Nom de famille et patronyme: des notions bientôt désuètes?
La presse s’est récemment fait l’écho, grâce à une fuite, d’un rapport intermédiaire d’une sous-commission du Conseil national, chargée d’élaborer un avant-projet de modification du code civil en matière de nom de famille. Le rapport en question comporterait les propositions suivantes: les époux gardent chacun leur nom, et lui seul, à moins qu’ils n’aient fait le choix de porter en commun celui de l’un des deux. Les parents choisissent le nom de leurs enfants, lesquels se voient attribuer, à défaut d’accord, le nom de la mère.
La solution qui semble se dessiner est un coup supplémentaire porté à la famille en tant qu’entité, que communauté. L’abandon du principe du nom de famille relègue le mariage au rang de concubinage officialisé, de partenariat enregistré. Quant au choix du nom de la mère pour l’enfant, lorsque les parents n’ont pu s’entendre, il ne fait qu’accentuer cette interprétation. On ignore si cette solution est le résultat d’un féminisme mal placé ou d’une vision purement pragmatique découlant de ce que mater semper certa est. En tout état de cause, si elle est justifiée dans les cas de naissances hors mariage, où l’enfant n’a pas nécessairement de liens avec sa lignée paternelle, elle consiste, dans le cadre du mariage, à faire du père un simple géniteur.
L’individualisme égalitariste mène à la négation de la famille, laquelle conduit à l’étatisme. Balivernes, divagations, répondra-t-on, dès lors que la famille est au centre de toutes les préoccupations…la famille, cette juxtaposition d’individus qui justifie la prise de mesures étatiques les plus diverses.Lire l'article complet sur:http://www.centrepatronal.ch/actuel/actualite.php?id=319
(Source: Centre Patronal)
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19 Décembre 2006 à 16:42 dans
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