Un nouveau job pour Samuel Schmid - Co-pilote d'hélicoptère
-
30 Septembre 2008 à 18:27 dans
- Général

En cas de démission de Samuel Schmid, sa candidature serait une «aubaine», a déclaré samedi Toni Brunner à la Radio alémanique DRS. Quoi qu'il en soit l'UDC ne se laissera pas imposer ses candidats.
L'armée suisse est aujourd'hui pratiquement sans commandement et le Département de la défense n'est plus dirigé, a critiqué le président de l'UDC. Mais Samuel Schmid est libre de sa décision et Toni Brunner pense qu'il va rester «encore un petit moment».
L'UDC est disposée à donner davantage de moyens à l'armée si elle se consacre à nouveau pleinement à sa mission de défense et si elle corrige ses erreurs, s'agissant notamment des engagements à l'étranger. L'UDC a refusé le programme d'armement parce qu'elle estime qu'une pause est nécessaire.
Si Samuel Schmid se retire, Toni Brunner est d'avis qu'une candidature de Christoph Blocher serait «une aubaine». Le Zurichois pourrait remettre de l'orde au Département fédérals de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Il y a plusieurs candidats valables, mais aux yeux du président de l'UDC, Blocher serait le meilleur. En tous cas, la question de savoir si Christoph Blocher doit viser encore une fois le Conseil fédéral se pose sérieusement. Le groupe UDC va en discuter mardi prochain.
L'UDC entend revenir au Conseil fédéral, mais sans se faire imposer des candidats. Toni Brunner espère que plusieurs sièges gouvernementaux seront à repourvoir en même temps car cela laisserait une plus grande marge de manoeuvre. L'UDC revendique toujours deux sièges au Conseil fédéral. Le collège actuel est pratiquement incapable de gouverner, selon le président de l'UDC qui a par ailleur dit espérer le prochain retour de Hans-Rudolf Merz. (20min)
La polémique actuelle sur un retour de CB au conseil fédéral est particulièrement amusante car les médias anti-UDC ne savent plus si c'est du lard ou du cochon. Ce plan, orchestré par la direction de l'UDC, est admirable car il met les autres partis devant leur propre contradiction (pas facile de psalmodier la concordance sans le plus grand parti de Suisse). Personne ne veut vraiment du DDPS car la réforme de l'armée reste un débat complexe et personne ne veut s'enfermer dans ce département pas très glamour. Proposer CB pour remplaçer Samuel Schmid a le mérite de poser clairement la question du pourquoi de l'inégibilité de CB...par rapport aux nullités siégeant actuellement au conseil fédéral.Laissons les autres partis mijoter dans leur jus et attendons la suite...Chose certaine, le parti radical sera dans la panade pour tenter de garder ses deux conseillers fédéraux.
Par Martin Killias, Professeur de criminologie à l'Université de Zürich
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008
La population est toujours plus préoccupée, depuis une dizaine d'années, par la situation de la sécurité dans les villes notamment. Contrairement à certaines idées reçues, ce phénomène n'est pas indépendant de la criminalité «réelle».
Il est triste de voir comment certaines élites du PSS peinent à prendre au sérieux les membres de base et les habitants des quartiers où se concentrent les problèmes d'insécurité. Il est difficile aussi de comprendre les Jeunesses socialistes, qui semblent oublier qu'une grande partie de la violence dans les rues se dirige contre des jeunes - dont la sécurité s'est dégradée plus que pour les autres classes d'âge depuis vingt ans. Certes, les conclusions à tirer des réalités sont nécessairement de nature politique. Mais les faits sont têtus - les nier serait faire le jeu de ceux qui souhaitent contrer le PSS sur d'autres plans, tels la sécurité sociale et l'environnement. Le véritable enjeu pour le PSS, c'est de retrouver un discours plus proche de la réalité sur la sécurité, afin de se renforcer et de mieux pouvoir défendre ses positions dans ses domaines d'action essentiels. Pour le moment, le programme «anti-répression» qui est opposé au papier du Comité directeur du PSS brille largement par le rejet de toute intervention étatique. Il s'inspire du même esprit néolibéral que la gauche a plutôt pour habitude de combattre avec acharnement dans d'autres domaines.
Pour lire l'article complet, cliquez ICI
Les dix soldats tués dans une embuscade ont attiré l’attention sur l’engagement des troupes françaises en Afghanistan. L’opposition réclame le retrait rapide de ces troupes. La majorité se félicite que la France soit présente sur ce théâtre d’opérations. Mais les Français sont incapables de saisir les raisons de ces attitudes.
Les socialistes semblent découvrir la présence de soldats là-bas. Ils ont l’air d’avoir oublié que c’est le gouvernement Jospin qui les y a envoyés.
Ce qu’il faut souligner en premier lieu est l’ignorance des réalités afghanes telles qu’elles sont décrites dans la presse notamment, phénomène dû à la réserve dont on doit faire preuve à l’égard de l’islam dont nous avons en France plus de six millions de fidèles, y compris un certain nombre d’extrémistes. Malheureusement, dès lors que, dans l’analyse d’un conflit, on évite soigneusement d’en étudier la cause majeure, on se condamne à l’erreur et à l’échec.
Première constatation : 95 % des Afghans sont extrêmement arriérés. Ils en sont encore au premier siècle de l’Hégire (autrement dire aux VIIe/VIIIe siècles après Jésus-Christ), imprégnés d’un islam rigoriste et vivant chaque minute de leur existence dans l’observance de la charia. Pour le peuple afghan, le mal absolu, c’est le chrétien et de façon générale l’Occident.
Deuxième constatation : l’Afghanistan était un pays prospère et verdoyant aux temps de la civilisation gréco-bouddhiste. On doit, d’ailleurs, à la science française la découverte et l’étude des vestiges de cette brillante civilisation anéantie par l’islam imposé par les invasions arabo-musulmanes qui ont transformé l’Afghanistan en désert. Une cabane en terre séchée, les femmes entièrement recouvertes de la burqa et traitées comme du bétail, les hommes et leurs fusils, combattants le matin, cultivateurs de pavot l’après-midi – aussi bien est-il impossible de distinguer les talibans de la population civile –, les ânes qui braient dans les villages, une absence complète d’hygiène. C’est le haut Moyen Âge. En comparaison, l’Irak est un pays riche et moderne.
Troisième constatation : le relief de l’Afghanistan très accidenté, surtout à l’est, à la frontière avec le Pakistan, et un climat très rude – les 40° l’été sont courants – servent admirablement la guérilla.
Quatrième constatation et la principale : la guerre en Afghanistan est alimentée par le Pakistan. Déjà au temps de la présence soviétique, les moudjaidines avaient leurs bases au Pakistan. Les ethnies de part et d’autre de la frontière, notamment les Pachtounes, ignorent totalement les limites territoriales de la colonisation européenne. C’est le cas aujourd’hui plus que jamais, le Pakistan fournissant à la guérilla afghane 80 % de ses effectifs et la totalité de son armement et de son intendance. Ainsi – stupéfiant paradoxe – Islamabad avec ses puissants services secrets – l’Inter Service Secret, l’ISS –, l’un des principaux bénéficiaires de l’aide américaine à travers le monde, mène par talibans interposés une guerre contre ceux-là mêmes qui lui donnent chaque année des milliards de dollars pour lutter contre l’extrémisme islamiste !
Ben Laden lui-même est probablement domicilié dans la région montagneuse de Quetta à l’ombre d’un sommet de 3 500 m, de facto protégé par les champions du double jeu que sont les Pakistanais.
Ceci étant, nous sommes aujourd’hui en présence de deux hypothèses :
1. Si l’Afghanistan est finalement abandonné à son sort, ce que firent les Soviétiques en 1989 après avoir reconnu leur échec, nous aurons un bloc islamique fanatiquement anti-occidental allant d’Islamabad à Beyrouth, en passant par l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien. Le tout dirigé, en tout cas inspiré, par Al-Qaïda dont les ramifications mondiales sont de plus en plus agissantes, y compris en Algérie – avant de l’être en France (où, je le rappelle, l’islam est la deuxième religion, grâce à une immigration massive encouragée par les pouvoirs publics depuis plus de 30 ans). Tous, l’Iranien Ahmadinejad en tête, ayant pour premier objectif l’anéantissement d’Israël, par la bombe atomique de préférence. Sans doute, dans un tel cas, la riposte serait foudroyante, mais le pouvoir islamique s’en moque. Quelques millions de victimes seraient autant de martyrs qui auraient la chance inouïe d’être accueillis au paradis par Allah, le tout-puissant et le miséricordieux. N’oublions pas que les candidats kamikazes sont tellement nombreux qu’il faut les inscrire sur des listes d’attente ! Dans ce redoutable affrontement, c’est là une dissymétrie qui n’est pas en faveur de l’Occident qui n’accepte la guerre, la France en particulier, qu’à la condition qu’il n’y ait pas de pertes dans ses rangs.
2. Deuxième hypothèse, contrer par les armes la poussée islamiste. Mais alors il faut se préparer à une présence militaire occidentale en Afghanistan, ainsi d’ailleurs qu’en Irak, pendant des décennies, c’est-à-dire à une sorte de colonisation. La facture serait tellement lourde et durable que j’ai quelques doutes sur cette hypothèse-là. Je crains que la première soit la bonne, si j’ose dire ! (source:Lambert Christian, Les4vérités)
Le conflit en Géorgie, qui menace un oléoduc stratégique acheminant des hydrocarbures de la mer Caspienne, n'a pour l'heure pas constitué un frein à la baisse des prix pétroliers: le baril a perdu près de 40 dollars en un mois et touché mardi matin le seuil de 110 dollars.Malgré la menace potentielle sur les approvisionnements que constitue le conflit, le prix du baril de brut est descendu jusqu'à 110 dollars à Londres, une première depuis fin avril et 112,48 dollars à New York.
Bien que la Géorgie ne produise pas de pétrole, elle a été choisie par les "majors" occidentales comme voie de passage pour acheminer les hydrocarbures de la mer Caspienne: l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui aboutit au port méditerranéen de Ceyhan, en Turquie, transite par ce petit pays pro-occidental. D'une capacité de transport maximale d'1,2 million de barils par jour, ce pipeline, dont la construction a coûté pas moins de 3 milliards de dollars, a été inauguré en 2006.
L'aviation russe a bombardé cet oléoduc, ont affirmé mardi les autorités géorgiennes. Le commandement russe a réagi en affirmant que l'oléoduc BTC "n'est pas une cible" de l'armée russe, tandis que BP, qui opère le pipeline, a dit ne pas être au courant d'une telle attaque. La situation peut donc sembler paradoxale: les prix continuent de baisser alors qu'une infrastructure transportant plus d'1% de l'offre mondiale de brut semble directement menacée.
Une série d'éléments explique néanmoins l'apparente indifférence du marché pétrolier."L'oléoduc ne fonctionne pas de toute façon en ce moment, parce que les Kurdes l'ont fait exploser en territoire turc", a rappelé Nathalia Leshchenko, analyste du cabinet indépendant Global Insight. Depuis qu'il a été touché le 5 août par un incendie provoqué par une explosion sur un tronçon situé dans l'est de la Turquie, l'oléoduc est fermé pour quinze jours. (Source: Le Point).
Cet aprovisionement strategique explique aussi pourquoi Bush soutient tant le pseudo-démocrate géorgien qui manie si bien la langue des américains (il travaillait avant pour un cabinet d'avocat aux USA). Egalement, on peut comprendre l'irritation des russes face l'extension de l'OTAN, utilisée comme alibi energetique. Il faut rappeler que Bush également est très copain avec le dictateur président du Khazakstan, grand founisseur en gas et pétrole, sans que les droits de l'homme ne l'inquiètent. Les remontrances américaines contre les russes font aussi rigoler quand on se rappelle les injonctions états-uniènes contre les pays qui oseraient juger des soldats américains après les tortures dans les prisons secretes. Ces dernières avaient d'ailleurs été avalisée (dixit Dick Marti) lors d'un meeting secret de l'OTAN. Dans ces conditions, il est exclu que la Suisse rentre d'avantage dans l'OTAN, via l'alibi du PfP (Partnership for Peace).


