Calmy-Rey considère son voyage en Iran comme exemplaire
Traduction de la NZZ page 17, 15 Mai 2008
http://l036sys0.nzz.ch/2008/05/15/il/articleG53S9.html
Au cours d'un discours durant le Swiss Export Day à Lucerne, la conseillère fédéral Calmy-Rey s'est pliée à un vieil exercice, comme de nombreux conseillers fédéraux avant elle: débattre de la politique économique extérieure de la Suisse.
Lors d'une conférence organisée par l'association des exportateurs suisses, la cheffe du DFAE est remontée jusqu'à 1917 lorsque le Conseil fédéral pratiquait la séparation des département du commerce et de l' économie pour des raisons de neutralité, et laissait les diplomates du commerce agir comme un ministère de l'ombre des affaires étrangères. Calmy-Rey n'a pas (du moins pas explicitement) plaidé pour une réintégration de la section commerciale étrangère dans le DFAE. Elle a néanmoins décrit l'ère de la politique commerciale extérieure "apolitique", comme étant du passé.
Nucléaire et traité gazier
Calmy-Rey a utilisé l'événement à Lucerne non seulement pour justifier sa présence à Téhéran pour la signature de l'accord gazier pour EGL, la filiale d'Axpo. Elle a également décrit ce voyage comme "un modèle d'exemple de coopération réussie entre une entreprise suisse et la diplomatie suisse». La société (qui appartient aux cantons situés dans la partie orientale du pays) livrera la plus grand partie du gaz acheté en l'Italie, mais la Suisse bénéficiera de la diversification de ses voies d'approvisionnement
Sa remarque selon laquelle l'accord entre Axpo-EGL et la société gazière étatique iranienne Nigec aurait été conclu grâce au rôle de Suisse dans le différend nucléaire avec l'ONU est particulièrement surprenante. D'après la cheffe du DFAE, "les liens étroits établis dans ce contexte ont permis d'obtenir un soutien spécifique pour ce projet afin que les négociations pour le contrat gaz puissent être conclues avec succès." Cette mention figure en bas de page 4 du texte du discours disponible sur le site du DFAE
Commentaire
Les États-Unis ont plus ou moins toléré le traité le gazier signé par la Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran depuis 1979. Pour des raisons stratégiques ou pour réduire la domination de la Russie comme fournisseur de gaz en Europe, Washington est intéressé par un couloir gazier du Caucase au Sud de la Méditerranée. Mais si le DFAE fanfaronne (pour des raisons domestiques), sur la réalisation de ce contrats lucratif avec l'Iran par le biais de ses activités de médiation, il envoie alors un message à ceux qui dans le pays cherchent à considérer le DFAE que comme "un département de service", et l'étranger à ceux qui ont introduit des recours collectifs contre les entreprises suisses qui opèrent en Iran.
http://l036sys0.nzz.ch/2008/05/15/il/articleG53S9.html
Au cours d'un discours durant le Swiss Export Day à Lucerne, la conseillère fédéral Calmy-Rey s'est pliée à un vieil exercice, comme de nombreux conseillers fédéraux avant elle: débattre de la politique économique extérieure de la Suisse.
Lors d'une conférence organisée par l'association des exportateurs suisses, la cheffe du DFAE est remontée jusqu'à 1917 lorsque le Conseil fédéral pratiquait la séparation des département du commerce et de l' économie pour des raisons de neutralité, et laissait les diplomates du commerce agir comme un ministère de l'ombre des affaires étrangères. Calmy-Rey n'a pas (du moins pas explicitement) plaidé pour une réintégration de la section commerciale étrangère dans le DFAE. Elle a néanmoins décrit l'ère de la politique commerciale extérieure "apolitique", comme étant du passé.
Nucléaire et traité gazier
Calmy-Rey a utilisé l'événement à Lucerne non seulement pour justifier sa présence à Téhéran pour la signature de l'accord gazier pour EGL, la filiale d'Axpo. Elle a également décrit ce voyage comme "un modèle d'exemple de coopération réussie entre une entreprise suisse et la diplomatie suisse». La société (qui appartient aux cantons situés dans la partie orientale du pays) livrera la plus grand partie du gaz acheté en l'Italie, mais la Suisse bénéficiera de la diversification de ses voies d'approvisionnement
Sa remarque selon laquelle l'accord entre Axpo-EGL et la société gazière étatique iranienne Nigec aurait été conclu grâce au rôle de Suisse dans le différend nucléaire avec l'ONU est particulièrement surprenante. D'après la cheffe du DFAE, "les liens étroits établis dans ce contexte ont permis d'obtenir un soutien spécifique pour ce projet afin que les négociations pour le contrat gaz puissent être conclues avec succès." Cette mention figure en bas de page 4 du texte du discours disponible sur le site du DFAE
Commentaire
Les États-Unis ont plus ou moins toléré le traité le gazier signé par la Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran depuis 1979. Pour des raisons stratégiques ou pour réduire la domination de la Russie comme fournisseur de gaz en Europe, Washington est intéressé par un couloir gazier du Caucase au Sud de la Méditerranée. Mais si le DFAE fanfaronne (pour des raisons domestiques), sur la réalisation de ce contrats lucratif avec l'Iran par le biais de ses activités de médiation, il envoie alors un message à ceux qui dans le pays cherchent à considérer le DFAE que comme "un département de service", et l'étranger à ceux qui ont introduit des recours collectifs contre les entreprises suisses qui opèrent en Iran.
-
22 Mai 2008 à 17:59 dans
- Général
