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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Verts et Socialistes – Les vrais ennemis de l’agriculture Suisse

Les débats sur l’agriculture ne correspondent généralement pas aux schémas gauche-droite usuels. Le Conseil national qui a entamé hier l’examen de la politique agricole 2011 n’a pas failli à la règle. «C’est le monde à l’envers, s’est exclamée Doris Leuthard. La gauche et les Verts défendent les vertus de la concurrence alors que la droite réclame des mesures étatiques». Sans illusions, la cheffe du Département de l’économie s’apprête à avaler quelques pilules amères. La majorité bourgeoise a commencé hier à freiner le rythme des réformes imposé à l’agriculture. Elle devrait persévérer aujourd’hui sur cette voie en maintenant les aides à la production fromagère et en renforçant l’enveloppe financière à disposition de l’agriculture pour la période 2008-2011.

Bio-fermiers contre fermiers bios:

La majorité bourgeoise est également parvenue à assouplir les règles de production biologique. A l’avenir, la désignation bio pourra s’appliquer même à des exploitations qui ne pratiquent la culture bio que sur une partie de leur production. Là aussi il n’y a pas de divergence avec le Conseil des Etats. (AGEFI)

Il est piquant de constater que les Socialistes et les Verts, grands pourfendeurs de la malbouffe, n’éprouvent aucun probleme à « flinguer » l’agriculture Suisse au profit de produits étrangers (par ex : augmentation des quotas sur les patates) qui pourtant voyagent en camion, et non pas à la charue solaire. Comme le rappelait hier soir le candidat francais de Chasse Peche et Traditions, le paysan est le vrai producteur bio car il adapte quotidiennement ses methodes de production à son environement. Il se distingue particulièrement d’un autre animal, la taupe ecologiste de 68, qui finance l’ecologie par un assomoir de taxes. Oui à une agriculture Suisse de proximité en cohabitation avec l’environement !


Shareholders of the world, unite!

If you have to fail, best to fail as the boss of a big US corporation. This week, Bob Nardelli left Home Depot shareholders holding shares worth somewhat less than when he arrived six years ago, but he has walked away with a severance package worth $210m. Mediocrities everywhere will be cursing their choice of career.

Admittedly, it is not easy to find the right mix of incentives for executives. A miserly pay package will attract weak candidates. A package that does not reward success will invite bureaucratic box-ticking. Poorly designed executive compensation can also encourage excessive risk-taking, short-sightedness, or even fraud. Executive pay is a difficult business.

Lire la suite sur:http://www.ft.com/cms/s/7a6cf20e-9d2a-11db-8ec6-0000779e2340.html

(Source: FT)

Voila un bon article du FT autrement instructif que les banalités anti-capitalistes vehiculées par nos medias romands.


La liberté économique a toujours le vent en poupe

La Suisse fait toujours partie des pays les plus libres au monde. Selon le dernier indice de liberté économique du Fraser Institute, elle se situe même au premier rang européen, derrière Hong Kong et Singapour, ex aequo avec les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Bien sûr, cette position de pointe doit être relativisée. Il s’agit davantage d’une nuance que d’une réelle avance. Seul 0,3 point sur une échelle de un à dix sépare la Suisse du Luxembourg, en neuvième position. Là où un pays est le plus fort, l’autre l’est un peu moins, et inversement. Il n’y a que les deux cités-Etats asiatiques qui se démarquent clairement, sans être irréprochables pour autant.

Ce classement se reflète également dans le rapport de la Banque mondiale sur le cadre légal et réglementaire des affaires: Singapour, Hong Kong, les pays anglo-saxons, les pays scandinaves et la Suisse se situent, là aussi, loin devant les Etats providence embourbés dans le collectivisme le plus obsolète, comme la France, l’Italie ou l’Allemagne. La liberté économique, de tout temps et en tout lieu, demeure ainsi une mesure de la prospérité. Aucun pays libre n’est pauvre. Par contre, les pays réprimés affichent un revenu par habitant en moyenne dix fois moins élevé que celui des pays libres. Et l’espérance de vie ne s’y monte qu’à 55 ans, contre 77,8 ans dans les pays libres.

L’un des reproches les plus absurdes adressés à l’indice de liberté économique est qu’il n’accorderait pas d’importance aux droits politiques et donc sous-estimerait l’importance de la démocratie. Or, la démocratie politique ne peut guère être assimilée à la liberté. Hong Kong et Singapour, en particulier, offrent une liberté politique supérieure à celle de l’Inde, par exemple, qui pratique certes le rite mécanique du suffrage universel, mais dont l’Etat corrompu et démesuré viole encore systématiquement les droits individuels. Or, c’est bien la protection des droits de propriété qui est déterminante. Placer un bout de papier dans une urne toutes les x années n’a jamais nourri personne. Ni garanti sa liberté de choix.

De ce point de vue, la Suisse a certainement encore du chemin à entreprendre. Elle pèche particulièrement dans le protectionnisme agricole, la conscription militaire obligatoire, le poids de la réglementation et l’ampleur croissante des dépenses étatiques de transferts liées à la dépendance sociale. Mais la liberté économique contient également des leçons pour la politique: sa valeur réside en effet dans la possibilité d’expérimenter, de trouver les meilleures solutions et d’abandonner celles qui échouent pour en transférer les ressources vers des usages plus productifs. Il n’en va pas autrement de la concurrence institutionnelle que se livrent les Etats. D’où l’importance du rôle disruptif de la Suisse dans les efforts de centralisation fiscale de l’Union européenne. La liberté est à ce prix.

(Source: Agefi)


Is recycling utter rubbish?

Do you ever wonder why people recycle old newspapers? To save precious trees, you might think. But trees are a renewable resource, if grown in managed forests and replanted as quickly as they are cut down. Transporting old newspapers to recycling plants, on the other hand, uses up non-renewable fossil fuel. So is it conceivable that recycling newspapers does more harm than good?

Inside the vast Aylesford Newsprint recycling plant on the banks of the River Medway in Kent, doubts such as these feel like heresy. Here, one in seven of Britain's newspapers and magazines, totalling 500,000 tonnes of paper a year, are deposited by the UK waste industry and, instead of being dumped, are turned back into newsprint that is sold to newspaper publishers in Britain and continental Europe.

On arriving at the plant, the newspapers are pulped with water and chemicals, then soap is added to lift the inks. After being screened for staples, bits of plastic and other unwanted materials, the pulp is fed into one of two giant, thundering paper machines, the fastest of which spews out clean, fresh newsprint at speeds of up to 60mph.

It is an impressive sight. This plant alone, though by no means Europe's largest, supplies 1 per cent of the world's newsprint, all of it from recycled product. But this is not a philanthropic operation run by a bunch of tree-huggers - it is a strictly commercial venture exploiting a cheap and plentiful resource to make a profit. So how can we be sure it is doing the environment good?

In Britain, many householders believe that, on a practical, day-to-day basis, recycling old newspapers and packaging materials is the single most important thing they can do help the environment. That is hardly surprising: throwing stuff away, after all, seems such a waste. Yet things are rarely so simple. And sure enough, the world of recycling is riddled with myths and paradoxes.

Myth number one is that household recycling is vital to prevent resource depletion. In fact, of the materials we recycle - paper, glass, steel, aluminium and plastic - most are in no danger of running out in the foreseeable future. Paper, as already noted, comes from a renewable resource and glass is made from sand, one of the most abundant materials on earth. Aluminium and iron are the world's two most abundant metals, together making up 14 per cent of the earth's crust.

Admittedly, the raw material for plastic is oil, and the era of cheap oil may well be over. But if we are now entering an era of expensive oil, vast deposits previously thought to have been too costly to develop will become economically recoverable.

More important, though, is that recycling household waste makes little difference to resource depletion because the quantities involved are too small. Most raw materials go not into our homes but into construction, manufacturing, engineering, shipbuilding, aerospace, defence and the automotive industry; into the building of cities, ports, factories, machines, aircraft, bridges and trains; and into the supplies consumed by offices, shops, hotels, restaurants, government buildings, hospitals and schools. So the sort of recycling that makes a difference occurs outside the home, not in it.

Consider, for example, the steel industry. British households recycled 150,000 to 170,000 tonnes of food and drink cans last year, according to industry estimates. It sounds a lot, yet it accounted for barely 2 per cent of the total ferrous scrap recycled in the UK, the rest coming from sources such as demolition, manufacturing waste and end-of-life vehicles. "The vast majority of recycled steel comes from commerce and industry because that is where steel is used," says John May, manager of Corus Steel Packaging Recycling, Britain's biggest buyer of recycled steel cans. "Compared with the millions of tonnes of steel recycled each year in the UK, the amount derived from the household dustbin is tiny."

Myth number two is that we face a crisis over where to put our growing mountains of household rubbish. Facetiously, one could point out that, since most of what we consume comes out of the ground, there must be more than enough room for our residual waste to go back in. But, even accepting that the holes are not always in the right places, there is still plenty of quarrying going on in Britain, creating large, ugly excavations that beg to be filled.

As in myth number one, however, a more important consideration is that household rubbish is only a very small part of the problem. One statistic you rarely hear is that household rubbish accounts for less than a tenth of the waste produced in Britain. The rest comes from industry, commerce, construction, demolition, mining, quarrying and agriculture.

To be fair, a lot of the non-domestic waste is recycled rather than dumped: the steel industry, for example achieves a recycling rate as high as 70 per cent. So household waste accounts for about 20 per cent of the rubbish going to landfill. Still, a simple calculation shows that even if householders managed to recycle as much as half their rubbish instead of a quarter as at present, the total amount of waste going to landfill in Britain would fall by only 5 per cent.

So if household recycling makes little difference either to resource depletion or the demand for landfill, why bother?

Well, every little helps. And one indisputable benefit of household recycling is that, by involving people personally in the effort to reduce waste, it greatly increases their environmental awareness.

But most scientists now believe climate change is by far the most serious environmental threat facing the human race. So the value of recycling lies, above all, in the extent to which it reduces emissions of carbon dioxide and other greenhouse gases.

It is here that the uncertainties start creeping in. When you think of all the energy consumed (and hence, carbon dioxide emitted) during the recycling process - householders driving their empty wine bottles to the bottle bank, lorries collecting the bottles and taking them to the recycling plant, the washing in hot water and the removal of labels, all before the reprocessing can even begin - it is plain that recycling has environmental costs as well as benefits.

One example: disposable nappies are widely assumed to be an environmental menace because of the enormous amount of waste they produce. But last year, the Environment Agency, a government body in charge of environmental protection in England and Wales, caused a stir by publishing a 209-page report showing that disposables were no worse for the planet than reusable cloth nappies that have to be laundered in hot water and detergent and then dried each time they are soiled.

Terry Coleman, the agency's strategic waste and resource manager, says the study took no account of the landfill space taken up by disposables "because I don't think there is a shortage of space across the UK, although there are local shortages". Instead, the study put the greatest emphasis on the emissions produced by the two nappy systems - largely during manufacturing for disposables and largely during laundering for reusables - "and the emissions were the same".

That sort of environmental cost/benefit analysis explains why, paradoxically, it can sometimes be better to incinerate waste than to recycle it. The Industry Council for Packaging and the Environment, which speaks for companies in the packaged goods industry, supports recycling of most materials. However, it points out that some waste materials - crisp packets, yoghurt pots, microwaveable meal trays and the like - are simply not worth recycling because it takes a disproportionate amount of energy to collect, clean and transport them. Far better to incinerate them in power-generating, energy-from-waste plants: that way, each unit of energy released from the waste creates an equivalent reduction in demand for electricity generated from fossil fuels.

Paper presents another paradox. "The argument as to whether you should recycle or burn paper has been going on for 25 years," says Professor Roland Clift of the Centre for Environmental Strategy at Surrey University. "The answer isn't simple. It depends on the background energy economy of the country where you're operating."

To understand why, you need to know two things: first, that incinerating paper, trees and other biofuels is seen as carbon neutral because living matter sucks up as much carbon dioxide from the air while it is growing as it emits when it is burned, and second, that the main newsprint producing countries of Europe (Sweden and Finland) use mainly non-fossil fuels for power generation.

So, as Clift explains, if you are in a country such as Britain where less coal is burned when the demand for energy falls, it makes sense to incinerate used paper in an energy-from-waste plant and import fresh paper from northern Europe, because less coal will get burned overall. "And so it turns out that the net effect is a reduction in carbon dioxide emissions."

Clift emphasises that he is speaking in broad terms: the economics of office paper, for example, work in favour of recycling, and he makes no judgment on the merits of the Aylesford Newsprint plant. The company addressed this very issue in 1998 when it published the results of an analysis it had commissioned showing that recycling at the plant was in most ways environmentally preferable to incineration with energy recovery.

Indeed, there are plenty of other cases where recycling makes environmental sense. A good example is aluminium, which requires vast amounts of electricity to refine from ore but only about 5 per cent as much energy to recycle. Or, more surprisingly: one of the recycling industry's little secrets is that a lot of the paper and plastic collected in Britain ends up in the Far East, notably China, because there is more demand for it there. As it goes back in shipping containers that were used to import manufactured goods and would otherwise have gone back empty, even this can benefit the environment.

As it happens, the Waste & Resources Action Programme, a government-funded body that tries to create markets for recycled materials, has just published a comprehensive review of the available research on recycling worldwide, concluding that most programmes, in most circumstances, create a net environmental gain.

The catch is, even by the best estimates of the Waste & Resources Action Programme, which presumably takes an optimistic view of such matters, all the recycling of packaging materials currently undertaken in the UK, by industry and commerce as well as by ordinary households, reduces greenhouse gas emissions by only 10m-15m tonnes a year - little more than a rounding error in the context of the UK's annual emissions of 660m tonnes, not to mention the millions more emitted in countries from which the UK imports manufactured goods.

So why are we so obsessed with recycling? More specifically, why have people been encouraged to believe that recycling is the most important thing they can do to help the environment?

Perhaps because recycling is a vote-winner. The wonderful thing about it is that it makes almost everyone involved feel better about themselves while requiring no one to make any real sacrifice. In fact, it arguably encourages consumer spending because the more goods people buy, the more they can virtuously recycle.

If, on the other hand, people really wanted to make an impact on greenhouse gas emissions, they would have to make big sacrifices - so big that it is hard to imagine any government having the courage to advocate them.

People's top priority, for example, would need to be a reduction in their consumption of goods. Recycling bits of packaging is as nothing compared with the vast savings in energy and resources that could be made if people bought fewer products. The biggest source of greenhouse gas emissions is the energy used to manufacture and deliver the goods that end up in our homes - furniture, kitchen equipment, televisions, toys, computers, clothes and food. You do not need to recycle if you do not buy anything in the first place.

The implications of lower consumption, however, hardly bear thinking about. True, we could be encouraged to spend more of our money on services and less on tangible goods. Even so, we would very likely be looking at the prospect of perpetual recession or worse - anathema to governments for which the annual rate of economic growth is a virility symbol.

So, apart from consuming less, what should you really be doing to help the environment? Assuming you have already done all the obvious things such as insulating the loft, turning down the central heating and banning the school run:

1. Never, ever, fly on an aircraft again. Air travel is enormously damaging in terms of climate change and any government that genuinely cared about the environment would be pricing people out of the skies with unbelievably high levels of taxation on air travel. As it is, aviation fuel is completely untaxed internationally and governments almost everywhere have encouraged the proliferation of cheap flights, making air travel more popular and more environmentally damaging than ever.

2 . Call on the government to ban incandescent light bulbs, which turn 90 per cent of the energy they consume into wasted heat. Instead, everyone would use the newer compact fluorescent lamps. Admittedly these are green in more ways than one, enveloping their unfortunate users in a ghastly green glare but the energy savings would be colossal - enough to shut down a power station or two.

3. Switch to a diet of ready meals and McDonald's. It takes much less energy to make a mass produced meal than to assemble all the ingredients at home and cook them yourself. It also produces less waste. If you can take yourself to a centralised meal distribution depot such as McDonald's, so much the better, as long as you leave the 4x4 in the garage and take the bus.

4. Speaking of gas-guzzlers, obviously you should trade in your 4x4 for a Toyota Prius. But even trading it in for an ordinary family saloon would save as much energy in a year as your household would save if it spent the next 400 years recycling glass bottles. Then again, if you care about climate change, what on earth are you doing driving at all?

5. Sell the second home. Just think how much environmental damage is done by the duplication of household goods. Even worse, just think of all the journeys that the second home generates. It is bad enough if you drive there and back each weekend but if you are using cheap flights - really, are you trying to destroy the planet single-handed?

6. Lower your standards of personal hygiene. Apart from the energy that goes into making the goods we buy, the next biggest source of energy consumption in the home is hot water. So, shower once a week at most and wash your clothes less often. If anyone complains about a funny smell, blame global emissions.

7. Forget, for a moment, the edict about cutting consumption and buy a whole new set of domestic appliances. Modern washing machines, dryers and dishwashers are much more energy-efficient than old ones and the environment will benefit in the long run, assuming you resist the temptation to fly-tip the old machines.

8. If you must buy any other manufactured product, make sure it comes from a country that uses renewable energy sources, such as Sweden, not fossil fuels, such as China. It must also be made out of renewable materials, such as wood, not non-renewables, such as plastic. In short: the only place you can shop is Ikea. ..TX 9 Consider joining the Voluntary Human Extinction Movement, a so-called deep ecology organisation that believes we should phase out the human race by voluntarily ceasing to breed. Then reject the idea. What, after all, is the point of saving the planet if there is no one left to enjoy it?10 Recycle if you like but do not kid yourself that it will make a lot of difference. The ugly truth is that saving the planet really will mean sacrifices, however much we may like to pretend otherwise. The old rule applies: no pain, no gain - for the environment, as for everything else.

Copyright The Financial Times Limited 2006


Nouveau recul du chômage en Suisse – la lanterne rouge toujours aux romands

Le chômage en Suisse continue à se résorber fortement, sous l’effet de la vigueur de la conjoncture. Le taux a diminué de 0,2 point à 3,1% en juin par rapport à mai, revenant à son niveau de novembre 2002. Il est probablement à son plus bas de l’année. Le rapport complet du SECO est disponible sur :http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.79191.html

(Source : ATS)

Tout irait bien si la Suisse romande ne récoltait pas, comme d’habitude, la palme de la lanterne rouge ! Par rapport à la moyenne nationale de 3.1%, les plus mauvais sont Genève avec 6.8%, Vaud avec 4.6%, Neuchâtel avec 3.9%, et le Jura avec 3.6%. Seul le Valais et Fribourg sauvent l’honneur avec 2.7% et 2.8% respectivement


Loi fédérale sur l’approvisionnement en électricité (LApEl): un projet juridiquement contestable et économiquement choquant

La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) a récemment mis en consultation un projet de modification légale visant à créer une société nationale, indépendante, qui serait à la fois propriétaire du réseau suisse de transport de courant à haute tension et chargée de l’exploiter. Alors que le projet du Conseil fédéral, adopté par le Conseil national, ne prévoit que la création d’une société indépendante pour l’exploitation du réseau, la Commission du Conseil des Etats veut aller plus loin et transférer la propriété du réseau à la nouvelle société indépendante.

A l’heure actuelle, ce sont les entreprises électriques suprarégionales qui sont propriétaires du réseau de transport. Leur actionnariat est majoritairement en mains des collectivités publiques (cantons et communes). Il serait proposé à ces actionnaires de recevoir une part de capital à hauteur de leur participation actuelle aux compagnies suprarégionales et des parts de ces dernières au réseau de transport de courant.

Ce projet, qui constitue concrètement une nationalisation des réseaux électriques, paraît difficilement compatible avec les principes constitutionnels de la garantie de la propriété et de la liberté de commerce. Un premier avis de droit, rendu en 2003, émettait déjà de grandes réserves à cet égard.

Financièrement, le projet part du principe que les actionnaires actuels accepteront sans indemnisation l’expropriation de leurs droits de propriété sur le réseau actuel. Cela n’est de loin pas prouvé vu des revenus qu’ils en tirent actuellement. L’indemnisation des actionnaires minoritaires privés actuels – suisses et étrangers – sera en outre indispensable et risque fort de trouver son épilogue devant les tribunaux.

Les cantons – plus particulièrement les cantons romands – devront comptabiliser des pertes de rentrées fiscales du fait du transfert à une société nationale basée, selon toute vraisemblance, en Suisse alémanique. En outre, ils subiront une perte d’influence puisqu’ils ne seraient que très minoritaires dans la nouvelle société. Lorsque l’on sait que la maîtrise du réseau à la frontière ouest de la Suisse est d’une importance capitale pour l’alimentation en électricité, non seulement de la région romande mais aussi de la Suisse (en vertu des contrats passés notamment avec les électriciens français), on doit nourrir quelques craintes puisque cette participation très minoritaire ne permettrait plus de garantir le développement de cette partie du réseau.

Constitutionnellement contestable et financièrement choquant, ce projet de nationalisation des réseaux de transport de courant électrique doit être purement et simplement refusé au profit de la solution du Conseil fédéral et du Conseil national : créer une société qui se consacrera à l’exploitation du réseau, la propriété demeurant en mains des sociétés actuelles.

(Source: Centre Patronal - Jean-Hugues Busslinger)


Les partenariats public-privé: potentiel et limites - une analyse du SECO

La volonté de généraliser les partenariats public-privé (PPP) à tous les domaines d'activité relevant de la compétence du secteur public est un sujet brûlant autant au plan national qu'international. Ces accords représentent de multiples coûts de transaction qui dépendent de nombreux facteurs et que l'État doit assumer. L'auteur estime que de tels accords de partenariat ne conviennent guère aux actifs dont les spécificités sont complexes, contrairement à d'autres plus simples. Il ne semble donc pas que les PPP de type «concession», impliquant le financement et la propriété d'infrastructures lourdes par le secteur privé sur de longues périodes, soit la forme la plus efficiente pour l'action publique. (lire la suite)

(Source: SECO)

On le voir bien dans les proposition sur l'approvionnement electrique, la possibilité de faire intervenir le privé dans les spheres de competence de l'Etat passe par une infrastructure cadre au main de l'Etat qui donne au privé les licences d'exploitation. Comme dans la possible reforme des CFF, on pourrait immaginer que l'infratructure soit confié à une entité indépendante, mais que des fournisseurs privé puissent operer des trains ou des services à bord sans l'aval des CFF. Même si l'étude pose les limites du PPP, la hausse des charges au seins des collectivités merite une approche basée sur la rentabilité que seul le privé peut faire.


L'évolution de la concurrence dans le commerce de détail suisse - Une analyse du SECO

Selon une analyse récente du SECO, la concurrence s'est nettement intensifiée sur le marché suisse avec l'arrivée de chaînes internationales de magasins. Auparavant, le commerce de détail était dominé par deux grands distributeurs, qui avaient encore renforcé leurs positions en procédant à de nouvelles acquisitions. Les auteurs cherchent à répondre aux questions suivantes: comment les responsables des achats des grands distributeurs et du commerce de détail jugent-ils cette nouvelle situation? Quelles stratégies envisagent-ils pour affronter l'intensification de la concurrence sur les prix? Quelles résistances la libre concurrence rencontre-t-elle dans le commerce de détail en Suisse? Pourquoi n'y a-t-il pas davantage d'importations parallèles alors même qu'elles seraient autorisées par la loi? En quoi le comportement des consommateurs influe-t-il sur la politique des prix? (voir l'article complet)

(Source: SECO)

Ce que l'analyse ne dit pas, c'est comment permettre au commerce de détail de créer des emplois et se différencier des grands magasins. La décision de Migros de se passer des dindes suisses pour acheter moins cher dans les pays de l'est est dramatique, mais elle souligne le besoin pour nos producteurs d'approcher leurs clients de manière nouvelle.

Le dernier numero de la vie economique est egalement disponible ici


Les aides agricoles restent importantes

Les subventions agricoles assurent-elles la qualité de l'environnement et le maintien de la population dans les zones rurales? Non. L'OCDE qui a publié ce mercredi son rapport 2005 sur la politique agricole est catégorique: elles sont inefficaces, notamment parce qu'elles stimulent l'exploitation des ressources naturelles et poussent au productivisme. «Il serait plus efficace d'encourager le développement rural à l'aide des mesures renforçant, par exemple, l'investissement dans les infrastructures, l'éducation et les services sociaux», avancent les auteurs du rapport.

Ainsi l'OCDE tord le cou à l'argument avancé par de nombreux pays pour justifier les subventions agricoles. L'organisation dénonce le fait que ses membres continuent à accorder de larges soutiens à leur agriculture. Couplés aux droits de douane à l'importation et aux autres mesures protectionnistes, ils créent de graves distorsions de la production et des marchés.
Pour 2005, les subventions se sont élevées à 225 milliards d'euros, soit 29% des revenus agricoles. Le rapport constate que malgré des réformes entamées dans quelques pays, le niveau de soutien est inchangé par rapport à 2004 et est à peine inférieur aux 30% en 2003. Il constate aussi que certains changements sont en cours en Europe et aux Etats-Unis qui réfléchissent aux mesures de soutien pour encourager la production de biocarburants.

Le niveau de subventions varie selon les pays. Comme les années précédentes, la Suisse reste la plus généreuse, avec 68% des revenus d'exploitation payés par l'Etat. L'OCDE note que, dans l'ensemble, l'agriculture suisse n'a pas beaucoup évolué ces dernières années malgré l'adoption des paiements directs qui ne sont plus liés à la superficie sous exploitation ou à la tête de bétail.

L'OCDE critique l'agriculture suisse - 1,3% du PIB et 4% de l'emploi - qui n'a pas diminué l'utilisation de pesticides contenant des nitrates et des phosphates alors que la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique a augmenté de 7% entre 2000 et 2003. Les auteurs ne font aucune référence au nouveau programme agricole 2007-2012 qui est actuellement en préparation et qui propose de fermer quelque peu le robinet.
Le rapport de l'OCDE tombe à point nommé. La libéralisation du commerce des produits agricoles fait l'objet de difficiles négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les pays émergents demandent aux pays riches de baisser les subventions et d'ouvrir leurs marchés. (Le Temps)

Et les perspectives d'un accord avec l'EU ne sont pas réjouissantes pour autant. Il faut arrêter de coincer le consomateur avec des droits de douane elevés. Seule une agriculture de qualité saura se vendre auprès des Suisses, les barrières tarifaires n'y changeront rien.


Plus de 2'000 véhicules à gaz naturel en Suisse

Coordonnées à l’échelle de la Suisse par la société gazmobile sa, la promotion des véhicules à gaz naturel et la densification du réseau de stations de remplissage a encore porté ses fruits en 2005. En l’espace d’une année, le nombre des véhicules propulsés au gaz naturel a augmenté de 1'250 à presque 2'000, ce cap étant déjà dépassé en janvier 2006. Dans le même temps, le réseau des stations de remplissage est passé de 50 à 61 unités. Le volume de gaz naturel et de biogaz distribué dans ces stations correspond à environ 3,5 millions de litres d’essence.

Pour son troisième exercice, la société gazmobile sa (Arlesheim BL) a enregistré de nouveaux succès, en coopération avec l’ASIG et la SSIGE, les sociétés de distribution de gaz naturel régionales et locales, les importateurs d’automobiles, les exploitants des stations-service et d’autres partenaires. A la fin 2005, 1'900 véhicules propulsés au gaz naturel (GNC) circulaient sur les routes de Suisse et du Liechtenstein. Fin janvier 2006, ils étaient déjà 2'075: 1'460 voitures de tourisme (+604 par rapport à 2004), 525 fourgonnettes et minibus (+214), 64 bus (+5) et 26 poids lourds (+7). Les marques les plus vendues sont Fiat, Opel et Volvo.
Selon une enquête représentative réalisée par Erdgas Ostschweiz AG, la moitié des Suisses pourraient envisager de passer au gaz naturel/biogaz carburant à l’achat de leur prochaine voiture.

Plus d’un tiers de biogaz
Les stations de remplissage ont distribué 2,4 millions de kilogrammes de gaz naturel et de biogaz, ce qui équivaut à 3,532 millions de litres d’essence. La proportion de biogaz s’est élevée à 37%. A la suite de la forte hausse du prix de l’essence et du diesel en 2005, le gaz naturel, calculé en litre équivalent essence, revenait jusqu’à 40% meilleur marché que l’essence et le biogaz même jusqu’à 50%.
On dénombrait fin, 2005, 61 stations-service proposant du gaz naturel et du biogaz. L’ouverture de 20 stations supplémentaires est planifiée en 2006. Le répertoire des stations de remplissage, constamment actualisé, peut être consulté sur le site
www.vehiculeagaz.ch, qui propose en outre un large éventail d’informations concernant les véhicules GNC.

Le dégrèvement fiscal se fait attendre
Les distributeurs suisses de gaz naturel se sont fixé pour objectif d’offrir au public un réseau d’une centaine de stations de remplissage d’ici à 2007. On table sur environ 30’000 véhicules GNC en Suisse en 2010. Une condition importante de cette montée en flèche est la réduction de l’impôt sur les huiles minérales grevant les carburants gazeux, initialement prévue pour le début de 2007. Le dossier ayant toutefois rencontré différents obstacles au niveau politique, le dégrèvement n’est pas attendu avant la mi-2007. Par ailleurs, plusieurs cantons ont étudié ou sont en train d’étudier la question de la réduction de l’impôt sur les véhicules à moteur frappant les véhicules respectueux de l’environnement. Enfin, nombre d’entreprises gazières locales encouragent l’achat de voitures à gaz naturel en accordant des subsides ou des bons de carburant.

Elargissement de l’offre de véhicules GNC
Actuellement, Citroën, Fiat, Mercedes-Benz, Opel, Peugeot, VW et Volvo proposent 14 voitures de tourisme GNC dans différentes catégories de prix. Côté utilitaires légers et poids lourds, Citroën, Fiat, Iveco, MAN, Mercedes-Benz, Opel et Peugeot présentent un éventail de 17 véhicules à la vente. VW et Opel ont annoncé de nouveaux modèles pour 2006.

En Suisse, le gaz naturel est utilisé comme carburant depuis bientôt 20 ans. La technique est sûre et tout à fait au point. Les véhicules GNC polluent entre 60 et 95% moins que les véhicules diesel ou à essence. Leurs émissions de CO2 sont jusqu’à 25% inférieures à celles des voitures à essence. En utilisant le biogaz, on parvient même à un bilan neutre du point de vue des émissions de CO2

(Source: www.erdgas.ch)