Octogénaire cambriolée morte de peur
Un malfrat qui avait volé et molesté une octogénaire, avant qu'elle ne décède sous le choc d'une crise cardiaque, a obtenu gain de cause. Le Tribunal fédéral (TF) a annulé sa condamnation pour meurtre intentionnel et renvoyé le dossier à la justice saint-galloise.
En 2002, cet homme s'était introduit avec un complice au domicile d'une personne âgée. Ils lui avaient demandé où se trouvait la clé du coffre-fort. Elle s'était mise à hurler d'effroi avant qu'ils ne lui plaquent un coussin sur le visage. En état de choc, elle était décédée peu après d'une crise cardiaque, après avoir révélé l'endroit où se trouvait le coffre.
Le Tribunal d'arrondissement de Saint-Gall avait condamné l'agresseur à trois ans et demi de réclusion pour brigandage et autres délits avant que la Cour cantonale ne relève la peine à sept ans et demi de réclusion. Jugeant que l'auteur avait sciemment pris le risque que la victime décède, l'instance cantonale l'avait condamné pour meurtre intentionnel. En dernière instance, le TF désavoue l'instance cantonale et relève que le malfrat n'avait certainement pas voulu que l'octogénaire meure de peur. Il avait besoin de ses renseignements pour connaître l'endroit où se trouvait la clef du coffre.
Le dossier retournera devant la Cour cantonale. Celle-ci devra rendre un nouveau jugement après avoir examiné une nouvelle fois les circonstances du drame (ATS)
Moralité, mieux vaut ne pas être vieux et faible si on se fait attaquer, car le justice ne vous défendra pas. Il y a quelques années, un propriétaire qui avait piégé sa maison à force de cambriolages répétés avait été condamné par la justice française pour meurtre par negligence aprés qu'un malfrat soit mort malgré les avertissements. On le voit, les agresseurs trouveront mille et une excuses pour justifier leurs actes impardonnables. Tant pis pour les victimes.
-
16 Février 2007 à 16:47 dans
- Général
