Libre circulation - La hausse de +26% de frontaliers en 5 ans dépasse allégrement les 10% de la clause de sauvegarde
Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les frontaliers sont passés de 165.300 personnes fin mars 2003 à 208.000 cinq ans plus tard, en augmentation de 26%. Mais cette augmentation n’est pas régulière: après une poussée de 10% en 2000, la hausse s’est réduite à 2 ou 3%, pour remonter à 9,5% en 2006 et revenir à 5,5% en 2007. La progression suit donc la conjoncture économique. L’OFS donne leur répartition selon sept grandes régions. Ils sont 68.000 dans la Région lémanique, 16.500 dans l’Espace Mittelland, 58.000 dans Nord-Ouest, 5300 à Zurich, 18.000 en Suisse orientale, 42.000 au Tessin et 230 en Suisse centrale. Les régions non limitrophes sont donc moins concernées. La possibilité de travailler en Suisse centrale pour les frontaliers n’existe que depuis juin 2007.
La situation peut aussi être très inégale à l’intérieur d’une même grande région. Ainsi, dans l’Espace Mittelland, le nombre de frontaliers est de 8120 à Neuchâtel et de 5360 dans le Juras, mais de 96 à Fribourg. Au niveau cantonal, et en chiffres absolus, c’est à Genève qu’ils sont plus nombreux: 51.000 (contre 15.320 dans le canton de Vaud ou 1738 en Valais). Observée sur cinq ans, la progression la plus forte est enregistrée dans l’Espace Mittelland, avec 56%. Elle est suivie de la Région lémanique (44%), de Zurich (34%), du Tessin (28%), de la Suisse orientale (9,5%) et du Nord-Ouest (7,3%). Pour la Suisse centrale, l’évolution ne peut pas encore être calculée. Ces tendances n’indiquent toutefois pas encore l’importance de la main-d’oeuvre frontalière par rapport à l’ensemble des actifs. Au niveau suisse, cette proportion est de 4,7% (contre 4% en 2003). Mais elle est 22% au Tessin, de 8,3% dans la Région lémanique et de 1,8% dans l’Espace Mittelland. (ATS)
Alors que les pythies fédérales Leuthard et Calmy-Rey affirment lors d'incantations médiatiques que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes en ce qui concerne la libre circulation, et que l'impact est minime sur l'économie suisse, les chiffres de l'OFS parlent d'eux mêmes: +26% sur 5 ans, soit bien au delà des mesures de sauvegardes prévues par la Suisse en cas d'augmentation de 10% sur trois ans. Les cantons frontaliers sont naturellement ceux qui souffrent le plus, et encore une fois les travailleurs non qualifiés sont les dindons de la farce. Selon l'OFS, 146'000 suisse n'arrivent pas a tourner financièrement. Mais l'impact économique sur les plus faibles échappe naturellement à nos ministres fédérales et aux fonctionnaires grassement payés qui peuvent toujours se recycler à l'ONU. Espérons que le peuple sera remballer nos bonimenteurs fédéraux lors du referendum!
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18 Juin 2008 à 15:26 dans
- Union Européenne
