L’UE offre à Belgrade un accord au rabais sur un veto néerlandais
Les pays européens ont proposé hier à la Serbie de signer le 7 février un accord essentiellement commercial et de facilitation de visas, en raison de l’opposition des Pays-Bas à un accord complet de rapprochement UE-Serbie, selon le texte de l’accord vu par l’AFP. «Nous avons adopté un texte très intéressant qui ouvre les portes à l’entrée de la Serbie dans l’UE», a déclaré le ministre slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, lors de la conférence de presse finale. «Le 7 février nous voudrions signer un accord politique intérimaire de coopération», comportant «un cadre qui nous permettra de faire des progrès en termes de dialogue politique, de libre-échange et de libération des visas et de coopération dans le domaine de l’éducation», a-t-il ajouté. – (AFP)
L'UE montre une fois de plus qu'elle se fiche éperdument de l'avis des pays qui s'opposent à une ouverture sans limite. Comme le parodiait le Canard Enchainé au sujet d'un voyage de Jacques Chirac en Chine, "Bientôt l'empire du milieu sera dans l'Europe, moyennant de juteux contrats". Partie d'un bel idéal, L'UE est devenue une grande braderie du travail à la course au toujours moins cher, sans proximité avec les travailleurs nationaux, et pour un profit maximum pour quelques uns. L'élargissement de l'Europe n'est pas une fatalité et les retombées financières ne profitent en fait qu'aux grands cartels de la grande distribution qui asphyxient les PME. Comme pour l'EEE, les grands milieux économiques nous répètent encore une fois la rengaine de la nécessité "impérative" de reconduire les accords bilatéraux, faute de quoi le pays court à la catastrophe. Il faut au contraire s'élever contre cette propagande de "l'inéluctable" et s'interroger sur l'identité de ces profiteurs au long cours (boursier) des accords bilatéraux. Si les travailleurs suisses ne veulent pas des boulots au rabais dans le bâtiment, la restauration et l'hôtellerie, c'est peut être aussi que les conditions ne pas optimales, loin de là. Prétendre que les suisses sont des paresseux trop payés est un mensonge éhonté qui permet aux grands patrons d'augmenter leur salaire sans grande contre-prestation. Il faut dire halte à ce racket, et favoriser grâce à des épargnes défiscalisées la création d'entreprises avec du personnel local, et non l'asservissement dans une usine à la chaine sans perspective de développement personnel. La suppression de la préférence nationale et l’égalité avec l'UE n'est à ce titre rien d'autre qu'une trahison pour les suisses dupés. Si nous ne réagissons pas, nous pourrons bien nous retrouver, comme au Japon, avec des parcs publics peuplés de personnes licenciées parce que plus rentable ou trop cher.
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30 Janvier 2008 à 18:10 dans
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