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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Interdiction par des villes suisses des affiches contre la construction de Minarets – Un tollé rance ?

Alors que les municipalités de Bâle-Ville, Lausanne, Yverdon, et Montreux ont successivement interdit les affiches controversées des opposants aux minarets, la ville de Genève annonce en revanche qu’elle ne mettra pas son veto. La ville de Morges, aussi confrontée la question suite à l'intervention hier soir du conseiller communal Michel Reynolds issu du groupe SVI, devra également se prononcer sur la question lundi prochain.

 Pourquoi un tel tollé ?

A écouter certaines villes, ces affiches «véhiculent des images racistes, irrespectueuses et dangereuses», selon la Municipalité de Lausanne, et il serait bon, selon la syndique Morgienne Nuria Gorrite « d'imposer une limite à l'ignoble. Mais avant tout, il faut voir l'aspect juridique. Un boycott pourrait avoir l’effet contraire ».

Ainsi indirectement interpellée, car la direction de l’UDC Suisse ne finance pas directement cette campagne orchestrée par Ulrich Schlüer de l’ASIN, la section morgienne de l’UDC a décidé quand même de s’exprimer sur cet objet, compte tenu que les délégués de l’UDC Suisse et vaudoise ont dores et déjà largement soutenu cette initiative. Il est à noter que les radicaux vaudois, aussi réunis il y a peu en congrès, n'ont rejeté l’initiative QUE par 110 vois contre 75, sans compter les nombreux « laïques » présents dans d’autres partis, y compris peut être le PS.

Comme tout le monde l’a compris, ce débat parallèle autour de l’interdiction - ou non - de l’affiche contre les minarets pose un problème évident au regard de la liberté d’expression garantie par notre constitution. Il est à noter que la Commission  Fédérale  contre le Racisme a également refusé hier de se prononcer et d’interdire l’affiche, alors que certaines villes sont déjà allées au delà. On rappellera que cette affiche est par ailleurs presque identique à celle utilisée lors de la campagne référendaire de l’an dernier, qui ne représentait qu’un seul minaret transpercant la Suisse mais sans indiquer de femme en burka. 

Bien que légitime d’un point de vue juridique, la question de l’interdiction - ou non -  des affiches devra faire l’objet d’un recours devant une autorité judiciaire compétente car une décision politicienne d’exécutifs municipaux ne suffira pas. Car rien n’est pire en effet qu’une interdiction ! En opérant de la sorte, on risque de rendre des sujets tabous et d’interdire au peuple de s'exprimer sur des sujets de société qui le concernent pourtant. Le peuple, il faut le rappeler, n’est pas un imbécile ni un gamin qu’on guide par la main. Le peuple est l’organe de décision suprême de toute démocratie, et les cris d’ophraie de politiciens et de journalistes avides d’un ordre mondial omnipotent n’y changeront rien.

D’où sort cette initiative ?

On rappellera que cette initiative de l’ASIN est née de plusieurs cas concrets en Suisse allemande, lorsque des riverains avaient fait recours sans succès contre la construction d’un minaret. Les offices municipaux et cantonaux des constructions avaient rejeté ces recours au motif que le minaret n’était qu’un aménagement architectural sans conséquence, et que la liberté de religion devait être préservée.

Or c’est sur ce point précis que notre parti soutient cette initiative de l’ASIN.

La liberté de religion, c’est aussi le droit d’être athée

Quand les opposants de l’initiative, qui ont par ailleurs produit une contre-affiche très bien faite, brandissent le droit à la liberté de religion, ils confondent de fait liberté de religion et culture liées à l’interprétation de cette religion. On notera en Suisse que la liberté de religion est garantie par la constitution, comme celle de la liberté de pensée qui implique la liberté de changer de religion si on le souhaite, de ne pas respecter les préceptes et codes (vestimentaires ou alimentaires) de sa propre religion, d’épouser une personne d’une autre religion, ou de se convertir, ou d’être athée.

Ainsi dans les faits, les croyants de toute confessions en Suisse ne sont pas pourchassés ni mis en prison, comme dans certaines dictatures d’Afrique du nord, et du Moyen Orient, et peuvent librement se rendre sur un lieu de culte de leur choix. Est-ce à dire que cette liberté inclut des éléments périphériques non inscrits dans les textes sacrés, comme le fait de porter le voile (le hijab, la burka ou le tchador), d’épouser plusieurs femmes, de séparer les filles et les garçons dans les écoles ou les piscines, de sacrifier des moutons sans anesthésie préalable, ou de construire des minarets. Il est évident que ces pratiques culturelles de la religion n’ont pas de place dans un état laïque tel que le notre, où la loi républicaine s’applique à tous sans exception, ni sentimentalisme immigrationiste. Accepter par conséquent des demandes injustifiées de certains groupuscules religieux non indigènes sous le prétexte fallacieux d’appliquer la liberté de religion est par conséquent incompatible avec notre constitution et notre laïcité (une séparation stricte entre l’église et de l’état). Alors que beaucoup de Suisses sont chrétiens mais non pratiquants, la perception d’une nouvelle religion intrusive qui envahit l’espace public avec ses propres rites et coutumes en contradiction totale avec les us et coutumes de ce pays pose de fait un grave problème de cohabitation et d’intégration à long terme.

Islam et non « His-lam »

Alors que des prêtres de différents pays et origines peuvent officier lors de cérémonies chrétiennes , ce n’est pas le cas en ce qui concerne les représentants de différent courants musulmans en Suisse. En effet, malgré quelques efforts œcuméniques effectués au cours des dernières années, pour rapprocher les différentes religions chrétienne, juive et musulmanes, on remarque néanmoins qu’il est très difficile pour un imam par exemple saoudien, d’officier dans une mosquée turque ou bosniaque, et inversement. Le gros problème est donc la recherche d’un islam des lumières, international, qui intègre ces différents mouvements religieux. Comme le disent des musulmans américains, les fideles musulmans doivent pouvoir célébrer leur islam, et non appliquer un islam contrôlé par des hommes barbus rigoristes (his-lam) qui va à l’encontre des mouvements de libération de la femme. Des sondages par internet existent par ailleurs aux USA pour permettre aux fidèles de noter la qualité des imams officiants dans les mosquées, car les musulmans américains se sentent 100% américains.

Le droit à la liberté de religion ne doit pas interdire aux autres religions d’exister, comme par exemple interdire des crucifix dans des classes sous le prétexte que cela pourrait choquer d’autres religions (par exemple la crèche et le sapin de Noël). Au contraire, l’œcuménisme doit primer et chacun doit pouvoir « gouter » aux autres religions et partager un bon repas en communion et en respect avec l’autre.  Or demander un traitement de faveur sans offrir la moindre transparence ni dialogue par rapport à ces aspects culturels religieux souvent issus de régions étrangères reculées et pauvres  pose un réel problème pour les Suisses de souche.

Il est clair néanmoins que l’interdiction de minarets, même acceptée, ne réglerait pas la question de l’intégrisme tel que financé actuellement par des pays tels que l’Arabie Saoudite salafiste. Il convient aussi de ne pas tomber également dans la bigoterie et d’accorder trop d’importance aux symboles religieux, plutôt qu’au message. Comme en ce qui concerne la demande certains milieux religieux de ne pas anesthésier les moutons avant l’égorgement d’agneaux pour obtenir une viande 100% halal/casher, la pratique d’un abattement digne et sans douleur pour un animal ne doit pas être sacrifiée sur le faux autel de la liberté religieuse.

Le minaret pose donc un problème dans la mesure où son absence n’empêche pas l’expression d’une croyance religieuse. Une revendication trop forte de ces milieux, qui demande une application à 100% de leurs pratiques religieuses sectaires, est un réel danger pour notre société qui a déjà connu au moyen-âge des  guerres de religions sanglantes. Ne commettons pas la même erreur et évitons de brusquer la population indigène suisse avec un internationalisme debridé qui veut que les pratiques des immigrants s’applique à 100% chez nous. Il faut préciser que de nombreux suisses respectent les cultures des autres lors de voyages dans des pays musulmans, et il doit en être de même dans notre pays pour ces derniers. Le peuple a réussi à s’affranchir de la domination dogmatique de l’église durant l’inquisition, ne commettons pas la même erreur en nous soumettant à un autre dogmatisme religieux, sous le prétexte tant usé et abusé de tolérance…

On rappellera que le système féodal, y compris chrétien, garantissait au roi une bénédiction divine incontestable auprès du peuple. En démocratie, cette bénédiction divine n’existe plus que formellement comme en début de chaque conseil communal lorsque le président du conseil invoque la bénédiction divine, mais elle n’impose pas un monarque ou un leader religieux à vie, sans pouvoir de contestation. Ne tombons pas dans le même piège, et osons affirmer sans peur nos valeurs laïques qui elles ne sont pas négociables, car au centre de notre système démocratique. La religion peux être un opium pour les gens vulnérables et influençables, ne laissons pas des intégristes instrumentaliser la religion car dieu – ou allah – appartient à tout le monde.

 Ci-dessous, trois affiches de goupes de soutien différents:

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Burqa interdite? La Suisse se couche comme d'habitude

En Suisse, il est très rare de croiser des femmes portant la burqa, ce vêtement que certains n'hésitent pas à qualifier de «prison ambulante»
(Evelyne Widmer-Schlumpf en Burka)

Le débat est lancé en Suisse: faut-il bannir les burqas? Oui, on n'en veut pas, soulignent beaucoup de voix, mais une prohibition serait aujourd'hui plus néfaste qu'utile

Renaud Michiels - le 25 juin 2009, 22h19
Le Matin

Interdire la burqa? Le débat embrase la France depuis le début du mois. Depuis qu'André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux, a proposé de bannir ces «prisons ambulantes» que porteraient quelque 2500 femmes dans l'Hexagone. Il a depuis été rejoint par de nombreux élus et a obtenu lundi le soutien du président Sarkozy, pour qui ces «signes d'asservissement de la femme» ne sont pas les bienvenus en France.

Le débat, infiniment émotionnel, a traversé la frontière. Le président du PDC Christophe Darbellay se disait hier dans nos colonnes favorable à une interdiction de la burqa en Suisse. A droite, à l'UDC, certains sont prêts à suivre le Valaisan. Liberté de croyance ou pas, d'autres soulignent aussi leur refus de ces voiles islamiques intégraux, recouvrant tête, visage et corps des femmes. «Les burqas ne sont pas les bienvenues en Suisse non plus», résume le conseiller national Antonio Hodgers (Verts/GE). Pourtant, beaucoup ne veulent pas entendre parler d'une interdiction.

«Quelques touristes»
«A part quelques touristes, surtout pendant les Fêtes de Genève, combien de femmes en Suisse portent la burqa: une poignée? Se demande Antonio Hodgers. Aujourd'hui, une interdiction aurait deux effets: faire râler les milieux touristiques et donner l'impression à certains musulmans qu'on ne cesse de les stigmatiser. Quant aux quelques femmes déjà isolées du monde par leur burqa, elles risqueraient de se retrouver cloîtrées chez elles.»

«En France, le climat social sur toutes les questions liées à l'islam est plus que tendu, il existe là-bas une logique d'affrontement et de provocation, note Stéphane Lathion, président du GRIS, Groupe de recherche sur l'islam en Suisse. Mais la Suisse n'est pas la France et on voit ici très peu de burqas, alors ne nous laissons pas parasiter. Si on interdisait aujourd'hui en Suisse ce qui n'existe pas, ce serait jeter de l'huile sur le feu.»

L'interdiction de la burqa divise aussi à droite. «Prohiber un vêtement me semble peu compatible avec la société libérale qui m'est chère, mais ce débat me semble bien théorique, glisse le conseiller national UDC Yves Nidegger. Et si le problème devait apparaître, il me semble que les réponses existent déjà. Des règlements interdisent les «déguisements» qui dissimulent les visages hors des périodes de carnaval. Il suffit de les appliquer.» Invité mardi à la rédaction du «Matin», le radical Pierre Maudet développait la même pensée. Pour le conseiller administratif de la ville de Genève, il n'y a aucun problème à signaler. Donc, pour l'heure, une interdiction créerait surtout une tension.

Or qu'est-ce que la burqa ?
(source:
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/la-burqa-en-questions_768733.html)

Le voile, dont de nombreuses musulmanes à travers le monde se couvrent la tête, en totalité ou en partie, comporte de nombreuses versions. Elle se retrouve dans de nombreuses traditionset n'est pas forcément liée à l'islam. Le port du voile pour les femmes existe depuis l'Antiquité, par exemple chez les juifs dans la Bible et chez les Arabes bien avant l'avènement de l'islam.

La burqa est à l'origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan, qui l'ont rendue obligatoire, mais elle est loin d'avoir disparu après leur chute.

En France, le port du niqab est plus courant que celui de la burqa. Il s'agit d'un voile sombre qui tombe jusqu'aux pieds et qui couvre le visage à l'exception des yeux.

La burqa est-elle portée par beaucoup de femmes?

Difficile à dire. Il n'existe aucun chiffre susceptible de quantifier le phénomène. La commision d'enquête, si elle se crée, se penchera sur la question.

Qu'en dit l'Islam ?

Le port du voile est évoqué dans le verset 33 53 du Coran comme le montre l'extrait du livreLeChoc Jésus Mahomet de Christian Makarian (ed JC Lattès), directeur adjoint de L'Express. "D'après un hadith attribué à Aïcha, Omar aurait même recommandé au Prophète d'exiger que ses femmes sortent intégralement voilées pour se rendre nuitamment aux lieux d'aisances. Ce que Mahomet aurait refusé. D'un point de vue majoritaire chez les islamologues, on considère que Mahomet était doux avec les femmes. On dit également qu'il était soumis à la forte pression d'Omar, incarnation du rustre bédouin soucieux de maintenir coûte que coûte la domination absolue des hommes.

Néanmoins, au fil des siècles, l'interprétation la plus courante de ce verset consistera à étendre à toutes les femmes le port non pas l'usage de la "tenture" mais le port du voile. C'est cette interprétation, devenue une mauvaise tradition, que combattent aujourd'hui les intellectuelles progressistes, telles que Leïla Babès, qui s'insurge: "L'usage de ce concept comme voile de la femme, et de surcroît appliqué à l'ensemble des musulmanes alors qu'il est réservé aux épouses du Prophète, est un abus et un détournement de sens."



Requérant d’asile = profiteur, un slogan toujours d’actualité ! Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil

Lorsque vous vivez dans le Sahel, vous habitez dans une case avec vos poules, la nourriture est toujours la même : une sorte de polenta à base de mil ou de sorgho assaisonnée avec des épices locaux. Et parfois, à cause de la sécheresse, pendant certains mois, vous n’avez qu’un repas par jour.Quittant la région de sa naissance, S….., né en 1985,  dépose une demande d’asile en Suisse le 4 mai 2004.

Par décision du 13 janvier 2005 l’Office des migrations refuse d’entrer en matière sur sa demande et prononce son renvoi de Suisse. Selon cette décision, l’intéressé n’a pas convaincu les autorités qu’il était dans l’impossibilité de présenter une pièce d’identité et qu’il ne venait manifestement pas du Mali, comme il le prétendait. L’ODM estime donc que son renvoi est exigible.
Par la Suite S….. a bénéficié de l’aide d’urgence dans plusieurs centre FAREAS. Parfois il a reçu une aide uniquement en nature, parfois il a pu cuisiner lui-même ses repas et recevoir un peu d’argent.Et il va de soi que S….. était au bénéfice de soins médicaux d’urgence prodigués par la Polyclinique médicale universitaire.Suite à une décision du Service de la population du 14 décembre 2006, décision qui prévoyait à l’avenir une aide d’urgence uniquement en nature S….. a déféré cette décision auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud. Il faisait valoir que l’aide d’urgence était si peu étendue qu’elle était contraire à la dignité humaine.

Le 18 juillet 2008, la Cour de droit administratif du Tribunal cantonal a estimé que le fait que le recourant ne pouvait pas choisir et cuisiner ses aliments ne portait pas atteinte au noyau intangible du droit au minimum vital ni ne constituait une atteinte à la dignité humaine ou un traitement dégradant. Elle a par ailleurs retenu que le recourant, jeune homme célibataire et en bonne santé, pouvait être hébergé dans un établissement collectif. Enfin, la Cour a nié le droit à l’intéressé à des prestations en espèces sous la forme d’un argent de poche.S….. conteste  la décision du Tribunal cantonal ; il  fait recours auprès du Tribunal fédéral et demande notamment un montant de Fr. 15'000.- au titre de réparation morale.

Le 20 mars 2009 le Tribunal fédéral décide que, dans la mesure où il est recevable, le recours est rejeté. Parmi les considérants, il ressort de la prise de position de l’EVAM (Etablissement vaudois pour l’accueil des migrants) que les bénéficiaires de l’aide d’urgence peuvent suivre des programmes d’occupation qui ont un lien direct avec leur lieu de vie, par exemple des travaux de nettoyage ou de surveillance. Ils reçoivent pour cela une rémunération qui s’ajoute à l’assistance en nature. L’EVAM indique à ce sujet, que le recourant a participé aux nettoyages collectifs du 1er janvier 2008 au 31 juillet 2008, travaux pour lesquels il était indemnisé à hauteur de 300.- fr. par mois. Cette participation a dû être interrompue du fait que l’intéressé, à de nombreuses reprises, n’avait pas respecté les horaires pour cette activité.Le culot sans limites de cet africain qui vit aux frais du contribuable depuis 5 ans remet au goût du jour le slogan « requérant d’asile = profiteur ».

Lorsque on vient du Sahel, oser se plaindre de l’aide d’urgence pourtant généreuse dans le canton est indécent et provocateur.
Oser réclamer Fr. 15'000.- d’indemnité pour (soi-disant)  réparation morale alors que l’on est en situation illégale est malhonnête : c’est considérer notre pays comme une vache à traire ou une pompe à fric !Mais le rôle d’une association extrémiste de gauche n’est pas à négliger : Le Service d’aide juridique aux exilés, dont le nom précise bien son activité. Il s’agit de gens qui se démènent afin que le plus grand nombre de requérants puissent rester dans notre pays. Et dans cette affaire qui est allée jusqu’au Tribunal fédéral, le Service d’aide juridique aux exilés poursuivait un but : tenter d’obtenir une décision en faveur des requérants déboutés qui pourrait faire jurisprudence, par exemple obliger le canton à fournir de l’argent de poche, le plus possible bien entendu, à tous les profiteurs de notre hospitalité.

Vous pouvez lire l’ensemble de mon intervention au Grand Conseil sur le site de l’UDC et je vous dois un aveu : le but de mon interpellation n’est pas les réponses que Conseil d’Etat me donnera d’ici quelques mois, mais cette affaire est tellement scandaleuse qu’elle doit être médiatisée afin que le plus grand nombre de vaudois comprennent qu’on les prend pour des cons….   

Port du voile à l'école : deux Françaises déboutées à Strasbourg

lepoint.fr (avec agence)

Port du voile à l'école : deux Françaises déboutées à Strasbourg

Deux jeunes filles de confession musulmane se plaignaient d'avoir été exclues définitivement de leur établissement scolaire en 1999 pour avoir refusé de retirer leur foulard pendant les cours d'éducation physique et sportive. © PHILIPPE MERLE / AFP.

Deux jeunes Françaises qui contestaient leur exclusion définitive de leur école pour avoir porté le foulard pendant un cours de sport ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les deux requérantes sont deux jeunes femmes âgées de 21 et 22 ans et résidant à Flers, dans l'Orne. De confession musulmane, elles se plaignaient d'avoir été exclues définitivement de leur établissement scolaire en 1999 pour avoir refusé de retirer leur foulard pendant les cours d'éducation physique et sportive, alors qu'elles étaient en classe de 6e. À la suite de leur exclusion, elles ont finalement poursuivi leur scolarité par correspondance.

Leurs recours devant les juridictions administratives françaises ayant tous été rejetés, elles ont porté le dossier devant la CEDH. Elles s'appuyaient sur la Convention européenne des droits de l'homme, invoquant l'article 9 relatif au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion et à l'article 2 du Protocole 1 relatif au droit à l'instruction. Mais la Cour a conclu à la non-violation de l'article 9, estimant que la sanction de l'exclusion définitive "n'apparaît pas disproportionnée", et elle constate que les requérantes ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance. Selon les juges, les convictions religieuses des jeunes femmes ont donc été "pleinement prises en compte face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public". (Le Point)

Une excellente nouvelle pour ceux qui refusent le communautarisme.


Prostitution - Un mac bulgare sous les verrous

Frauen skrupellos zur Prostitution gezwungen

von Attila Szenogrady
Ein bulgarischer Chef-Zuhälter und drei Türken sollen im Grossraum Zürich Menschenhandel mit osteuropäischen Prostituierten betrieben haben. Nun drohen den Angeklagten hohe Freiheitsstrafen.

Für den am Mittwoch eröffneten Prozess hat das Bezirksgericht Zürich zwei volle Tage angesetzt. Am ersten Verhandlungstag stand ein 38-jähriger Chef-Zuhälter aus Bulgarien im Mittelpunkt. Der mutmassliche Menschenhändler zeigte sich wortkarg und verweigerte die Aussage. Mehr zu erzählen hatten die Gerichtsakten. Demnach hatte der Angeklagte bereits früher in Südfrankreich ein einträgliches Sexgewerbe mit vornehmlich osteuropäischen Frauen betrieben. Bis ihn die französische Justiz mittels einer Freiheitsstrafe von fünf Jahren für längere Zeit aus dem Verkehr zog.

Laut Anklage ein strenges Prügelregime

Im August 2006 wechselte der Bulgare nach seiner Haftentlassung das «Revier» und setzte neu auf das Zürcher Rotlicht-Milieu. Die Anklageschrift schilderte, wie der Chef-Zuhälter drei Landsfrauen aus Osteuropa in die Prostitution an der Limmat einführte und dabei ein strenges Regime aufzog. Dabei soll der Angeschuldigte die wirtschaftliche Notlage der Opfer skrupellos ausgenutzt haben. Regte sich Widerstand, so setzte es für die Geschädigten auch massiv Prügel ab.

In der Folge kontrollierte der Boss die Einkommen der Prostituierten und schöpfte jeweils mindestens die Hälfte ihrer Einkommen ab.

Viereinhalb Jahre gefordert

Innerhalb eines Jahres weitete der Angeklagte seine Tätigkeit von Zürich aus bis in die Ost- und Innerschweiz aus. Unter Mithilfe von drei türkischen Staatsangehörigen, die laut Anklage auch weitere Frauen aus Rumänien in die Prostitution zwangen.

Laut Staatsanwältin Silvia Steiner galt der Bulgare als Organisator, Transporteur und als Stellenvermittler. Bis zum 10. Juli 2007, als die Polizei zuschlug und der verhaftete Mann bis heute hinter Gitter verschwand.

Wo er laut Steiner auch für längere Zeit bleiben soll. So forderte sie für den Angeklagten vor Gericht eine hohe Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren. Wegen mehrfachen Menschenhandels und Förderung der Prostitution.

Für die drei weiteren Beschuldigten verlangte Steiner bedingte Strafen. Zwei Mal 18 Monate sowie ein Mal zwei Jahre.

Urteil am Donnerstag erwartet

Die Verteidiger setzten sich in längeren Plädoyers für Freisprüche ein. In erster Linie, da die massiven Vorwürfe gar nicht zu beweisen seien und die Frauen ihrer Tätigkeit freiwillig nachgegangen seien. Das Gericht stellte in Aussicht, dass die Urteile bereits am Donnerstag eröffnet werden.

Il n'y a que le conseil fédéral pour trouver que l'extension des accords bilatéraux est un long fleuve tranquille.


Cinq ans de réclusion pour trafic de cocaïne

La Cour d'assises de Neuchâtel a condamné mardi à cinq ans de prison ferme le principal accusé d'un procès intenté à quatre trafiquants de cocaïne d'origine africaine. Le Ministère public avait requis sept ans de réclusion.

Deux autres prévenus ont été sanctionnés d'une peine de prison de trois ans, avec sursis partiel pour 21 mois pour l'un et pour 18 mois pour l'autre. Le délai d'épreuve a été fixé à trois ans. La Cour d'assises a prononcé la libération immédiate d'un quatrième accusé, condamné à une peine assortie d'un sursis. Le trafic incriminé portait sur 2,8 kg de cocaïne. Le président de la Cour a placé le principal accusé au bénéfice du doute pour environ un tiers des quantités mentionnées dans l'arrêt de renvoi. Les peines prononcées seront effectuées sous déduction de 345 jours de détention préventive. La peine infligée au principal accusé tient compte de son rôle de pourvoyeur de la cocaïne. Les autres prévenus étaient accusés d'avoir écoulé et revendu une partie de la drogue dans le canton de Neuchâtel, ainsi qu'à Bienne, Berne, Lausanne et Genève. Les faits incriminés se sont produits entre l'automne 2006 et novembre 2007.

Jeunes migrants

Ågés de 19 à 22 ans, les trafiquants sont originaires de Guinée, pour deux d'entre eux, ainsi que du Sénégal et de Côte d'Ivoire. Trois d'entre eux sont engagés dans une procédure d'asile. Un quatrième vivait clandestinement en Suisse, après une décision de non entrée en matière sur une demande d'asile. Lors de leur interrogatoire devant le tribunal, ils ont décrit le trafic de cocaïne comme le seul moyen pour eux de se procurer un revenu. Dans son verdict, la Cour ne s'est pas prononcée sur le renvoi des prévenus dans leur pays d'origine à l'issue de leur période de réclusion. (source: 20min)

On se rappelle les propos de notre ministre cantonal Jean Claude Mermoud quand il disait que les ressortissants africains non qualifiés avaient 10X plus de chances de ne pas trouver de travail que des Suisses....En fait, c'est toute la politique migratoire qui prend l'eau: accepter des faux requérants d'asile sans espoir de les intégrer dans le marché du travail est ridicule. Mais l'ODM s'en fiche, et fait rentrer n'importe qui avec en prime avec un billet de train pour se rendre au centre d'acceuil sans escorte policière. Rien d'étonnant à ce qu'ils disparaissent dans nature, ou jouent le jeu Clandestinité-Asile-NEM-Clandestinité....sans pouvoir les renvoyer dans leurs pays. Qu'est-ce que l'ODM attend pour convoquer immédiatement les ambassadeurs grassements payés de leurs pays respectifs?


La Suisse inondée de requérants d'asile

La Suisse a été littéralement submergée par une vague de requérants d'asile durant le troisième trimestre 2008. L'augmentation de 40% par rapport à la même période de l'année précédente est révélatrice des négligences qui ont repris le dessus dans le secteur de l'asile depuis le début de cette année. L'UDC demande des mesures urgentes pour endiguer ce mouvement.

La dernière statistique de l'asile publiée par l'Office fédéral des migrations (ODM) est inquiétante. De toute évidence, le relâchement dans la pratique suisse de l'asile a été systématiquement exploité. Le nombre de demandes déposées en Suisse a progressé de 39,5% au 3ème trimestre 2008 par rapport à la même période de 2007. Alors que la conseillère fédérale responsable, Eveline Widmer-Schlumpf, se présentait dans la presse dominicale comme une partisane d'une politique dure dans ce domaine, les derniers chiffres donnent une image très différente de cette prétendue rigueur. La politique d'asile de l'actuelle ministre de la justice est un échec. Le nombre de demandes d'asile continue d'augmenter et ce développement va même en s'accélérant.

Aspect particulièrement choquant de cette situation, les requérants proviennent surtout des pays qui suscitent depuis quelque temps déjà des discussions politiques. L'Erythrée et la Somalie sont toujours en tête. L'UDC a relevé dans plusieurs interventions parlementaires le problème que posent les demandes d'asile déposées en masse par des déserteurs érythréens, mais jamais le Département fédéral de justice et police n'a réussi à esquisser la moindre ébauche de solution. Alors que le précédent chef du département voulait s'attaquer à ce problème en recourant au droit d'urgence, la nouvelle ministre préfère détourner la tête.

La vague de requérants d'asile qui submerge actuellement la Suisse nécessite cependant une réaction immédiate. Durant la dernière session parlementaire d'automne, le groupe UDC a invité le Conseil fédéral à répondre à quelques questions centrales et à proposer des mesures pour freiner ce développement. La Suisse a de nouveau besoin d'une politique dure et systématique dans ce domaine, faute de quoi elle deviendra très rapidement la Mecque des requérants de tous bords.

Un premier pas dans la bonne direction consiste à renforcer le Corps des gardes-frontière afin de resserrer le dispositif de surveillance aux frontières suisses, notamment au sud en direction de l'Italie. Mais d'autres mesures sérieuses doivent suivre pour mettre fin à l'immigration clandestine et aux agissements des bandes criminelles de passeurs qui exploitent la mollesse de la Suisse. On attend maintenant de Madame Widmer-Schlumpf qu'elle fasse suivre d'actes ses déclarations grandiloquentes dans les médias.

(C) Communiqué UDC Suisse, 08.10.2008

Islam, islam radical et Occident

Source: Les4verites.com

Thieulloy (de) Guillaume - lundi 06 octobre 2008

islamisme, livres
L'Islam radical à la conquête du mondeUn déplacement en province m’a enfin permis de lire l’ouvrage de l’islamologue Daniel Pipes, traduit par Guy Millière : « L’islam radical à la conquête du monde ». Cet ouvrage, très documenté sur les évolutions contemporaines du monde islamique, est fort stimulant et j’en conseille vivement la lecture aux abonnés des « 4 Vérités ».

La thèse en est double. D’une part, l’auteur nie que le problème central soit le terrorisme, et voit bien plutôt en l’idéologie de l’islam radical le principal problème politique contemporain. Conséquence de ce premier point, « la forme la plus efficace du contre-terrorisme consiste à combattre non pas les terroristes, mais les idées qui les motivent » (p. 317).

D’autre part, l’auteur nie que l’islam radical soit une interprétation religieuse de l’islam et veut au contraire soigneusement isoler les tenants de l’islam radical des fidèles de l’islam tout court.

Il est agréable de lire enfin un universitaire qui ne pratique pas la langue de bois ! Pipes appelle un chat un chat et un islamiste un ennemi. C’est évidemment la première étape, sans laquelle aucune résistance n’est même simplement envisageable. Au demeurant, il ne raisonne pas uniquement dans l’abstraction, mais vise aussi nommément les politiques de démission de beaucoup de gouvernements occidentaux – et la France en fait hélas ! partie –, surtout en matière d’immigration et d’intégration.

Je reste cependant perplexe devant la distinction islam/islam radical.
Certes, il est clair que les nations occidentales devraient aider les intellectuels musulmans qui résistent à l’islam radical. Maintenir un pluralisme au sein de la sphère islamique est nécessaire. Mais cela ne peut guère aller au-delà d’un soutien « logistique » (garantir la sécurité de ces intellectuels, leur assurer une diffusion…). Car on voit mal sur quelle base les Occidentaux pourraient favoriser telle ou telle lecture de la tradition islamique. Je crains qu’il ne faille accepter que l’islam radical soit bien (contrairement à ce que dit Pipes) une des branches de l’islam, et pas nécessairement la moins légitime. Comme Occidentaux, nous avons toujours tendance à percevoir les autres civilisations à travers le prisme de nos habitudes, mais il n’existe aucune autorité « magistérielle » dans la religion islamique (plus exactement, il en existe des milliers) et Ben Laden n’est pas moins légitime dans sa lecture du Coran que Dalil Boubakeur.

Par ailleurs, une chose me paraît étrange dans la stratégie de Pipes. D’une part, en effet, il considère que, comme naguère face au communisme, il faut proposer la démocratie libérale et l’économie de marché dans toute la sphère arabo-musulmane et, d’autre part, il accepte l’alliance avec des dictatures pour réprimer l’islam radical et l’empêcher de prendre le pouvoir. Pour prendre un exemple largement débattu dans nos colonnes, on pourrait penser que, si le combat contre l’islam radical est prioritaire comme le pense Pipes, il eût été préférable de laisser Saddam Hussein en place, en le laissant réprimer les chiites de Sadr et autres radicaux et de s’opposer militairement à l’Iran, plutôt qu’à l’Irak.

En outre, il semble que chaque élection libre dans un pays musulman amène au pouvoir le FIS en Algérie, les islamistes d’Erdogan en Turquie, le Hamas en Palestine
… Il n’est donc pas vraiment évident que répandre la démocratie soit la meilleure façon de résister à l’islam radical.

Enfin, j’aurais une critique plus « européo-centrée ». Partant de l’idée que la bataille pour le cœur de l’islam est, au plan géopolitique, essentiellement un combat entre l’Iran et la Turquie (au passage, remarquons que les deux pays professent un islam difficilement « exportable » dans les pays arabes : un chiisme de culture perse pour l’un et un islam fortement teinté de soufisme pour l’autre), Pipes suggère aux Européens d’accueillir au plus vite la Turquie.

Le problème est que l’on ne peut renier les appartenances civilisationnelles pour des motifs stratégiques
, même prioritaires. À supposer que l’UE accueille la Turquie (comme il est à craindre qu’elle le fasse, l’ensemble des dirigeants européens y étant favorable), la Turquie n’en deviendrait pas européenne pour autant et rien ne l’empêcherait, à l’occasion d’un conflit éventuel, de choisir plutôt la solidarité islamique que la solidarité « européenne »…

Bref, un livre extrêmement stimulant, posant énormément de questions d’une brûlante actualité, ayant le courage de quitter le ciel des idées pour proposer des solutions concrètes, mais ces solutions n’en sont qu’à leur balbutiement.
Le débat sur l’islam radical ne fait que commencer…

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Musulmans prêts à faire une croix sur le minaret

L'incompréhension. Sans animosité, mais presque avec incrédulité. C’est le sentiment qui domine face à l’initiative antiminarets au Centre islamique de Lausanne. Avant le repas de rupture du jeûne – ramadan oblige –, parmi le va-et-vient vers la salle de prières, les hommes se plient volontiers aux questions. Sauf, bien entendu, ceux qui sont en retard pour leurs oraisons.

Mais ne serait-ce pas parce que leur centre possède déjà son minaret, et ce depuis 1975? «Non, pas besoin de minaret pour prier. L’objet architectural n’a aucune incidence sur notre foi, qui se trouve dans notre cœur» est la réponse qui fait l’unanimité, et ce d’ailleurs aussi bien au bout du lac que dans la capitale vaudoise.
Seul Mourad, 45 ans, soulève une autre explication au «désintérêt» général pour l’initiative: «Nous ne donnons pas d’importance à ce texte pour ne pas créer de problème. Pour ne pas offenser les Suisses non musulmans. De même que nous ne vous demanderons pas de mettre un voile pour rentrer dans notre centre.»

«C’est la démagogie du bla-bla»: beaucoup de croyants dénoncent «la dimension électoraliste de l’initiative, qui joue sur les peurs au lieu d’essayer de comprendre ce qu’est l’islam» et stigmatise une catégorie de croyants.

«Le fait d’avoir des minarets sur nos lieux de prière n’est pas prioritaire, affirme Adel Mejri, président de la Ligue des musulmans de Suisse. La preuve: il y a environ 130 à 140 centres islamiques sans minarets en Suisse, contre seulement deux mosquées avec.»

Pour lire la suite, cliquez ICI
(TdG)

Malheureusement, force est de constater qu'il n'y a pas vraiment d'interlocuteur valable au niveau suisse en ce qui  concerne la communauté musulmane. Les peurs des suisses concernant l'Islam sont surtout véhiculées par le lien presque sacré qui est fait par certains tenants d'un islam radical avec le conflit israelo-palestinien. Pour s'en convaincre, il suffisait d'écouter une editrice d'un magasine pour les femmes musulmanes aux USA récemment à l'université de Genève pour se convaincre de l'énorme différence entre eux, et nous. Alors qu'aux USA, les musulmans sont dans l'immense majorité américains d'abord, chez nous c'est l'inverse. Les pseudos-discours de tolérance cachent en fait des groupes principalement noyautés par les frères musulmans, surtout en Suisse romande. On rappellera la controverse autour de l'ancien directeur de la Grande Mosquée de Genève, nommé par l'Arabie Saoudite, qui avait faché tout le monde. Pour ces derniers, le dialogue inter-religieux n'est tout simplement pas possible. Comme le disait une source proche de la police, les musulmans d'origine arabe font le ménage dans les mosquées et "virent" les autres communautés musulmanes. Comment parler alors d'un seul islam en Suisse si les fidèles de certaines communautés n'arrivent pas à s'entendre sur un imam commun. Au moins, avec l'église, nous n'avons pas ce problème là.


Initiative anti-minarets: l'expression d'une crainte

Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil vaudois, défend l'initiative comme un moyen de pression sur la communauté musulmane afin qu'elle se plie aux règles suisses.

François Brélaz
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

Pour vivre en harmonie, les différentes cultures et les différentes religions doivent se respecter mutuellement. La culture majoritaire doit respecter les minorités, mais celles-ci doivent éviter d'être trop revendicatrices et donner l'impression que les minorités veulent imposer leurs us et coutumes au plus grand nombre.

Il est de notoriété publique que les musulmans sont pluriels et divisés. De façon simpliste, je mets en évidence deux groupes: celui des Balkans, qui représente la moitié de la population musulmane de Suisse. Ce sont des gens discrets qui ne posent pas de problèmes. Le second groupe composé de ressortissants du Maghreb et de l'Orient est assez revendicatif.

C'est parce que j'ai trouvé que certains leaders étaient trop arrogants et se comportaient comme en pays conquis que j'ai décidé de soutenir cette initiative. Tous les pays musulmans sont des dictatures dans la mesure où, même s'il y a un parlement, il y a toujours une oligarchie royale ou militaire qui tire les ficelles. Ces prochains mois, lorsque le Conseil fédéral ou nos ambassadeurs rencontreront des représentants d'Etats où l'islam est religion d'Etat, ils devront expliquer ce qu'est la démocratie et par la même occasion exprimer leurs préoccupations concernant les persécutions dont les chrétiens sont victimes.

Parmi les revendications de certaines personnalités, je rappelle quelques déclarations maladroites de Mme Karmous, présidente des femmes musulmanes. Par exemple, lors de l'affaire des minarets, elle déclarait dans le journal Le Matin du 12.2.2006: «L'Occident veut-il une troisième guerre mondiale?» Puis, dans le même article, concernant la séparation des hommes et des femmes dans les piscines, elle déclare: «A la piscine, par exemple, la Suisse comprendra bien assez vite qu'il faut séparer les garçons et les filles. Je suis sûre que, d'ici dix ou quinze ans, ce sera le cas.» Et plus loin: «Mon rêve est que les autorités acceptent que les étudiantes et les enseignantes musulmanes puissent venir voilées à l'école. Mais ça viendra.» Le Tribunal fédéral a tranché: les élèves peuvent porter le voile à l'école, mais pas les enseignantes. Comme Suisse et chrétien, peut-on admettre sans réagir qu'une immigrée, même si elle a le passeport à croix blanche, puisse tenir des propos aussi conquérants?

D'autre part, en lisant M. Hani Ramadan, on peut se poser la question de savoir si islam et démocratie sont compatibles: «L'islam comprend une notion qui est étrangère à la démocratie moderne: l'obéissance de tous les citoyens musulmans va d'abord à la loi divine. C'est elle, la charia, qui constitue la référence normative de la communauté» (L'islam et la dérive de l'Occident, Editions Maison d'Enmour).

Dans les pays du Maghreb et d'Orient, la situation des chrétiens est désespérée. En Arabie saoudite, la liberté religieuse est inexistante. Il est strictement interdit aux non-musulmans de pratiquer leur religion et ils sont privés de tout lieu de culte. Cet Etat, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne permet pas chez lui la construction de la moindre chapelle.

En Iran et en Irak, des femmes chrétiennes sont obligées de porter le voile pour ne pas être importunées. Depuis l'adoption, en 2006, par les autorités algériennes, de règles visant à réglementer les activités religieuses autres que musulmanes, les chrétiens sont persécutés: fermetures d'églises, procès et menaces de prison pour détention d'exemplaires de la bible, prison avec sursis pour des personnes qui décident de quitter l'islam pour la chrétienté.

En juin 2008, un conseiller national s'est inquiété de cette situation et a interpellé l'exécutif fédéral. Dans la réponse, Mme Calmy-Rey affirme que le Conseil fédéral a connaissance des tracasseries auxquelles sont soumis certains milieux chrétiens et que le sujet a été abordé par le Conseil fédéral lors d'échanges avec les autorités algériennes.

Dans ce contexte, il faut défendre le principe de la réciprocité: ce n'est pas parce que nous sommes une démocratie qu'il faut admettre qu'un immigré puisse, au nom de la religion, exprimer des revendications excessives, se les voir accordées, alors que ce même musulman, dans son pays d'origine, mettra le chrétien en prison!

Tout immigré qui vient en Suisse doit respecter les habitants de souche, et je me souviens de cette expérience faite en juin 2006. Le Centre islamique de Lausanne avait organisé une soirée de débats. A un moment donné, je discute avec une musulmane; à la fin de notre entretien, je lui tends la main pour dire au revoir et, à mon grand étonnement, elle la refuse: comme pratiquante, elle ne serre pas la main d'un homme. J'ai été tout d'abord étonné, puis vexé. Et là, je suis prêt à passer pour intolérant, mais je n'admets pas une telle attitude. Cette femme doit comprendre que même comme personne très pratiquante, elle ne peut pas se comporter de la même manière selon qu'elle vit à Alger ou à Lausanne et que dans notre pays elle doit consentir à des adaptations.

S'ils veulent être acceptés, les musulmans doivent être moins revendicatifs et plus discrets...
(Le Temps)

Pour illustrer la justesse de ses propos, un article paru dans le journal français Le Point, rapporte l'étonnante controverse autour du port du voile dans une auto-école...Jusqu'où irons nous avant de réagir! L'histroire ne dit pas si le frère de la conductrice voilée devra être présent à l'examen théorique et pratique. En Arabie Saoudite, les femmes ne peuvent conduire seule.