Démission de Samuel Schmid à la fin de l’année – un départ attendu
L'annonce surprise par Samuel Schmid de sa démission est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent en finir avec la concordance factice qui existe actuellement au Conseil Fédéral. Alors que Samuel Schmid explique sa démission par des raisons personnelles, ainsi que par soi-disant patriotisme, il faut rappeler que sa carrière en tant que chef de l'armée n'a pas été des plus heureuses.
Elu en 2000 en lieu et place d'un candidat choisit par l'UDC, Samuel Schmid a de fait - et comme sa collègue Evelyne Widmer-Schlumpf - été dès le début instrumentalisé par les ennemis politiques de l'UDC, et autres partisans du suivisme européen-pro OTAN. Car sous la houlette de Samuel Schmid, on a assisté à un démembrement total de l'armée sans pensée réelle et détermination sur ses nouveaux buts et objectifs. Il y a eu le drame de la Kander, et la sélection maladroite et négligente de M. Nef pour remplacer le très rigide Keckeis en qualité de chef suprême. Dès le départ, on se rend compte que Samuel Schmid ne s'intéresse pas aux détails et qu'il a tendance à trop déléguer.
Or selon les derniers articles des medias, on croyait Samuel Schmid reparti pour un tour, tant il semblait que certains UDC au parlement songeraient maintenant à soutenir le programme d'armement pour soutenir des emplois en Suisse dans un contexte de ralentissement conjoncturel. Il reste néanmoins à régler l'épineuse question de l'envoi forcé des cours de répétition à l'étranger, comme le souhaitait Samuel Schmid. La commission du Conseil National ainsi que le Conseil des Etats ont déjà accepté cette disposition, pourtant inacceptable sur le plan de notre neutralité. La politique de Samuel Schmid n'était elle pas de transformer notre armée en une troupe supplétive pour les engagements militaires de l'OTAN hors de nos frontières? Malgré la politique d'enjolivement fédéral, il faut bien admettre que notre engagement au Kosovo dans le cadre de la KFOR ne sert plus guère à rien, et notre politique de défense devient de plus en plus l'otage de politiques européennes décidées par d'anciennes puissances coloniales. Les commémorations récentes de Verdun et de la fin de la première guerre mondiale devraient nous rappeler l'absurdité de ces millions de morts pour « beurre » si ce n'est les conséquences dramatiques qu'elles ont engendré. L'instabilité actuelle dans les Balkans n'est-elle pas le résultat du démembrement de cette région après la première guerre mondiale par les français et les anglais? La politique européenne de défense n'est certainement pas la nôtre, et notre armée a un besoin urgent de redéfinir ses objectifs et son matériel. Or la diminution de nos effectifs a paradoxalement causé aussi beaucoup de dommages à notre approvisionnent en matériel militaire adéquat. C'est tout ce chantier qu'il faudra remettre au goût du jour.
Sur le plan politique, le départ de Samuel Schmid est une bonne nouvelle. Reste à savoir comment le parlement votera. Est-ce que les partis du centre mou et de la gauche referont le coup de la tromperie démocratique en élisant un alibi UDC du type de Widmer Schlumpf, ou est-ce que l'UDC suisse sera vraiment représentée par un candidat qu'elle aura choisi ? A l'heure actuelle, rien n'exclut un double ticket Blocher-Maurer pour reprendre ce dossier, certes moins sexy que la crise financière où tout le monde y va de son grain de sel. Tous les deux candidats ont la fibre militaire et font preuve d'un style de management impeccable. Mais face aux fossoyeurs de la démocratie qui ont déjà montré qu'ils étaient prêts à torpiller la concordance pour empêcher 30% de l'électorat (et le premier parti Suisse) à être représenté au conseil fédéral, rien n'est moins clair. Il faudra batailler ferme, et rien n'indique que l'UDC pourra à nouveau rentrer la tête haute dans le gouvernement fédéral. Rappelons au passage qu'il suffirait que 4 parlementaires qui n'ont pas voté pour M. Blocher en décembre dernier change d'avis pour qu'une élection de ce dernier soit possible. Il n'y a que les ânes qui ne changent pas d'idée. Et les ânes étaient malheureusement plutôt radicaux et romands. Rendez-vous donc en décembre! Pour ceux qui connaissent la politique suisse, les effets d'annonce régionaux de tel ou tel candidat bien qu'ils ne faussent en rien les pronostics il convient de rappeler que le siège laissé vacant revient à un Suisse alémanique.Notre tour viendra.
Elu en 2000 en lieu et place d'un candidat choisit par l'UDC, Samuel Schmid a de fait - et comme sa collègue Evelyne Widmer-Schlumpf - été dès le début instrumentalisé par les ennemis politiques de l'UDC, et autres partisans du suivisme européen-pro OTAN. Car sous la houlette de Samuel Schmid, on a assisté à un démembrement total de l'armée sans pensée réelle et détermination sur ses nouveaux buts et objectifs. Il y a eu le drame de la Kander, et la sélection maladroite et négligente de M. Nef pour remplacer le très rigide Keckeis en qualité de chef suprême. Dès le départ, on se rend compte que Samuel Schmid ne s'intéresse pas aux détails et qu'il a tendance à trop déléguer.
Or selon les derniers articles des medias, on croyait Samuel Schmid reparti pour un tour, tant il semblait que certains UDC au parlement songeraient maintenant à soutenir le programme d'armement pour soutenir des emplois en Suisse dans un contexte de ralentissement conjoncturel. Il reste néanmoins à régler l'épineuse question de l'envoi forcé des cours de répétition à l'étranger, comme le souhaitait Samuel Schmid. La commission du Conseil National ainsi que le Conseil des Etats ont déjà accepté cette disposition, pourtant inacceptable sur le plan de notre neutralité. La politique de Samuel Schmid n'était elle pas de transformer notre armée en une troupe supplétive pour les engagements militaires de l'OTAN hors de nos frontières? Malgré la politique d'enjolivement fédéral, il faut bien admettre que notre engagement au Kosovo dans le cadre de la KFOR ne sert plus guère à rien, et notre politique de défense devient de plus en plus l'otage de politiques européennes décidées par d'anciennes puissances coloniales. Les commémorations récentes de Verdun et de la fin de la première guerre mondiale devraient nous rappeler l'absurdité de ces millions de morts pour « beurre » si ce n'est les conséquences dramatiques qu'elles ont engendré. L'instabilité actuelle dans les Balkans n'est-elle pas le résultat du démembrement de cette région après la première guerre mondiale par les français et les anglais? La politique européenne de défense n'est certainement pas la nôtre, et notre armée a un besoin urgent de redéfinir ses objectifs et son matériel. Or la diminution de nos effectifs a paradoxalement causé aussi beaucoup de dommages à notre approvisionnent en matériel militaire adéquat. C'est tout ce chantier qu'il faudra remettre au goût du jour.
Sur le plan politique, le départ de Samuel Schmid est une bonne nouvelle. Reste à savoir comment le parlement votera. Est-ce que les partis du centre mou et de la gauche referont le coup de la tromperie démocratique en élisant un alibi UDC du type de Widmer Schlumpf, ou est-ce que l'UDC suisse sera vraiment représentée par un candidat qu'elle aura choisi ? A l'heure actuelle, rien n'exclut un double ticket Blocher-Maurer pour reprendre ce dossier, certes moins sexy que la crise financière où tout le monde y va de son grain de sel. Tous les deux candidats ont la fibre militaire et font preuve d'un style de management impeccable. Mais face aux fossoyeurs de la démocratie qui ont déjà montré qu'ils étaient prêts à torpiller la concordance pour empêcher 30% de l'électorat (et le premier parti Suisse) à être représenté au conseil fédéral, rien n'est moins clair. Il faudra batailler ferme, et rien n'indique que l'UDC pourra à nouveau rentrer la tête haute dans le gouvernement fédéral. Rappelons au passage qu'il suffirait que 4 parlementaires qui n'ont pas voté pour M. Blocher en décembre dernier change d'avis pour qu'une élection de ce dernier soit possible. Il n'y a que les ânes qui ne changent pas d'idée. Et les ânes étaient malheureusement plutôt radicaux et romands. Rendez-vous donc en décembre! Pour ceux qui connaissent la politique suisse, les effets d'annonce régionaux de tel ou tel candidat bien qu'ils ne faussent en rien les pronostics il convient de rappeler que le siège laissé vacant revient à un Suisse alémanique.Notre tour viendra.
Eric Bonjour, député
www.ericbonjour.ch
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19 Novembre 2008 à 12:23 dans
- Général
