Humour – les recettes électorales du PS
Dans le Temps du lundi 30 avril, on lit avec délices les dernières incantations du PS vaudois avant les élections s fédérales de cet automne :
« Candidate unique à la candidature, Géraldine Savary a emporté l'enthousiasme des militants réunis à Sainte- Croix samedi pour leur congrès annuel. Comme si elle répondait aux critiques de Micheline Calmy-Rey, elle a prononcé un discours marqué par le désir de reconquérir ces électeurs qui cèdent aux sirènes populistes. Si les socialistes ont largement contribué à la croissance économique du pays, a-t-elle expliqué, ils doivent maintenant veiller à la redistribution équitable de la richesse produite. »
On ignorait que l’augmentation de la pression fiscale, la baisse des heures de travail, l’augmentation des jours féries, le déluge de prestations sociales, l’augmentation des allocations familiales et l’allocation paternité avaient un effet bénéfique sur l’économie. Question populisme, le PS n’est pas en reste puisqu’il se présente comme le parti du cœur et des démunis :
« Pierre-Yves Maillard s'est-il exclamé, avant de détailler gagnants et perdants d'une Suisse sous l’emprise de la droite. D'un côté, il y a des malades privés d'assurance maladie ou des retraités floués par les caisses de pensions. De l'autre, des actionnaires qui empochent des dividendes millionnaires. Le conseiller d'Etat a déploré la communication défaillante du parti quand il a rappelé que la majorité des bénéficiaires de l'AVS ignore l'action du PS en faveur de leurs rentes. Loin des bavardages médiatiques, les socialistes doivent parler clair. Surtout aux oreilles des plus faibles. C'est la promesse de Géraldine Savary, femme de valeurs, étrangère aux lobbies en tout genre, a-t-elle assuré sous une salve d'applaudissements »
Ne rien connaitre au monde des affaires serait donc garant de succès. Aux orties donc la comptabilité ennuyeuse ainsi que la vente de produits. Car si on est socialistes, on vent au client à crédit, sans garantie de paiement. Il semble que le peuple ait bien compris la faillite de l’AVS et de l’AI pour ne pas tomber dans les recettes socialistes. Les élections à Calvingrad (ex Genève) montrent bien une gauche vivant aux crochets de revenus bancaires tant honnis. Le socialisme ne marche pas là ou il n’y a pas d’argent, c’est bien connu. Les ex-pays de l’est en savent quelque chose.
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04 Mai 2007 à 16:30 dans
- Economie
