La France et l'Angleterre ont mal aux migrations
Comme il fallait s'y attendre, les politiques dans les autres pays adorent les cachotteries, et il faut souvent plusieurs années pour mettre à jour leurs bourdes. L'Angleterre, qui avait ouvert en 2004 son marché du travail au nouveaux pays membres (ex-pays de l'est) doit déchanter. Alors que l'économie relève un bilan plutôt positif suite à l'arrivée d'une main d'oeuvre européenne qualifiée et bon marché, force est de constater que les classes les plus basses de la société britannique en font les frais! Leurs politiques s'interrogent maintenant sur l'opportunité d'empêcher l'accès de nouveaux arrivants de Roumanie et Bulgarie.
En France, l'institut national de la statistique (INSEE) démontre une importante poussée migratoire durant les dernières années, surtout en provenance d'Afrique et d'Asie. Les ressortissants d'Afrique sub-saharienne ont augmentés de 45% de 1999 à 2004. Le rapport explique également une plus grande proportion de femmes et de personnel non qualifié par rapport à la décennie précédente.
En Suisse, l’Office fédéral de la statistique annonce une hausse du taux d'occupation professionelde 0,4% au 2e trimestre par rapport au même trimestre de 2005. Mais à y regarder de plus près, le nombre de personnes actives occupées de nationalité étrangère a également enregistré sa plus forte progression depuis quatre ans! Le taux d’occupation des actifs d’origine étrangère a ainsi augmenté de 2,6% à 1,068 million de personnes. Le nombre de travailleurs étrangers a augmenté dans toutes les catégories de permis d’établissement ou d’autorisation de séjour. S’agissant du taux d’occupation des ressortissants suisses en âge de travailler, il a aussi diminué de 0,4% à 3,115 millions d’individus. Vive la croissance aux frais des Suisses.....
Bien que l'arrivée de forces vives dans un pays soient utiles, il est également évident que les classes les plus défavorisées seront touchées de plein fouet par l'arrivée de personnel payé au rabais. Les beaux penseurs de la solidarité envers les pays en développement ne sont généralement pas touchés par la dégradation des conditions de travail. Une étude récente publiée dans le Global Entrepreneurship Monitor montre en fait que l'aide au développement la plus efficace passe par l'aide aux micros entreprises! C'est avant tout dans les pays sources qu'il faut intervenir, au lieu de prétériter notre propre marché du travail.
Dommage que les politiciens coupables de ces dérives coulent encore des jours heureux! A quand une vraie responsabilité des politiques?
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30 Août 2006 à 15:28 dans
- Union Européenne
