prévaut depuis 1998. Le taux le plus faible avait été enregistré en 2002 avec 3,6% de hausse. (lire la suite)
(Source: Swissinfo)