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Le conflit en Géorgie est pour l'heure sans effet sur les prix du pétrole

Le conflit en Géorgie, qui menace un oléoduc stratégique acheminant des hydrocarbures de la mer Caspienne, n'a pour l'heure pas constitué un frein à la baisse des prix pétroliers: le baril a perdu près de 40 dollars en un mois et touché mardi matin le seuil de 110 dollars.Malgré la menace potentielle sur les approvisionnements que constitue le conflit, le prix du baril de brut est descendu jusqu'à 110 dollars à Londres, une première depuis fin avril et 112,48 dollars à New York.

Bien que la Géorgie ne produise pas de pétrole, elle a été choisie par les "majors" occidentales comme voie de passage pour acheminer les hydrocarbures de la mer Caspienne: l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui aboutit au port méditerranéen de Ceyhan, en Turquie, transite par ce petit pays pro-occidental. D'une capacité de transport maximale d'1,2 million de barils par jour, ce pipeline, dont la construction a coûté pas moins de 3 milliards de dollars, a été inauguré en 2006.

L'aviation russe a bombardé cet oléoduc, ont affirmé mardi les autorités géorgiennes. Le commandement russe a réagi en affirmant que l'oléoduc BTC "n'est pas une cible" de l'armée russe, tandis que BP, qui opère le pipeline, a dit ne pas être au courant d'une telle attaque. La situation peut donc sembler paradoxale: les prix continuent de baisser alors qu'une infrastructure transportant plus d'1% de l'offre mondiale de brut semble directement menacée.

Une série d'éléments explique néanmoins l'apparente indifférence du marché pétrolier."L'oléoduc ne fonctionne pas de toute façon en ce moment, parce que les Kurdes l'ont fait exploser en territoire turc", a rappelé Nathalia Leshchenko, analyste du cabinet indépendant Global Insight. Depuis qu'il a été touché le 5 août par un incendie provoqué par une explosion sur un tronçon situé dans l'est de la Turquie, l'oléoduc est fermé pour quinze jours. (Source: Le Point).

Cet aprovisionement strategique explique aussi pourquoi Bush soutient tant le pseudo-démocrate géorgien qui manie si bien la langue des américains (il travaillait avant pour un cabinet d'avocat aux USA). Egalement, on peut comprendre l'irritation des russes face l'extension de l'OTAN, utilisée comme alibi energetique. Il faut rappeler que Bush également est très copain avec le dictateur président du Khazakstan, grand founisseur en gas et pétrole, sans que les droits de l'homme ne l'inquiètent. Les remontrances américaines contre les russes font aussi rigoler quand on se rappelle les injonctions états-uniènes contre les pays qui oseraient juger des soldats américains après les tortures dans les prisons secretes. Ces dernières avaient d'ailleurs été avalisée (dixit Dick Marti) lors d'un meeting secret de l'OTAN. Dans ces conditions, il est exclu que la Suisse rentre d'avantage dans l'OTAN, via l'alibi du PfP (Partnership for Peace). 


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