Excisions en Suisse - la faute à un " faux romantisme culturel" de la part des services sociaux
Alors que plusieurs cas d'excisions de jeunes filles domiciles en Suisse pratiquées lors d'un séjour "familial" dans des pays tiers ont fait la une des journaux, et récemment à Zurich où un tribunal a condamné des parents somaliens à 2 ans avec sursis, le quotidien Le Temps a donné ce lundi la parole a Mme Monika Hürlimann, coordinatrice chez Caritas Suisse à Zurich du Service de médiation pour la prévention contre l'excision des filles.
Son constat est particulièrement édifiant. Selon elle "beaucoup de personnes travaillant avec des migrants, et qui ont un rapport privilégié avec eux, en sont restées à un faux romantisme culturel. Elles ont peur de discriminer des groupes ethniques déjà très stigmatisés en Suisse. J'entends dire: «C'est leur culture, cela ne nous concerne pas...» . Les réticences sont plus grandes chez les spécialistes en Suisse que chez les familles migrantes. On a peur d'aborder la question et de parler de sexualité, et encore plus avec des Africaines! Mais les associations de migrants africains sont aussi très actives et fournissent un travail très professionnel pour informer leur communauté. C'est un dilemme classique dans les situations interculturelles. Mais, ici, la protection de l'enfant et les droits des femmes à l'intégrité corporelle doivent avoir la priorité absolue. l'Unicef suisse en 2005 a montré que notre pays était aussi concerné sur son territoire par l'excision. Elle estime qu'il y a de 6000 à 7000 femmes qui sont excisées ou courent le risque de l'être".
Cet état de fait est tout simplement consternant et démontre une fois de plus la chape de plomb qui existe chez ces spécialistes de l'intégration, ou ne rien dire est presque la norme, car on risquerait de discriminer un étranger….Ouïe, attention de ne pas réveiller le malin xénophobe! Pourtant, les mutilations sexuelles sont formellement interdites par notre code pénal. L'article 122, chiffre 1, al. 2, du Code pénal suisse précise ainsi que : « celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants […] sera puni de la réclusion pour dix ans au plus ou de l'emprisonnement ». Les deux ans avec sursis sont une maigre consolation pour la jeune victime zurichoise! Et si l'on appliquait la peine de la réciprocité et qu'on tailladait le pénis du père sans anesthésie pour lui montrer comment ça fait?
Pour en lire plus, vous pouvez lire une motion déposée en 2007 auprès du grand conseil genevois qui demande des mesures contre l'excision.
Son constat est particulièrement édifiant. Selon elle "beaucoup de personnes travaillant avec des migrants, et qui ont un rapport privilégié avec eux, en sont restées à un faux romantisme culturel. Elles ont peur de discriminer des groupes ethniques déjà très stigmatisés en Suisse. J'entends dire: «C'est leur culture, cela ne nous concerne pas...» . Les réticences sont plus grandes chez les spécialistes en Suisse que chez les familles migrantes. On a peur d'aborder la question et de parler de sexualité, et encore plus avec des Africaines! Mais les associations de migrants africains sont aussi très actives et fournissent un travail très professionnel pour informer leur communauté. C'est un dilemme classique dans les situations interculturelles. Mais, ici, la protection de l'enfant et les droits des femmes à l'intégrité corporelle doivent avoir la priorité absolue. l'Unicef suisse en 2005 a montré que notre pays était aussi concerné sur son territoire par l'excision. Elle estime qu'il y a de 6000 à 7000 femmes qui sont excisées ou courent le risque de l'être".
Cet état de fait est tout simplement consternant et démontre une fois de plus la chape de plomb qui existe chez ces spécialistes de l'intégration, ou ne rien dire est presque la norme, car on risquerait de discriminer un étranger….Ouïe, attention de ne pas réveiller le malin xénophobe! Pourtant, les mutilations sexuelles sont formellement interdites par notre code pénal. L'article 122, chiffre 1, al. 2, du Code pénal suisse précise ainsi que : « celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants […] sera puni de la réclusion pour dix ans au plus ou de l'emprisonnement ». Les deux ans avec sursis sont une maigre consolation pour la jeune victime zurichoise! Et si l'on appliquait la peine de la réciprocité et qu'on tailladait le pénis du père sans anesthésie pour lui montrer comment ça fait?
Pour en lire plus, vous pouvez lire une motion déposée en 2007 auprès du grand conseil genevois qui demande des mesures contre l'excision.
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30 Juin 2008 à 17:54 dans
- Migrations
