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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Euro-pe : On se marre !

Cette année, presque aucun pays de l’UE ne respectera le plafond de déficit budgétaire de 3% du PIB exigé par le Pacte de stabilité et de croissance. Quelques-uns d’entre eux connaîtront des déficits égaux ou supérieurs à 10%, en particulier l’Espagne (10%), le Royaume-Uni (14%) et l’Irlande (16%). La part de la dette allemande est déjà supérieure aux 60% du PIB fixés comme critère de stabilité lors de la création de la zone euro.

Les USA, l’épicentre de la crise, sont en mauvaise position. Le ratio dette publique/PIB aura grimpé de 73% en 2008 à 87% à la fin de l’année. Avec un déficit qui devrait atteindre 11% du PIB l’année prochaine, il est certain que ce ratio dépassera 100% en 2011. Le pays qui fut le symbole de la stabilité et de la puissance du capitalisme affiche maintenant une effrayante similarité avec les pays en développement qui ont été touchés par la crise de la dette au début des années 1980....

En Suisse, les dettes des pouvoirs publics n’ont représenté en 2008 que 41,3% du PIB (après avoir culminé à 55,1% en 2003), la valeur la plus basse depuis 1992!

Le franc suisse, reste donc une fois de plus une valeur sûre, bien plus que le dollar et l'euro qui sont surevalués par rapport à l'ampleur de leur dette. Leurs monnaies ne tiennent qu'au marchés des changes qui ne regardent plus les fondamentaux de la monnaie et qui préfèrent ignorer les réalités. Leur planches à billets tournent à coûts de milliards pour financer les nouveau "gosplans" écolo-miques version Obama. On cache l'ampleur des dettes au peuple, et on continue à foncer dans le mur. Jusqu'à quand? On ne peut pas indéfiniment jouer les crésus quand on est pauvre comme Job. A moins de faire du communisme et de rançonner ceux qui travaillent, bien sûr.
(ATS)


Certains parlementaires veulent participer à la mission européenne antipirates «Atalante» en Somalie, au mépris de la neutralité

(Source : ATS)
La Suisse devrait participer à la mission européenne antipirates «Atalante». Contrairement à son homologue de la politique extérieure, la commission de la politique de sécurité du National a soutenu mardi cet engagement par 15 voix contre 11. Pour la majorité, l'envoi de soldats suisses au large de la Somalie ne nécessite de modification de la loi sur l'armée immédiate. Par 16 voix contre 7, la commission a refusé d'entrer en matière, a indiqué son président Bruno Zuppiger (UDC/ZH).

Commentaire :

Cette décision préliminaire de la commission du National est consternante pour ceux qui veulent sauvegarder la neutralité de notre pays, et choquante car une fois  de plus le parlement veut forcer la main de la population sans lui demander son avis. En effet, le Département Fédéral de Justice et Police avait proposé de modifier la loi sur l’armée car la base constitutionnelle de « la défense des intérêts » du pays (souvent agitée comme un hochet par les internationalistes) n’était pas suffisante. Une modification de la loi sur l’armée (soumise au référendum facultatif) permet au peuple souverain d’avoir le dernier mot. Or en refusant d’entrer en matière, la commission du parlement préfère envoyer nos soldats garder des tankers commerciaux en amont du canal de Suez plutôt que de faire le tour de l’Afrique (plus coûteux mais faisable). La Commission se rend donc complice du syndrome déclaré au sein du DFAE qui pousse la Suisse à donner sans rien recevoir. Souhaitons que le parlement ait le dernier mot au plenum et rejettera cette proposition qui mine notre neutralité. Allons-nous par la suite aussi envoyer des troupes pour protéger les plantations de café de Nestlé dans les pays pauvres, ou les employés d’ABB en Lybie ?

Libre circulation avec la Roumanie et la Bulgarie - une histoire de gros sous qui ne nous concerne pas

Face aux déluge d'informations positives provenant des medias, qui tentent de vendre la bonne parole européenne, il faut quand même remettre les pendules à l'heure. 

En effet, alors les journalistes abreuvent la population d'informations économiques inexactes et passéistes concernant le développement économique miraculeux de la Roumanie et Bulgarie, et mélangent allégrement charité tiers-mondiste, menace de guillotine, et esprit humaniste paneuropéen, il faut quand même rappeler la situation actuelle, soit une crise économique mondiale majeure sans précédents. Comme le disait justement un ancien président français, ils n'ont pas le monopole du cœur. Dire non à une extension des accords bilatéraux à la Roumanie et Bulgarie est avant tout une question de logique économique et de patriotisme, face aux travailleurs suisses, qui contrairement à leurs voisins allemands, français, et italiens, ne font presque jamais grève. Ils faut les en remercier. 

Dans les faits, la crise mondiale de liquidité est passée par là, et a mis a genou les grands pays industrialisés (USA, GB, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie comprise), sans compter l'Islande quasi ruinée et l'Espagne également sévèrement touchée. On constate que si la situation est grave dans nos pays de l'Ouest qui ont malgré tout un réseau social pour aider les nouveaux pauvres (ex-classes moyennes), les pays de l'Est sont encore plus touchés. La Pologne par exemple paie le prix de ces prêts hypothécaires libellés en francs suisse alors que leur devise coule, la Hongrie est sinistrée avec des banques boivent le bouillon, et bien sûr la Roumanie et Bulgarie ne font pas exception. Ainsi, il n'y a que la NZZ qui révèle en date du 27 janvier, à la place d'un DFAE devenu aphone,  que l'Autriche prévoit de demander à ses voisins quasi ruinés de participer à un plan de relance économique pour perfuser ces deux pays. L'Autriche aurait semble-t-il déjà fournis des crédits à hauteur de 230 milliards d'Euros! Or dans la situation actuelle, de nombreux pays européens ont un urgent besoin de liquidités alors que leur comptes courants et leur recettes s'écroulent. Ainsi, ce n'est pas par hasard si les craintes d’un affaiblissement de la monnaie unique européenne ont atteint leur paroxysme le 14 janvier quand l’agence de notation Standard & Poor’s a baissé d’un cran le rating de la Grèce, à «A-», faisant naître la crainte qu’elle puisse même être exclue de la zone euro. L’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont également dans son collimateur. Dans le cas des grecques, elle a invoqué une perte de compétitivité provoquée par la crise financière mondiale (moins de liquidités = moins d'investissements et d'emploi). Pour les trois autres, les dettes gouvernementales élevées sont à l’origine du scepticisme de l’agence. En fait, cette année, les pays de la zone euro devraient dépasser les critères de stabilité de Maastricht, stipulant que le déficit public annuel ne passe pas au-delà de 3% du PIB et que la dette publique reste inférieure à 60% de celui-ci. Bref, l'euro ne vaudra bientôt plus grand-chose, ni le dollar non plus… 

Dans ce contexte économique dramatique qui en temps normal exigerait que le Conseil Fédéral reporte cette votation pour raisons d'incertitude économique (comme le vote sur la TVA/AI de Couchepin), on comprendra que l'électeur reste sceptique. On soulignera que contrairement aux propos rassurants d'Economiesuisse, le nombre de chômeurs dans les régions frontalières (Romandie, Bale et Tessin), est supérieur au taux de chômage moyen suisse. Genève (l'europhile Calvingrad) décroche même le pompon avec 5.9%, soit le double de la moyenne suisse. Nombreux sont ceux qui pensent qu'un filet social attractif en Suisse sera une aubaine pour ces européens (de l'est ou de l'ouest) dont le salaire moyen est d'à peine 2000 euros, et dont les perspectives professionnelles s'assombrissent. Bref, ce n'est pas le moment de pavoiser.  

Si la Roumanie et la Bulgarie intéressent tant les puissants leaders européens, ce n'est pas pour les Roms qu'ils ne verront jamais mendier dans leur palais de verre, mais plutôt pour signer de juteux contrats gaziers. En effet, l'Europe a pris le pari, avec les USA, de contourner la Russie pour s'approvisionner en gaz, fus-ce auprès de pays peu recommandables comme le Kazakhstan et le Turkménistan. Pour ce faire, un consortium européens prévoit de fiancer $10 milliards dans le pipeline Nabucco qui passera comme par hasard par la Géorgie et le Kosovo (les nouveaux amis de l'Europe), la Turquie, la Roumanie et Bulgarie. Le but est donc bien politique, car il s'agit d'accepter des pays archis corrompus pour assurer nos importations en gaz, sans égards pour la population Suisse. La Suisse diversifie suffisamment ses importations énergétiques pour réduire sa dépendance, et par conséquent n'est pas obligée de suivre la politique de l'UE. Quand on voit le roi d'Espagne défiler au coté d'un General Kadafi pour signer des contrats énergétiques, on ne peut constater que les droits de l'homme ne sont pas leur priorité. L'esprit "communautaire" n'est qu'un alibi fumeux pour détourner l'attention des vrais problèmes, et surtout d'empêcher de déboulonner des politiques européen pyromanes qui ne servent pas leur populations mais leurs propres intérêts mercantiles. Pensez-vous que si les français pouvaient voter, ils voteraient OUI?

Pour toutes ces raison, nous vous invitons à dire NON a l'extensions des accords bilatéraux. Des accords commerciaux déséquilibrés ne peuvent servir l'intérêt du pays. 


La Commission européenne coupe 220 millions d'Euros à Bulgarie pour corruption - le DFAE se tait

Comme annoncé en juillet, la commission a pour la première fois de son histoire sanctionné un pays membre pour corruption. Ainsi donc, elle a coupé 220 millions d'Euros de subventions à ce pays. La roumanie, aussi pointée du doigt a pour l'instant été épargnée. Jusqu'à quand?

Le plus pathétique dans tout cela est que cette nouvelle n'a paru que dans les brêves de l'ATS, mais pas une ligne dans les journeaux qui boivent le calice confédéral. Et pourant, pour une démocratie presque parfaite, le peuple n'aurait-il pas droit à avoir toutes les informations disponibles avant de se prononcer pour l'elargissement des accords bilatéraux 1? Il est vrai que le DFAE préfère ramener sa fraise pour chaque drame humain se produisant ailleurs, surtout s'il n'a rien à proposer.


Paris et Berlin relancent la croisade contre les paradis fiscaux

Profitant de la crise financière, la France et l'Allemagne veulent renforcer leur arsenal contre le secret bancaire. Menacée d'être mise sur la «liste noire», la Suisse se dit «zen». La crise financière a fait ressurgir la question des paradis fiscaux, qui sont accusés de soustraire des dizaines de milliards de francs aux impôts des pays développés. «On ne peut pas demander aux contribuables de mettre plus d'argent dans le système financier et en même temps laisser un certain nombre d'Etats [exercer une] concurrence non loyale», a déclaré le ministre français du Budget, Eric Woerth. Directement visés: le secret bancaire et la définition suisse de la fraude fiscale, qui protègent les étrangers disposant de fonds non déclarés dans les banques helvétiques. Dans un communiqué de quelques lignes, la Suisse a expliqué qu'elle n'avait «pas de raison de réagir» à ces attaques. «On est zen», assure-t-on au Département fédéral des finances. (Le Temps)

Secret bancaire – To be or not to be

Les dernières attaques de l'UE à l'OCDE sur fond de crise financière (ou plutôt son alibi!) sont un scandale car les taux fiscaux et le secret bancaire n'ont rien à voir avec la crise des subprimes. On constate une fois de plus que les grands pays taxateurs européens cherchent à tirer deux pigeons d'un coup. Face à cet exemple flagrant de mauvaise foi, il convient de réaffirmer notre attachement au principe de la responsabilité individuelle, et du devoir d’annonce volontaire auprès des autorités fiscales. Or dans le climat actuel, les partisans de l’égalitarisme fiscal (et bientôt du comportemental – ex. initiative anti-4X4, antifumée, taxes C02) se font les relais complaisants d’attaques en règles contre notre système bancaire.

Certes notre secret bancaire n’a pas toujours été parfait, et la récente loi fédérale contre le blanchiment d’argent (1998 - dix ans seulement) a permit de redorer le blason d’une industrie souvent accusée de négligence active pour cacher l’argent volé des potentats du tiers-monde. Dans ces cas là, le secret bancaire est depuis lors levé, même si de récentes décisions de justice étrangères de classer purement et simplement les millions volés aux contribuables par les mêmes politiciens européens corrompus minent de fait les efforts honnêtes de la Suisse (ex. fonds Bhutto, British Aerospace-Arabie Saoudite, Affaire des Frégates de Taiwan-Elf). On le voit bien, la raison d'état du plus fort est toujours la meilleure!

Le récent mea-culpa d’UBS aux Etats-Unis survenu après avoir activement aidé des contribuables américains aisés à frauder le IRS soulève également des questions éthiques que malheureusement certains dirigeants préfèrent esquiver, et pointer du doigt des lampistes rapidement licenciés. Mais combien de politiciens véreux européens ont planqué leur caisse noire en Suisse sans hurler au scandale!

Il faut également noter que les USA ont mieux réussi à faire chanter les banques suisses pour qu’elles signent un accord avec l’IRS (Qualified Intermediary) qui abolit presque de facto le secret bancaire pour les ressortissants américains. Certes, cet accord ne s’occupe pas du menu fretin et de sommes mineures, mais leur succès fait forcément  bouillir de jalousie les dirigeants européens. Là également, combien de dictateurs étrangers sont soutenus par la clique du G8? Un paquet.

Egalement, face à l’évasion fiscale de ressortissants étrangers, la Suisse et les banques ont accepté depuis peu de prélever un impôt à la source sur les intérêts de l’épargne pour dédommager les pays en question. L’honneur serait sauf si les attaques en restaient là, et c’est tout le problème. Comme cela a été dit plus haut, le secret bancaire est levé dans des cas de criminalité financière (dont la fraude – soit la falsification de documents) alors que l’évasion simple ne l’est pas.  Pour l’UE, cette discrimination est inacceptable, mais il faut le dire, on joue sur les mots. L’UE exige donc à terme un échange d’information fiscal complet, et maintiendra donc la pression contre la Suisse. Heureusement, les amis fiscaux de la Suisse  comme le Luxembourg, la Belgique et l’Autriche se réfugient derrière elle pour éviter d’être soumis à l’échange automatique d’information.

Est-ce que l’abolition du secret bancaire suisse fera disparaitre l’évasion fiscale comme par enchantement ? Non bien sûr, car de nombreuses places financières utilisent d’autres artifices pour cacher de l’argent. Les comptes dans les iles caïmans ou anglo-normandes sont à ce titre des cas d’école. Aux USA, même si l’IRS a accès aux comptes bancaires, rien n’est fait en ce qui concerne l’identification des clients, et les ayants droits économiques de ces fonds (pas de Know-Your-Customer rules), ce qui laisse la porte ouverte à tout les abus. En Angleterre c’est pareil, vu que les Trust garantissent un anonymat absolu. Enfin, les nombreuses caisses noires utilisées par des multinationales étrangères et politiques étrangers montrent que différentes techniques existent pour cacher de l’argent. Les cas de surfacturation d’achats ou d’investissements bidon sont encore des exemples. On constate également que le citoyen moyen ne figure pas en tête de liste des kleptocrates. Au plus, il s’agit d’omissions volontaires sur des actifs (maison de vacances) mais on ne parle pas de réseau organisé.  Plus grave, la traque au contribuable ne l’empêchera pas de cacher son argent non déclaré sous son matelas ou dans son jardin. La chasse au secret bancaire est donc plus une question de pseudo-morale, que réelle.

La proposition de protéger d’avantage le secret bancaire peut paraitre attrayante car elle garantirait d’avantage le respect de la sphère privée, et criminaliserait le recel d’informations bancaires, comme l’a pratiqué l’Allemagne en soudoyant un employé liechtensteinois déçu.

L’imposition à la source des citoyens suisses est un système qui fonctionne, et il n’y a donc pas raison de le changer. Toute la question demeure de savoir si, comme l’UE le souhaite, que d’avantage de produits financiers structurés soient couverts par l’échange d’information. On sait très bien par exemple que  certains fonds bancaires ont été spécialement crées dans ce but. Toute la question est de savoir tirer une limite entre l’évasion fiscale mineure, et la fraude majeure.  On pourrait ajouter qu’il serait plus pertinent d’attirer fiscalement des ressortissants étranger afin qu’ils s’établissent en Suisse pour jouir du secret bancaire, plutôt que de pratiquer l’assistance à l’évasion. Un article récent du Tages Anzeiger critiquait l’usage souvent frauduleux du terme « Swiss Bank Accounts » pour attirer des clients, alors que ces sociétés ne sont pas basées en Suisse. De nombreux films de Hollywood utilisent souvent des références au secret bancaire pour cacher l’argent des « méchants » alors que la Suisse est à la pointe des règles d’identification des clients. Pour conclure, on ne peut nier que certains contribuables étrangers veulent tout faire pour échapper à leur enfer fiscal, libre donc à ces pays d’appliquer des barèmes raisonnables, comme nous avons ici par exemple les forfais fiscaux. Le canton de Vaud est par ailleurs numéro 1 en Suisse  de cette pratique.

A titre d’information, la Police Fédérale publie les statistiques sur les transferts financiers illégaux (+26% en 2006). Aller plus loin, et sacrifier le secret bancaire sur l’autel du politiquement correct semble donc abusif.

Rapport 2007 Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (MROS) :
http://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/dokumentation/medieninformationen/2008/2008-03-31.html


Référendum sur la libre circulation: Un grand BRAVO aux référendaires qui font le bras d'honneur aux fossoyeurs de la démocratie

(ats) Selon le droit suisse, la tenue d'un vote populaire sur une décision du Parlement doit être demandée par 50'000 citoyens. Avec leurs 51'700 signatures, les Démocrates suisses, la Lega dei Ticinesi et les jeunes UDC sont donc en principe assurés du résultat.

L'aboutissement formel du référendum ne sera toutefois déclaré qu'une fois que la Chancellerie fédérale aura vérifié leur validité. Le Gouvernement lui a demandé de faire diligence afin de connaître le nombre définitif de paraphes dimanche soir déjà. Date retenue pour la votation: 8 février 2009.

Les trois formations qui ont mené la campagne n'ont pas manqué de regretter la défection de l'UDC «senior» et de son bras armé l'ASIN (Association pour une Suisse indépendante et neutre). Tiraillé entre son aile économique et son aile isolationniste, le parti nationaliste a en effet décidé de ne pas soutenir le référendum.

Dans l'autre camp, l'ensemble des partis (des libéraux aux socialistes et aux Verts) et leurs organisations de jeunesse ont déjà fait savoir qu'ils étaient prêts «à mener une campagne engagée».

Les milieux économiques vont également militer activement pour la poursuite et l'extension de la libre circulation. «Ceux qui demandent le référendum mettent une fois de plus en péril une voie bilatérale couronnée de succès. Ils avancent des arguments dépassés et déjà réfutés à plusieurs reprises», écrit l'organisation faîtière du patronat dans un communiqué.

(Source: ats)

Un grand bravo donc aux jeunes UDC, à la Lega et l'ASIN pour avoir réussi ce coup de force, alors que l'establishment pro-européen au parlement croyait avoir coulé l'UDC en liant les deux objets (de la reconduction de la libre circulation ET de son extension à la Roumanie et Bulgarie). La claque est énorme et il était particulièrement piquant de voir les PDC, PS et PRD brandir chaqun une pomme pour montrer leur engagement européen. Comme le disait très justement Hans Fehr à la radio, le peuple profitera peut-être de la crise financière pour tout envoyer bouler.


Crise en Géorgie – Vers la débâcle de l’ordre mondial onusien ?

ors que l’Europe et les USA font les gros yeux à la Russie suite à son intervention en Géorgie, et sa reconnaissance unilatérale des deux provinces séparatistes, il convient de mettre les choses à plat! Quand on voit Mme Merkel, Mme Rice et Sarkozy condamner la proclamation d’indépendance des deux provinces géorgiennes et parler « d’atteinte intolérable au droit international », on est en doit de se demander si vraiment les leaders occidentaux ne se fichent pas de notre tête. On rappellera quand même que de nombreux civils meurent presque quotidiennement sous les bombardements de l’OTAN en Iraq et en Afghanistan sans que les pleureuses médiatiques n’écrivent la moindre ligne ou presque. Le fait que des soldats de la coalition (surtout les USA) bénéficient de l’immunité pour des bavures de guerre est particulièrement  choquant. C’est quand même une réunion secrète de l’OTAN à Athènes en 2004 qui a renforcé les bases de la coopération EU-USA pour établir des prisons secrètes en Europe où certains détenus étaient torturés.

Quand au droit d’ingérence, on ne reviendra pas sur la guerre illégale en Iraq  ni sur l’indépendance scandaleuse du Kosovo, repaire de criminels mais proche d’un pipe line en adriatique. Quand l’Allemagne joue les vierges effarouchées, il faut quand même rappeler que c’est elle qui a reconnu illico la Croatie et la Slovénie dès la mort de Tito. Certains experts pensent même que la reconnaissance unilatérale de ces régions a précipité la Yougoslavie dans la guerre civile. Une excellente vidéo sur le rôle des services secrets américains et allemands en Bosnie est disponible sur le site internet du Club Suisse de la Presse : Comment le Djihad est arrivé en Europe

Face à cette crise, et pour ceux qui l’ont vu le dessin terrifiant du dernier numéro « The Economist » montrant une Russie va-t-en guerre, on est en droit de s’interroger si la démocratie et la liberté que nous pensions défendre grâce à l’OTAN contre le bloc soviétique n’a pas déjà été avalée par un establishment d’affairistes sociaux-démocrates prêts a pactiser avec des régimes guère plus recommandables que la maffia de la CEI.

Quand on constate que le Conseil de Sécurité de l’ONU est composé de pays autoritaires qui dirigent par décret (résolutions du conseil de sécurité) en se passant quasiment de l’Assemblée Générale, on est en droit de craindre le pire. Le système que nous croyons défendre serait donc devenu l’ennemi que nous devrions combattre ? Envoyer des soldats pour défendre de vagues promesses de sécurité, pour sécuriser des corridors de transit énergétiques est scandaleux. Quand on connait également les implications des politiques de gauche et de droite dans des dessous de table liés aux affaires Elf/frégates de Taiwan, British Aerospace/Arabie Saoudite, couvertes par le « secret défense et l’intérêt supérieur de l'état », on ne peut plus avoir  confiance dans la clique du G8 et autres garden party où l’on s’auto-congratule devant les caméras. L’internationalisme tel que nous le voyons semble bel et bien au bord du gouffre, et rien n’indique que le ménage sera fait dans nos rangs. Exclure la Russie ne suffira pas, bien au contraire !

Pourquoi donc est-ce que les médias roucoulent tant devant l’UE et l’OTAN ? Peut-être parce que contrairement au régime quasi monarchique en Russie, tous les partis européens confondus se servent goulument dans la même gamelle de subventions étatiques européennes, et de marchés publics truqués. Tout le monde y gagne, y compris les médias parfois accoquinés avec des ministres. Comme les élites de gauche et de droite se servent tour à tour dès qu’ils retournent au pouvoir entre deux placards dorés, le peuple croit que notre démocratie fonctionne. Rien n’est plus faux.


Dans la gifle monumentale que la Russie vient de donner à l’OTAN, on appréciera d’autant plus que la Russie  n’a pas eu besoin de laver le cerveau des pays membres de l’ONU  et des médias pour justifier sa guerre, elle a contre-attaqué tout de suite pour défendre son beefsteak et marquer sa zone d’ingérence. Les cris d’orfraie de l’UE est des USA n’y changeront rien. Tenter d’attirer d’autres républiques CEI dans le giron de l’OTAN est par contre extrêmement explosif car personne n’a intérêt à un conflit ouvert avec la Russie, principal pourvoyeur de gaz en Europe. Les USA et l’UE doivent comprendre que certains pays veulent une autre alternative, face au  susucre européen (troquer l’indépendance pour des subventions). Chaque pays a droit de développer ses propres alliances, sans tomber dans la coupe de l’OTAN et sans manigances d’arrière court.




Quatre proxénètes bulgares extradés en France - Elle est belle l'europe des maquereaux ! (Figaro)

Piloté depuis Sofia, le réseau employait 72 filles qui faisaient le trottoir à Paris, Montpellier ou Dijon, générant un profit de 10 millions d'euros.

Refusant de se limiter aux frontières de leur pays, quatre proxénètes bulgares avaient mis sur pied un vaste réseau qui, employant au moins 72 prostituées en France et comportant des ramifications en Italie, en Espagne et en Allemagne, aurait généré des flux financiers d'environ 10 millions d'euros en trois ans. Mercredi et jeudi, les quatre responsables présumés de cette structure atypique ont été transférés de Sofia à Marseille en application du nouveau mandat d'arrêt européen, pour être placés en détention provisoire sur décision d'un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) des Bouches-du-Rhône. Lire la suite ICI




Pour rappel: La Suisse est essentiellement une destination et, dans une moindre mesure, un pays de transit pour les femmes victimes de traite en provenance de Hongrie, Pologne, Bulgarie, Slovaquie, République tchèque, Slovénie, Ukraine, la Moldavie, Brésil, République dominicaine, Thaïlande, Cambodge, Nigeria et Cameroun à des fins d'exploitation sexuelle. Les autorités suisses ont remarqué une augmentation du nombre de femmes victimes de traite en provenance l'Europe de l'Est, en particulier de Roumanie, à des fins d'exploitation sexuelle. Un nombre limité de cas de traite des êtres humains à des fins de servitude domestique et d'exploitation au travail a également été signalés. Les tribunaux ont indiqué avoir inculpé neuf trafiquants en 2007, en comparaison aux 20 condamnations signalées en 2006. Parmi ceux qui ont été condamnés, un trafiquant a été condamné à 10 mois d'emprisonnement et un autre trafiquant a été condamné à 2 ans et demi d'emprisonnement; les sept autres trafiquants ont reçu des peines avec sursis ou une amende et n'ont pas été prison. En comparaison, six des 20 trafiquants reconnus coupables en 2006 ont été condamnés a des peines allant de deux à quatre ans d'emprisonnement tandis que 13 trafiquants n'ont pas passé de temps en prison.

Bref on le voit, les maquereaux ont encore de beaux jours devant eux! Notre systeme juridique n'est qu'un tigre de papier, et le bureau fédéral de l'intégration à l'UE (oui ça existe!) ne semble pas trouver problematique que les permis L soient supprimés pour la prostitution est-européenne. Quel honte!

Une sanction méritée pour la Bulgarie (AFP), le 23 juillet 2008

Suite à un détournement sans précédent de subventions de l'Union européenne en Bulgarie, l'UE va instaurer des sanctions financières. Bruxelles dénonce un haut degré de corruption, la forte présence du crime organisé et les nombreuses faiblesses des systèmes judiciaire et administratif. Du coup, quatre agences bulgares vont se voir interdire la gestion des fonds communautaires, ce qui devrait geler près d'un milliard d'euros d'aide, même si en réalité la moitié a déjà été dépensée. Bruxelles va donc bloquer le versement des 800 millions d'euros. L'Office européen anti-fraude met également en cause l'homme d'affaire ayant financé la campagne électorale du chef de l'Etat en 2006.Depuis son adhésion en janvier, la Bulgarie reste sous haute surveillance et la Commission déplore le manque de progrès. Elle menace aussi de bloquer son entrée dans l'espace Schengen.

Le quotidien bulgare Dnevnik comprend cette décision : "L'UE gèle pratiquement l'adhésion de la Bulgarie et se désengage. Plutôt que d'utiliser des moyens diplomatiques tels que l'introduction de clauses de sauvegarde et la menace d'annuler l'adhésion, l'UE a recours à une mesure qui mettra fin à l'arrogance du gouvernement bulgare. Le pays le plus pauvre de l'Union européenne devient donc un contributeur net après sa deuxième année d'adhésion.Dans le rapport de Bruxelles, il n'est pas précisé si un quelconque retour vers  la normalité est prévu."



"La situation est grave", résume un rapport sur la gestion bulgare des fonds européens

"Les graves faiblesses observées au niveau des capacités administratives et judiciaires locales, régionales et centrales empêchent la Bulgarie de tirer pleinement profit" des fonds européens et "la corruption à haut niveau et la criminalité organisée exacerbent ces problèmes de faiblesse généralisée des capacités administratives et judiciaires", ajoute la Commission.

Bruxelles, qui avait interrompu en plusieurs fois depuis la fin 2007 un certain nombre de paiements de fonds
préadhésion auxquels Sofia a encore droit, a ainsi décidé de confirmer la suspension formelle d'environ 500 millions d'euros destinés à des projets agricoles ou d'infrastructures de transport. En plus de cette somme, environ 300 millions d'euros sont suspendus, de manière informelle, depuis janvier. Soit 800 millions d'euros au total.Une partie de cet argent --au moins 220 millions d'euros-- sera perdu en novembre si la Bulgarie ne comble pas d'ici là ses lacunes. "La Commission a envoyé un signal fort aujourd'hui" montrant "que les fonds européens doivent être gérés correctement", a commenté son président José Manuel Barroso.



En revanche, la Commission n'a pour l'instant pas touché aux milliards d'euros des fonds structurels, des aides économiques destinées aux Etats membres, qui commencent à peine à être déployés pour la Bulgarie.
Elle se réserve malgré tout le droit d'examiner la gestion de cet argent à l'avenir. Dans une version provisoire du rapport, Bruxelles avait évoqué la possibilité d'une "suspension" des fonds structurels, mais cette menace a disparu du texte adopté mercredi, qui est de manière générale beaucoup moins dur que Sofia n'avait pu le craindre. Si la Commission dénonce le "peu de résultats" en matière de lutte contre la corruption, réclame la réforme d'un code pénal "dépassé" et exige des "preuves" de progrès, elle souligne aussi que Sofia "a fait des pas dans la bonne direction ces six derniers mois", notamment avec la réforme du ministère de l'Intérieur. Elle estime aussi que "l'assistance est plus efficace que les sanctions" et a donc repoussé la possibilité d'activer une "clause de sauvegarde" qui conduirait par exemple à une non reconnaissance des décisions de la justice bulgare dans les 26 autres Etats membres.

Les menaces sur l'adhésion future de la Bulgarie à l'espace Schengen et à la zone euro, qui figuraient dans un projet du rapport vu par l'AFP, ont également disparu. Sofia, qui gère une des frontières extérieures de l'UE, "a des responsabilités vis-à-vis d'autres Etats membres, notamment en matière de justice et d'affaires intérieures", note simplement le texte final. La Bulgarie est sous surveillance stricte de la Commission depuis son entrée dans l'UE le 1er janvier 2007 en raison de lacunes dans plusieurs domaines: gestion des fonds européens, système judiciaire, sécurité alimentaire et sécurité aérienne.
Mais Bruxelles a proposé mardi aux Etats membres de lever les restrictions aériennes.

La Roumanie, qui a rejoint le bloc européen en même temps, était aussi sous le microscope de Bruxelles mercredi, mais a fait l'objet de critiques moins sévères.  "La Roumanie présente un bilan mitigé", résume ainsi le rapport, notant que les "éléments fondamentaux nécessaires au fonctionnement judiciaires" avaient été mis en place mais qu'ils reposaient "sur des bases fragiles" (AFP)

Comme d'habitude le DFAE se tait.....jusqu'à quand?

Extension de l'accord de libre circulation à la Roumanie et Bulgarie - Une aubaine pour deux pays corrompus

Après le coup de jarnac opéré par une coalition d'opportunistes fédéraux qui ont voulu éviter un référendum populaire contre l'extension de l'accord de libre circulation à la Roumanie et Bulgarie, on ne peut que déplorer le silence absolu qui entoure ces deux pays dont certains veulent nous faire qu'ils sont des éldorados économiques. Comme ce débat est impossible en Suisse car il est plus facile de bêler avec le troupeau de bonimenteurs, il faut se rabattre sur la presse étrangère anglo-saxonne pour en savoir plus. Et le constat n'est pas brillant. Ces deux pays brillent par leur corruption et l'abus de fonds européens. Payez, braves gens, semble dire l'élite europeiste suisse. Face à cela, il faut soutenir le probable référendum des jeunes UDC.







1. Bulgaria’s shame - Financial Times, 21 juillet 2008


While Romania has none of the violence or extensive crime networks of its neighbor Bulgaria, it has nonetheless been reluctant to give the judiciary extensive and independent powers to act against corruption.

Both reports were drafts, subject to revision before they are presented to EU foreign ministers this week. But the Commission must tick to its guns. And ministers must back its plans to crack down on Sofia and confirm the suspension of up to €1bn in pre-accession bid.It might seem unfair to pick on a vulnerable new member when, in past years, even bigger frauds involving EU funds – in Greece, for example – did not prompt such radical action. The sanctions will hit Sofia hard as pre-accession funds will be lost for good if they are not spent by the year-end.
But Bulgaria and Romania were put on notice when they joined the union in January 2007 that they must tackle corruption. They were placed under special monitoring regimes. Romania, despite its difficulties, seems to have satisfied the Commission – just about. But Bulgaria has not and must pay a price.

With its public finances in order, it can survive the economic shock, though infrastructure plans will suffer. The political impact will be greater, with a row raging over responsibility for the country’s humiliation. The public is furious with its leaders and grateful to the EU for probing in the dung-heap. Mounting anger may force early elections. Those in power, starting with Georgi Parvanov, president, and Sergei Stanishev, prime minister, should consider their positions. But mainstream leaders must take care lest political extremists emerge as winners from this affair. Brussels should help by emphasising it has not put the nation in the dock but key politicians, bureaucrats and court officials. It must also increase aid for administrative and judicial reforms as soon as Sofia genuinely commits to change. But the EU must hold the line. The union can function properly only if its rules are kept across the board. Sceptical voters will be convinced of the merits of enlargement only if members – old and new alike – stick to common standards.

2. Romania defends record on corruption - International Herald Tribune, 22 juillet 2008

While Romania has none of the violence or extensive crime networks of its neighbor Bulgaria, it has nonetheless been reluctant to give the judiciary extensive and independent powers to act against corruption.

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