Affaire stern - Genève n'avait pas besoin de cela
Editorial publié dans l'Agefi
Glauque et sordide. Le procès de l’affaire Stern a forcément attiré l’attention du monde entier – surtout en Europe, restons modestes - sur une histoire invraisemblable qui aurait pu se dérouler n’importe où. La malchance a voulu que le drame se noue à Genève, centre de gravité de la liaison délirante entre les deux protagonistes.
La malchance a surtout voulu qu’Edouard Stern fût un ancien banquier, sorti depuis longtemps (et sans véritable réseau d’affaires à Genève), mais devenu aux yeux du monde et pour l’éternité «le banquier Stern». Il n’en fallait pas plus pour que l’image de la ville et de ses banques légendaires fussent associées pour longtemps à la débauche et aux déviances sexuelles. «Genève? Ah oui, là où les banquiers se livrent à des parties fines et séances sado-maso qui finissent mal?» A faire l’inventaire des projets de livres, de films, peut-être un jour de jeux électroniques, annoncés ou vaguement projetés, le poncif du banquier genevois lourdement pervers n’en est apparemment qu’à ses débuts. Sans même parler du désarroi des familles, Genève n’avait évidemment pas besoin de cela. Ni sa communauté israélite, qui ne vit pas très bien le cumul de malchance depuis le scandale Madoff.
Glauque et sordide. Le procès de l’affaire Stern a forcément attiré l’attention du monde entier – surtout en Europe, restons modestes - sur une histoire invraisemblable qui aurait pu se dérouler n’importe où. La malchance a voulu que le drame se noue à Genève, centre de gravité de la liaison délirante entre les deux protagonistes.
La malchance a surtout voulu qu’Edouard Stern fût un ancien banquier, sorti depuis longtemps (et sans véritable réseau d’affaires à Genève), mais devenu aux yeux du monde et pour l’éternité «le banquier Stern». Il n’en fallait pas plus pour que l’image de la ville et de ses banques légendaires fussent associées pour longtemps à la débauche et aux déviances sexuelles. «Genève? Ah oui, là où les banquiers se livrent à des parties fines et séances sado-maso qui finissent mal?» A faire l’inventaire des projets de livres, de films, peut-être un jour de jeux électroniques, annoncés ou vaguement projetés, le poncif du banquier genevois lourdement pervers n’en est apparemment qu’à ses débuts. Sans même parler du désarroi des familles, Genève n’avait évidemment pas besoin de cela. Ni sa communauté israélite, qui ne vit pas très bien le cumul de malchance depuis le scandale Madoff.
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19 Juin 2009 à 23:34 dans
- Général
