Victoire de Nicolas Sarkozy
«C’est une victoire de la démocratie, de la droite républicaine et de Nicolas Sarkozy en tant qu’homme. Sur le plan politique c’est une défaite cinglante de l’extrême droite: Jean-Marie Le Pen à été contenu par Chirac en 2002 et vaincu par Sarkozy en 2007». Vice-président du parti radical suisse et membre de l’UMP, le double national Léonard Bender est évidemment ravi du succès de son candidat.
«Sarkozy légitimé pour entreprendre des réformes»
«Le succès d’une droite, moderne et offensive qui assume ses valeurs devrait pouvoir servir de référence à la Suisse, singulièrement en Suisse romande. Ici, s’assumer de droite résonne encore trop souvent comme un tabou», poursuit le Valaisan. Le futur pensionnaire de l’Elysée sera-t-il en mesure d’entamer des réformes en profondeur dont la France a besoin? «Je pense qu’il dispose aujourd’hui de la légitimité pour les accomplir, qu’il les veut et qu’il a la capacité de les faire», assure Léonard Bender.
«Rare faiblesse de la gauche»
«C’est un jour triste, après le débat télévisé entre les deux candidats, nous n’avons pas vu décoller les sondages pour Ségolène Royal. L’espoir de l’emporter était donc faible», déplore de son côté, Pierre-Yves Maillard, vice-président du PSS, admiratif devant «le courage de cette femme si proche du but». Pour le Vaudois, la probabilité de la défaite de ses amis politiques résulte aussi au style Sarkozy. «Il a tenu des discours stupéfiants par rapport à ce qu’il a réalisé. C’est extraordinaire de parvenir à faire oublier à un point pareil son bilan de numéro deux du gouvernement sortant», poursuit-il. Le vice-président socialiste se montre aussi déçu par le résultat global réalisé par la gauche, en particulier lors du premier tour. «La gauche française arrive à rassembler juste 35% et se porte au niveau suisse. C’est un résultat d’une faiblesse rare. En Suisse romande, l’ensemble de ses composantes recueille en moyenne 42 à 43% des suffrages.»
Pour le responsable socialiste, la leçon à tirer ici est clair. «Il a été dit que Madame Royal avait fait des entorses à la ligne socialiste. Franchement, elle a défendu des thèses très classiques, soutenues par la masse des électeurs de son parti. J’en tire la leçon que nous devons avoir de la constance dans nos actions et nos discours. Il est impossible de prétendre gagner sans afficher des positions de gauche claires.» (Source: Agefi)
M. Maillard connait semble-t-il mal la tendence proposée par l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner qui loue Mme Royal pour avoir au moins osé un recentrage au centre. Une gauche trotskyste n'a et ne devrait avoir aucune chance aux elections. Seule une ligne blairiste peut servir de base de travail pour une droite parlementaire. L'extrème Gauche a vécu, il n'y a paradoxalement que dans le paradis des banques au bout du lac Léman pour ne pas s'en apercevoir.
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07 Mai 2007 à 18:47 dans
- France
