Pour son 65 anniversaire, le conseiller fédéral Pascal Couchepin, brille par son incompréhension de la problématique musulmane dans notre pays. Peut-être est-ce temps pour lui de tirer sa révérence?
Interview du Journal le Temps avec Pascal Couchepin:
- Faut-il tolérer une enseignante voilée dans une école publique?
L'important, c'est d'éviter les pressions. Si une jeune fille vient de son propre chef avec un voile, pourquoi la blesser en le lui interdisant? La limite est plus stricte pour les enseignantes, qui pourraient exercer une influence directe sur les enfants.
- Pourquoi ne pas édicter des règles claires?
Ce serait précisément commettre une erreur. Plus on a des chances de régler le problème au niveau local, au cas par cas, moins on stigmatise. Evitons d'attiser le communautarisme. Il ne faut pas réduire l'identité des individus de confession musulmane à leur religion! Les extrémistes en Suisse ont peu de succès. Or, multiplier les interdits leur donne du grain à moudre.
- Inutile, donc, de définir des critères d'intégration?
Comment les appliquer? J'ai lu qu'une commune argovienne avait conçu une charte pour les personnes qui viennent s'y établir, afin que ces dernières respectent les us et coutumes du village.
- Vous n'êtes donc pas opposé à la construction de minarets?
Non, ça relève du règlement des constructions. Elever une jolie mosquée à proximité de voies d'accès, avec des places de stationnement, c'est agréable pour les usagers, non? Et pour les résidents du quartier, il y a des visions plus désagréables qu'un minaret!
Apres avoir complètement raté la réforme de l’AVS et de l'AI et s’être pavané dans diverses manifestation culturelles, l’étatiste Couchepin – autrefois libéral quand il présidait le SECO – ne laissera certainement pas une trace indélébile dans l’histoire de notre pays.