Initiative anti-minarets - Le Conseil Fédéral baisse son pantalon et invite la population à faire de même

Face à l'aplaventrisme affairiste du Conseil Fédéral, il convient d'affirmer haut et fort que le minaret n'est pas un élément essentiel dans la pratique de la religion musulmane. C'est un peu comme si les églises catholiques situées dans les cantons protestants exigeaient une croix catholique de 6 mètres de haut (comme le prévoit le minaret de Wangen). Tout ceci n'est pas sérieux et compromet lourdement l'attachement des suisses à leur histoire judéo-chrétienne, ainsi qu'au siècle des lumières et à la laïcité. Comme le Conseil Fédéral l'a déjà fait, il confond certains signes culturels de l'islam (comme les hijab des saoudiens rigoristes) avec l'islam lui même. Comme dans le cas de la viande halal en Suisse, ce n'est pas une interdiction de la pratique de l’égorgement sans anesthésie d’un mouton qui doit empêcher à quelqu'un de pratiquer sa religion. Ce qui est particulièrement grâve, c'est qu'on baisse notre pantalon face à l'intégrisme religieux moyenâgeux pour faire du business (dont le tourisme juteux durant l'été à Genève) avec des gens qui se fichent de nos valeurs. Est-il normal de croiser des femmes complètement voilées dans les rues de Genève? Va-t-on autoriser les maris saoudiens a tenir leur femme en laisse et les mettre au pas avec un martinet? Tout ceci est une honte. Espérons que le peuple retrouvera la raison et refusera ce chantage fédéral.
Comme la Suisse aime beaucoup être plus tolérante que les autres en matière de religion, jetons un coup d'œil au rapport dramatique du Département d'Etat américain sur l'état des droits de l'homme et de la liberté de religion en Arabie Saoudite. Arrêtons notre hyprocrisie mercantile et soutenons l'initative anti-minarets.
Droit de l’Homme en Arabie Saoudite, 2007
Les femmes - en particulier dans les villages et les zones rurales - ont continué d'être victimes de discrimination en vertu de la charia. Bien qu'elles aient le droit à la propriété et ont droit au soutien financier de leur mari ou leur famille de sexe masculin, les femmes ont peu de droits politiques ou sociaux et ne sont pas traitées comme des membres égaux de la société. Conformément à l'establishment religieux et son 'interprétation de la charia, les femmes sont interdites de se marier avec non-musulmans, mais les hommes sont autorisés à se marier avec des femmes juives. Les femmes chrétiennes sont limitées dans leur utilisation des services publics lorsque les hommes sont présents et utilisent des endroits spécialement désignés . Les femmes risquent d'être arrêtés par la police religieuse pour rouler dans un véhicule conduit par un homme qui n’est pas un employé ou un proche parent de sexe masculin. Toutes les femmes, y compris les conjointes des étrangers hommes, ainsi que les enfants doivent avoir la permission d'un homme pour recevoir un visa de sortie pour voyager. En public, les femmes doivent porter une abaya (un vêtement noir qui couvre tout le corps) et aussi à couvrir la tête et les cheveux. La police religieuse oblige les femmes musulmanes de couvrir leur visage et les non-musulmanes d'autres pays asiatiques et africains de se conformer pleinement avec les coutumes .
Liberté de religion en Arabie Saoudite
Il y avait aussi des accusations de harcèlement, d'abus, ainsi que les meurtres aux mains des mutawwa'in (police religieuse) qui travaillent pour la Commission de promouvoir la vertu et la prévention de vice (CPVPV). En outre, des dizaines de travailleurs étrangers et des membres de leur famille ont été arrêtés pour la pratique de leur foi et déportés. Ces incidents ont causé de nombreux non-musulmans de pratiquer leur culte dans la peur, et de manière à éviter la découverte par la police et mutawwa'in. Il y avait aussi des préoccupations sur les manuels scolaires saoudiens qui continuent de contenir des déclarations d'intolérance à l'égard des Chiites, des Ismaéliens, des juifs, des chrétiens et des autres groupes religieux, et de telles déclarations ont également été faites par des fonctionnaires, les enseignants et le gouvernement imams rémunérés.
Conformément à l’ interprétation officielle du pays de l'islam, il est considéré comme acceptable d'exercer une discrimination contre les religions organisées pour être polythéiste. Les chrétiens et les Juifs, qui sont classés dans les «Gens du Livre», sont également victimes de discrimination, mais dans une moindre mesure. Cette discrimination se manifeste, par exemple, dans le calcul de mort accidentelle ou de réparation des lésions. Par exemple, en fonction du pays de l'interprétation de la charia, dans le cas où un juge rend un jugement en faveur d'un demandeur qui est un juif ou chrétien de sexe masculin, le demandeur n'a le droit de recevoir 50 pour cent de l'indemnité qu'un musulman de sexe masculin seraient de recevoir et de tous les autres (y compris les hindous, les bouddhistes et les sikhs) ne sont en droit de recevoir 1 / 16 du montant qu'un homme musulman recevrait. Par exemple, le témoignage de chiites peuvent être ignorées dans les tribunaux ou est réputé avoir moins de poids que le témoignage de sunnites, en dépit des déclarations officielles du gouvernement que les juges ne font pas de discrimination fondées sur la religion lors de l'audition des témoignages. En outre, le témoignage d’une femme vaut la moitié de celle d'un homme, et le témoignage d’un non-musulman a moins de valeur que celle d'un musulman.
Le gouvernement n'a officiellement pas permis à des non-membres du clergé musulman à entrer dans le pays pour mener des services religieux, bien que certains l'ont fait sous d'autres auspices, et le gouvernement a généralement admis leur performance discrète de fonctions religieuses. Il est difficile pour la plupart des non-musulmans de maintenir le contact avec le clergé, en particulier les catholiques romains et orthodoxes chrétiens qui exigent un prêtre sur une base régulière pour recevoir les sacrements exigées par leurs croyances. Toutefois, de nombreux non-musulmans ont continué à se réunir pour le culte privé.
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28 Août 2008 à 16:22 dans
- Migrations
