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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

L’UE ne reconnaît pas le parlement des Serbes du Kosovo

La Commission européenne a indiqué dimanche qu’elle soutenait la position de la Mission des Nations Unies au Kosovo selon laquelle la création samedi par les Serbes du Kosovo de leur propre parlement n’a "aucune légalité ni aucun effet". (ATS)

Après avoir décidé unilatéralement de l'indépendance du Kosovo, et avec l'applaventrisme affligeant de la Suisse et de certaines grandes puissances (plus intéressés à sécuriser le "Trans-Balkan" pipeline passant dans le coin) la commission refuse de reconnaître le parlement des serbes au Kosovo. Pas facile de gérer la situation résultant de cette incroyable décision. Il est tellement plus facile de traiter les serbes de racistes et de les déconsidérer ad-aeternam. Mais on ne s'étonne plus vraiment des prises de positions ubuesques de cet organe non-démocratique qui ne supporte pas la critique. Peut-être qu'un jour la commission de reconnaitra plus la république d'Irlande ou la Suisse s'ils persistent a voter non.

Ci-dessous, un article du Guardian anglais sur les dessous du " Trans-Balkan pipeline"
The Guardian: Trans-Balkan pipeline "the cause of the crisis in Yugoslavia"

L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Ecoutez l'ancien prisonnier politique soviétique Vladimir Bukovsky nous mettre en garde sur l'UE:
L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Pour lire son profil, cliquez ICI


Libre circulation - La hausse de +26% de frontaliers en 5 ans dépasse allégrement les 10% de la clause de sauvegarde

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les frontaliers sont passés de 165.300 personnes fin mars 2003 à 208.000 cinq ans plus tard, en augmentation de 26%. Mais cette augmentation n’est pas régulière: après une poussée de 10% en 2000, la hausse s’est réduite à 2 ou 3%, pour remonter à 9,5% en 2006 et revenir à 5,5% en 2007. La progression suit donc la conjoncture économique. L’OFS donne leur répartition selon sept grandes régions. Ils sont 68.000 dans la Région lémanique, 16.500 dans l’Espace Mittelland, 58.000 dans Nord-Ouest, 5300 à Zurich, 18.000 en Suisse orientale, 42.000 au Tessin et 230 en Suisse centrale. Les régions non limitrophes sont donc moins concernées. La possibilité de travailler en Suisse centrale pour les frontaliers n’existe que depuis juin 2007.

La situation peut aussi être très inégale à l’intérieur d’une même grande région. Ainsi, dans l’Espace Mittelland, le nombre de frontaliers est de 8120 à Neuchâtel et de 5360 dans le Juras, mais de 96 à Fribourg. Au niveau cantonal, et en chiffres absolus, c’est à Genève qu’ils sont plus nombreux: 51.000 (contre 15.320 dans le canton de Vaud ou 1738 en Valais). Observée sur cinq ans, la progression la plus forte est enregistrée dans l’Espace Mittelland, avec 56%. Elle est suivie de la Région lémanique (44%), de Zurich (34%), du Tessin (28%), de la Suisse orientale (9,5%) et du Nord-Ouest (7,3%). Pour la Suisse centrale, l’évolution ne peut pas encore être calculée. Ces tendances n’indiquent toutefois pas encore l’importance de la main-d’oeuvre frontalière par rapport à l’ensemble des actifs. Au niveau suisse, cette proportion est de 4,7% (contre 4% en 2003). Mais elle est 22% au Tessin, de 8,3% dans la Région lémanique et de 1,8% dans l’Espace Mittelland. (ATS)

Alors que les pythies fédérales Leuthard et Calmy-Rey affirment lors d'incantations médiatiques que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes en ce qui concerne la libre circulation, et que l'impact est minime sur l'économie suisse, les chiffres de l'OFS parlent d'eux mêmes: +26% sur 5 ans, soit bien au delà des mesures de sauvegardes prévues par la Suisse en cas d'augmentation de 10% sur trois ans. Les cantons frontaliers sont naturellement ceux qui souffrent le plus, et encore une fois les travailleurs non qualifiés sont les dindons de la farce. Selon l'OFS, 146'000 suisse n'arrivent pas a tourner financièrement. Mais l'impact économique sur les plus faibles échappe naturellement à nos ministres fédérales et aux fonctionnaires grassement payés qui peuvent toujours se recycler à l'ONU. Espérons que le peuple sera remballer nos bonimenteurs fédéraux lors du referendum!


Le NON irlandais - La victoire du peuple contre les fossoyeurs européistes de l'identité nationale

Le refus des irlandais de ratifier le mini-traité européens concocté par les fossoyeurs européistes de l'identité nationale est une excellente nouvelle pour tout ceux qui abhorrent les boursoufflements sans fin d'une Europe technocratique et élitiste.  Les beaux idéaux d'après guerre et post-soviétiques d'une Europe garante de la paix se sont vite effacés au profit d'une Europe alibi utilisée par les ex-grandes puissances coloniales pour faire avaler aux petits pays leurs bas projets mercantiles et annihiler leur indépendance fiscale.

Les délocalisations vers une Europe low-cost pour  contourner les réglementations salariales nationales ont miné l'esprit d'une Europe des nations. Ce qui aurait pu devenir un bel exemple de "win-win" avec une bonne utilisation des avantages compétitifs de chacun dans la préservation des identités nationales, et devenu une sorte d'accord de libre échange au rabais, complémentés par de multiples projets étatiques  (fonds de cohésion, recherche, Galileo) non transparents et ruineux comparables aux gosplans soviétiques. Les employés qualifiés dans l'industrie pharmaceutique, chimique, des machines ou bancaires sont les gagnant. Les loosers sont les autres, la majorité.  Les grands projets concoctés par les pseudos-experts du bonheur collectif dans les salons feutrés ou limousines de fonction ne les concernent décidément pas. Comme en 1789, la révolte des sans-culottes gronde. Reste à voir qui ouvrira la trappe sous les pieds de ces pyromanes qui trahissent la démocratie et se pavanent dans des cocktails étatiques mondains. C'est non sans malice que l'ASIN a d'ailleurs envoyé une lettre de félicitations à l'ambassade d'Irlande a Berne pour la féliciter de son vote. On ne peut que regretter l'attitude bornée des bureaucrates européens qui font comme si de rien n'était, tels des vieillards séniles durs de la feuille.

Le peuple suisse doit savoir que le mini traité, célébré en grande pompe quasi religieuse à Lisbonne, est presque identique à l'ancien projet de constitution, sauf qu'il permet aux leaders européens de duper une fois de plus leurs peuples sans soumettre l'objet au referendum. A l'heure ou les élections sont plus un exercice marketing des élites tournantes, qu'un acte d'humilité et de respect envers ses electeurs, ce vote irlandais sonne comme une sanction pour de telles manigances corporatistes. 

Le NON irlandais vu par Rouxel Jean (Les4verites.com)
http://www.les4verites.com/Le-NON-irlandais-1961.html

Jeudi 12 juin, les Irlandais ont rejeté par référendum le traité de Lisbonne, qui avait vocation à remplacer le Traité constitutionnel européen, rejeté en 2005 par les Français. Le score est sans appel : 53,4 % pour le non. Il est aggravé par une faible participation : 53,1 %. Ce qui signifie que les personnes qui, intellectuellement, étaient favorables à la ratification, n’ont pas jugé bon d’exprimer cette adhésion. En d’autres termes, les seuls à s’être vraiment intéressés au traité sont… les « nonistes » !

Mais, au-delà de ce score net et sans bavure, ce qui est frappant, c’est, une nouvelle fois, le profond décalage entre les « élites » et les peuples. Après avoir chanté sur tous les tons que le non au référendum serait une catastrophe planétaire, nous entendons aujourd’hui les caciques de l’Union européenne expliquer que ce n’est pas le vote de quelques centaines de milliers d’Irlandais qui nous empêchera de réaliser la grande et belle Union…

Ainsi le Quai d’Orsay a-t-il déclaré le 13 juin : « Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due (sic), même si nous la regrettons. […] Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’État ou de Gouvernement des 27 États membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres États membres poursuivront le processus de ratification. Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens. »

Ce qui, en français courant, se traduirait ainsi : « Votez oui, votez non ; peu importe, nous nous chargeons de tout ! » Et ce qui donne aux grandes déclarations sur le respect dû à la décision démocratique du peuple irlandais et sur la future Europe pleinement démocratique une saveur assez cocasse. Il est permis de ne pas considérer que les peuples sont toujours bien placés pour apprécier les conditions de leur propre bonheur. Mais il est difficile de se moquer plus cyniquement d’un vote populaire, soi-disant pour faire triompher une démocratie plus parfaite… Il est probable que ce que les Irlandais ont rejeté soit d’abord cela : une démocratie qui, selon le mot de Brecht, préférerait dissoudre le peuple, plutôt que de le voir « mal » voter. Nous pouvons les assurer que les Français partagent leur avis !


Accord sur la libre circulation des personnes : le Conseil fédéral s’abstient provisoirement d’invoquer la clause de sauvegarde spéciale

Berne, 21.05.2008 (DFJP) - Le Conseil fédéral a décidé, lors de sa séance de ce jour, de s’abstenir provisoirement d’invoquer la clause de sauvegarde spéciale. Actuellement, la Suisse n’a en effet aucun intérêt à réintroduire des contingents d’immigration. Cette décision est essentiellement motivée par les expériences positives réalisées dans le domaine de la libre circulation des personnes et par la toujours très forte demande de main-d’œuvre de l’Union européenne émanant de l’économie suisse.

Depuis la suppression du contingentement, au 1er juin 2007,  les ressortissants des Etats de l'UE-15 ainsi que ceux de Chypre et de Malte bénéficient de la totale liberté de circulation. La clause de sauvegarde prévue dans l'accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) offre à la Suisse la possibilité de réintroduire unilatéralement des contingents, pour une durée limitée, si le nombre d'autorisations de séjour délivrées au cours d'une année dépasse d'au moins 10 % le seuil de la moyenne annuelle des autorisations émises au cours des trois années précédentes.

Une année après la suppression du contingentement, ces conditions formelles sont remplies pour les autorisations de séjour B (d'une durée de 5 ans), mais non pour les autorisations de courte durée L (d'une durée de 4 à 12 mois). En effet, bien que le nombre des autorisations de séjour B octroyées (80 300 jusqu'à fin mars 2008) a fortement progressé depuis la suppression des contingents, la demande d'autorisations de courte durée est en net recul. Plus de la moitié des nouvelles autorisations de séjour B ont cependant été délivrées à des personnes travaillant déjà en Suisse, soit comme titulaires d'une autorisation de courte durée, soit comme frontaliers (effet de conversion).

Le Conseil fédéral a analysé les répercussions politiques et économiques d'un recours à la clause de sauvegarde. Sa décision de ne pas invoquer cette clause pour l'instant est notamment motivée par les expériences très positives, pour la plupart, réalisées avec l'ALCP et par la toujours très forte demande de travailleurs ressortissants de pays membres de l'Union européenne.

L'immigration en provenance de la zone UE a évolué en fonction des besoins de l'économie suisse, contribuant à l'essor économique de notre pays. La situation conjoncturelle favorable a induit une nette baisse du taux de chômage. De manière générale, il n'a été constaté ni éviction de la main-d'œuvre indigène, ni répercussions négatives sur le niveau des salaires. Quant aux assurances sociales, les coûts supplémentaires se sont avérés nettement inférieurs aux prévisions. Tels sont les résultats publiés fin avril 2008 dans le rapport de l'Observatoire de la libre circulation des personnes concernant le marché du travail suisse.

Actuellement, la Suisse n'a donc aucun intérêt à réintroduire des contingents d'immigration. Le Conseil fédéral se réserve le droit de reconsidérer ultérieurement cette question, notamment en cas de changement important des conditions économiques ou de la situation du marché du travail. Le DFJP est dès lors chargé de poursuivre son travail d'observation et de soumettre un nouveau rapport au Conseil fédéral d'ici l'automne 2008.(DFJP)

On l'aura compris, l'aplaventrisme federal continue. Alors que le nombre d'immigrants européens a augmenté fortement, et que le revenu net des suisses a diminué même durant la periode economique faste de 2002-2006, le conseil federal refuse de mettre en place des mesures qu'il avait promis aux suisses pour faire passer la votation sur la libre circulation. Alors que le taux de chomage suisse a certes diminué, il reste tres important dans les zones frontieres, sans compter la pression sur le marché de l'immobilier et des loyers. Bref, le conseil federal se fiche des suisses comme de sa derniere chaussette, car il roule en secret pour une adhesion a l'UE. Quelle trahison!

Ci-dessous, les chiffres  migratoires  de  l'ODM (fichier 1 et fichier 2) et un graphique de l'OFS sur le niveau réel des salaires:


L’ASIN contre l’extension de la libre circulation

L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher a eu des mots durs samedi à Berne lors de l’assemblée générale de l’ASIN. Il reproché une «saloperie» à une commission du Conseil des Etats et accusé la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey de violer la neutralité. Début avril, la commission de politique extérieure du Conseil des Etats avait demandé que la reconduction de l’accord de libre circulation avec l’Union européenne (UE) et son extension à la Roumanie et la Bulgarie soient regroupées dans un seul paquet. Initialement, le Conseil fédéral avait proposé au Parlement deux projets séparés. Mais la reconduction de l’accord de libre circulation n’est possible qu’avec l’ensemble de l’UE et pas avec seulement certains Etats membres, a argumenté la commission. Le Conseil des Etats se saisira de ce dossier lundi lors d’une session spéciale. M. Blocher a qualifié cette exigence de la commission de «saloperie» ( «Schweinerei») devant l’assemblée générale de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN). – (afp) Pour les adeptes de détails plus croustillants sur les discours des intervenants, voici les liens en question:  

Pour plus de détails, cliquez sur la page de l'ASIN

 

L’UE peine à faire pression sur la Bulgarie et la Roumanie

Traduction d’un article paru dans le Financial Times le 18 avril 2008 (EU hampered in pressuring errant weapons to put pressure on newcomers)


Le mécontentement face la corruption, le crime organisé et les atermoiements politiques en Bulgarie et en Roumanie reste en travers de la gorge des anciens membres de l'Union européenne et également à Bruxelles. 
Mais les décideurs européens affirment que, du fait que la Bulgarie et la Roumanie sont membres à part entière du bloc de 27 nations, l'Union européenne a peu instruments efficaces à sa disposition pour obliger ses deux nouveaux arrivants (également les plus pauvres) d’élever leurs standards.

Dans les mois précédant l’entrée de la Bulgarie et la Roumanie en janvier 2007, l'UE s'est retrouvée dans un piège car elle sentait qu'ils n'étaient pas prêts pour l'adhésion, mais ne pouvait retarder leur entrée sans revenir sur ses promesses et ternir la réputation de l'UE.  Pourtant les traités d'adhésion de la Bulgarie et la Roumanie contiennent trois clauses qui fournissent une base légale pour d'éventuelles mesures de rétorsions à leurs égards, mais elles ne s'appliquent que jusqu'à la fin 2009.


La "clause de sauvegarde économique" permet une intervention si l'entrée de ces états dans le marché commun cause des dommages aux secteurs économiques européens. Or cette clause est peu susceptible d'être invoquée parce que les problèmes ne sont pas principalement de nature économique.

En vertu de la "clause du marché intérieur", certains projets financés par l'UE pourraient être interrompus si, par exemple, Sofia ou Bucarest ne respectaient pas les règles relatives aux marchés publics. Les subventions à l'agriculture pourraient également être coupés ou retenues.

Ce sont des armes puissantes, car la Roumanie doit recevoir €32 milliards (SFr. 51 milliards) et la Bulgarie € 11 milliards (SFr. 17 milliards) d’aides d'ici 2013. Mais certains responsables de l'Union jugent ces châtiments comme inadaptés parce que l'agriculture et les achats publics ne sont pas au cœur des problèmes de corruption.

La clause "justice et affaires intérieures " permet également à d'autres états de refuser de reconnaître les décisions judiciaires Roumaines et Bulgares s’ils font peu confiance dans les systèmes judiciaires de ces deux pays. Dans des circonstances extrêmes, les Etats membres de l'UE pourraient invoquer l'article 7 du traité sur l'Union européenne. Cet article permet de suspendre certains droits d'un Etat membre s’il est jugé comme étant en "violation grave et persistante» des principes européens de liberté, de démocratie, de droits de l'homme et de la primauté du droit. (FT)

Bref, on le voit, l’adhésion de ces deux nouveau membres est loin d’être une formalité ni une partie de plaisir. Or au bureau de l’intégration, chez Mme Calmy-Rey et Mme Leuthard, c’est le mutisme. Au contraire, la propagande fédérale marche la fleur au fusil et traite le peuple sceptique d’imbécile. L’argumentation pour étendre la libre circulation de ces deux pays «  pour le bien du pays » est donc un tissu de mensonges qui ne rend que plus impératif le devoir de faire taire ce gouvernement camé à l’europhilie.  


Victoire de Berlusconi - Les éditorialistes et la marche arrière

commentaires.com - Pascal Décaillet* 
http://www.commentaires.com/articles-548.html

«Un grand pas en arrière» : c’est pas cette formule que l’éditorialiste du service public de Suisse romande, ce matin, vient de qualifier la très nette victoire de Silvio Berlusconi en Italie. Victoire reconnue par tous, à commencer par l’ancien maire de Rome, Walter Veltroni : «Le résultat est clair. La droite gouvernera ce pays». Veltroni, homme de valeur, mais qui portait le très lourd héritage des 20 mois de Romano Prodi aux affaires.

Bref, l’Italie, à l’issue d’une campagne parfaitement démocratique, a, pour la troisième fois de son Histoire, donné une majorité à Silvio Berlusconi. Et immédiatement, le service public de Suisse romande qualifie cette décision du peuple de «grand pas en arrière». Au nom de quoi ? De quels éléments précieux, secrets, du dossier l’éditorialiste disposerait-il, qui auraient échappé au peuple italien ? Le peuple italien serait-il stupide ? Ignorant ? Mal informé ? N’aurait-il, comme le peuple français du printemps 2005 (au moment du référendum européen), rien compris aux enjeux du vote ?

Aux yeux de l’éditorialiste du service public romand, soyons clairs: si l’Italie vote à gauche, pour Veltroni, c’est, comme dans les très riches heures de la Chine populaire, un grand bond en avant. Si elle vote à droite, pour Berlusconi, c’est évidemment un grand pas en arrière. La vie est simple, au fond, binaire comme un feu de gare: à gauche, c’est bien ; à droite, c’est nul. Pour le Traité européen de 2005, c’est bien ; les 55% de contre, c’est nul. Jospin, c’est bien ; Chirac c’est nul. Ségolène, c’est bien; Sarkozy c’est nul.

Peut-être pourrait-on aller jusqu’à imaginer d’éduquer le peuple italien ? Il faudrait, comme avant le permis de conduire, prendre des cours. Où on lui apprendrait à bien voter. À voter juste. À voter à gauche. Ne pas confondre l’obligation de la marche avant avec la stupide régression de la marche arrière. Ne pas confondre «Avanti, popolo !» avec «Vade retro, Satanas !»
* Lausanne FM

Comme les quelques personnes encore lucides pouvaient le prédire, le crapeau à lunette Prodi a fait chou blanc. Les exclamation des jounalistes de gauche de Suisse romande d'antan tombent bien à plat. Un article sur ce blog prévoyait d'ailleurs cette fin funeste: http://udcfriends.romandie.com/post/4115/102391
Que dire si ce n'est que Berlusconi est ce que Prodi ne sera jamais: un animal politique. Son opiniâtreté force le respect.
 


Efficacité des douanes suisses - La vérité sort de la bouche des finlandais

Préparant son entrée dans l'espace Schengen le 1er novembre 2008, la Suisse est astreinte à plusieurs visites d'experts qui veillent à ce qu'elle prenne toutes les mesures nécessaires à la mise en œuvre des dispositions d'entrée dans Schengen. Initiées la semaine dernière avec le volet de la protection des données, ces évaluations se poursuivront avec les visas, la coopération policière et, cet été, la suppression des contrôles aux frontières dans les aéroports. Interrogé sur la situation des douanes suisses, Jukka Savolainen, directeur adjoint de l'unité de coopération internationale des gardes-frontière finlandais constate que "des tas de gens passent la frontière franco-suisse sans être contrôlés, je ne comprends pas cela. Les citoyens helvétiques disent qu'ils en ont marre des immigrés clandestins, mais se demandent-ils seulement comment ils sont arrivés là? Quelqu'un, en outre, peut commettre un crime à Genève, prendre sa voiture, se sauver en France et arriver dans l'espace Schengen. Cela n'est pas tolérable. J'ai vu vos frontières; les douaniers servent principalement à prélever la taxe autoroute!" (Le Temps)

En effet, grâce au "machin" de Schengen, les douaniers suisses ne sont plus autorisés à  contrôler systématiquement les ressortissants étrangers entrant dans notre pays car on pourrait par mégarde froisser les droits humains des criminels qui sillonnent l'Europe. Comme dans les dispositions anti-terroristes de notre pays, la police ne peut agir qu'a posteriori, ou en cas de forts soupsons. Les contrôles aux frontières restent des passoires (1% pourcents de personnes contrôlées) mais la police et la douane peuvent dorénavant effectuer des patrouilles dans le perimettre frontalier, voire même au centre de Zurich. Ce redéploiement des douanes fait d'ailleurs craindre aux directeurs cantonaux de police que les douaniers volants se transforment rapidement en une 27e police cantonale. Cela dit,  on pourrait également parler des trous béants dans le dispositif douanier français à l'aéroport de Genève qui énervent les policiers suisses. La zone de transit de l'aéroport est particulièrement problématique puisqu'un nombre important de sans papiers provenant de pays tiers sont bloqués à la douane suisse. Il trainent ensuite dans la zone de transit soit disant "sécurisée" et filent à l'anglaise par la douane française peu souvent gardée (surtout durant les matchs de foot ou de rugby). Une filière Mauricienne vient parait-il d'être démantelée alors qu'elle fournissait au passeurs un plan très détaillé expliquant comment sortir de la zone de transit par la douane française, et marcher le long du chemin d'accès qui longe le tarmac jusqu'a Ferney. Comme toujours, le dialogue politique fait croire au peuple naïf que les problèmes peuvent être réglés en se reposant sur des superstructures supranationale qui sonnent bien,  mais qui  en réalité ne valent pas un clou en pratique.

Recel de données bancaires - L'UE tombe bien bas

Alors que les spécialistes du monde financier connaissent bien les possibilités d'évitement fiscal (ou optimisation), les grands pays de l'UE jouent ces jours-ci les gros bras en pratiquant le recel d'informations bancaires volées par un informaticien indélicat dans une banque au Liechtenstein. Alors que la Suisse pratique la rétrocession des intérêts de l'épargne, selon l'accord inclus dans les bilatérales II, l'UE sonne une nouvelle fois la charge pour demander la fin  du secret bancaire. Les autres pays associés (Autriche, Belgique, Luxembourg et Liechtenstein) ont également trouvé leur compte dans cet accord qui sauvegarde la sphère privée des clients, même si la rétrocession des intérêts aux pays membres de l'UE génère de la paperasse et n'amène que des peanuts face aux désastres budgétaires record des français et des allemands. En vigueur depuis le 1er juin 2005, l'accord de la fiscalité de l'épargne négocié entre la Suisse et l'UE impose d'appliquer par étapes une retenue à la source de 35% - 15% jusqu'en juin 2008 - sur les intérêts des comptes épargne détenus par des Européens dans ces pays tiers. Dans le cas helvétique, ces prélèvements ont rapporté 536 millions de francs en 2006, répartis à 75% entre les Vingt-Sept (402 millions) et la Suisse (134 millions). Ces mêmes recettes en provenance du Liechtenstein ont seulement atteint 5 millions de francs en 2006.

Or le débat relancé il y quelques jours soir sur infrarouge, et surtout par Christian Levrat,  futur président du parti socialiste, crée une confusion entre la fraude fiscale et l'évasion fiscale. Alors que M. Levrat rêve sûrement d'une police secrète fiscale pour traquer les "riches" jusqu’aux derniers centimes, il met de fait ces deux pratiques sur un pied d'égalité, ce qui est profondément injuste. La fraude fiscale relève d'un délit pénal en Suisse et en Europe puisqu'il consiste à obtenir des faveurs fiscales indues (aides sociales indues, détournement de la TVA par la fausse exportation de biens, importation frauduleuse de biens étrangers, faux dans les titres). L'évasion fiscale est plus subtile, et contrairement à ce que dit M. Levrat, n'est pas une activité criminelle en tant que telle car l'argent placé ailleurs et non déclaré appartient au premier chef au contribuable qui a gagné cet argent. Il y a donc certes une soustraction fiscale, mais non une infraction pénale pour obtenir des avantages indus.

Est-ce que la Suisse doit modifier son droit pour faire plaisir à l'UE? Si l'évasion fiscale était un délit pénal en Suisse et créait une différence entre des suisses soumis à la loi, et des étrangers non soumis, on pourrait à la limite comprendre que l'EU critique notre droit. Or dans le cas précis, l'évasion fiscale n'est pas un délit pénal mais administratif. Il n'est donc pas question d'introduire une nouvelle législation. Les contrôleurs des impôts en Suisse peuvent vérifier l'exactitude des déclarations des contribuables et ce malgré le secret bancaire. L'impôt à la source sur les intérêts de l'épargne, et remboursable en cas de déclaration en Suisse, sert exactement ce but. On peut également partir du principe que les autorités fiscales suisses tolèrent la petite évasion fiscale tant que celle-ci n'est pas trop évidente. Combien de contribuables ne déclarent pas leur maison de vacance en France ou en Espagne? On le voit bien, donner la chasse aux contribuables qui veulent soustraire une partie de leurs actifs au fisc le feront de toute manière, même s'il le faut en l'enterrant dans leur jardin ou sous le matelas comme cela se pratiquait durant les siècles derniers. On peut aussi "planquer" son capital en achetant des œuvres d'art et les revendre sur Ebay.

Prétendre qu'un échange d'information - lourd de bureaucratie - permettrait de faire disparaitre cette pratique est illusoire. D'autres places financières existent, et Londres par exemple ne pose aucune question sur le bénéficiaire réel des trusts en Grande Bretagne. Alors que les allemands et les italiens semblent aimer transporter leur argent dans une valise ou dans le coffre de la voiture, la création d'un bas de laine dans un compte dans une banque étrangère peut aussi passer par des comptes tiers de toute façon indétectables. La création de sociétés offshore dans les iles britanniques (BVI) ou dans les Caraïbes sont à ce titre particulièrement facile. Donc on le voit bien, la réalité du monde financier, et des milliards de transactions chaque jour rendent impossibles un contrôle total des comptes. C'est donc au pays d'origine de rétablir une certaine crédibilité et permettre à ceux qui le peuvent d'épargner, plutôt que de les égorger dans l'abattoir fiscal et faire vivre les profiteurs de subventions et prestations sociales. La Suisse et le Liechtenstein doivent donc s'allier avec les autres places financières pour délivrer une fin de non recevoir à ce racket fiscal auquel se livrent les ex-empires coloniaux européens en déliquescence.